Citation

"Grâce à la liberté dans les communications, des groupes d’hommes de même nature pourront se réunir et fonder des communautés. Les nations seront dépassées" - Friedrich Nietzsche (Fragments posthumes XIII-883)
Affichage des articles triés par date pour la requête David J. Smith. Trier par pertinence Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par date pour la requête David J. Smith. Trier par pertinence Afficher tous les articles

5.8.26

2026 AVR/AOÛ - La saudade, c'est la présence de l'absence

Ce que l'on a entendu sur l'affaire MC a-t-il vrai, bon et utile ? Les mêmes qui affirment comme un fait que M a été enlevée soulignent toujours, ô paradoxe, qu'on ne sait pas ce qui s'est passé!


 

01 – Christian B, qui vivait dans l'appartement d'un ami dans le quartier où il habitait avant sa détention et où il tenait un kiosque, semble avoir quitté Brunswick. Le porte-parole de la police, Lars Dehnert, a déclaré au Braunschweiger Zeitung qu'il se trouve actuellement dans un autre Land. L'escorte policière s'est déplacée avec lui. 
Les habitants auraient organisé des veillées de surveillance et appelé la police à la rescousse. CB n'aurait pas facilité la tâche de ses gardes, il aurait réussi à échapper brièvement à ses surveillants à vélo, pour ensuite appeler les secours et demander où se trouvait son escorte. Officiellement, il n'y a eu aucun incident, mais CB aurait régulièrement joué au chat et à la souris avec la police. 

Presque 19 ans et on en parle encore de l'affaire MC, tout simplement à défaut de point final.

Le cerveau maintient une tâche inachevée dans un état de tension active, y revenant sans cesse, la gardant en veille, refusant de la classer. Tant que la tâche n'est pas menée à bien, elle est en suspens jusqu’à ce qu’une résolution soit trouvée et elle refait surface dans les moments d’inactivité, attirant notre attention en marge d'autres tâches. Ce n’est pas un défaut, c’est une caractéristique de la cognition. Le cerveau a évolué pour mener les choses à leur terme. Maintenir un signal actif augmente la probabilité d'y revenir. 

Dans le monde moderne, c’est la vulnérabilité de l’attention humaine qu'on a le plus exploitée. Netflix n’a pas inventé le cliffhanger, mais l’a industrialisé : lorsqu’une série se termine sur une question en suspens, non seulement la curiosité est éveillée, mais un signal dans le cerveau reste actif jusqu’au prochain épisode le referme. Le cerveau fait exactement ce pour quoi il a été conçu : revenir à ce qui n’est pas terminé.

Chaque tâche accapare une part modeste mais bien réelle de notre attention disponible, détournant légèrement notre concentration et réduisant notre capacité à être pleinement présent dans ce que nous sommes en train de faire à un instant précis. Les tâches inachevées ne restent pas passivement en mémoire, le cerveau exécute son système de reprise simultanément sur plusieurs signaux, dans un environnement qui en génère de nouveaux plus rapidement que n’importe quel système nerveux humain n’a été conçu pour en traiter.

David Allen a fondé l'intégralité de son système GTD (Getting Things Done, gestion de temps et de productivité visant à aider les individus à se libérer de distractions mentales et à se concentrer sur les tâches les plus importantes) sur l'idée que la seule façon de s'affranchir des signaux est soit d'accomplir la tâche, soit de s'engager fermement à la mener à bien plus tard. Noter quelque chose produit le même effet sur le cerveau que l'accomplir. La capacité mentale est libérée et, sans avoir résolu le problème, on est soulagé. Le système de relance du cerveau s'est mis en veille.

 

L'inverse est tout aussi vrai et bien plus destructeur. Chaque tâche qui ne vit que dans votre tête, non notée et non planifiée, épuise nos ressources cognitives 24 heures sur 24. Le coût mental n'est pas proportionnel à l'ampleur de la tâche. Une minuscule obligation lancinante consomme autant d'énergie qu'un grand projet. Le cerveau fait la distinction non en fonction de l'importance mais en fonction de l'achèvement.

Un signal actif est le levier le plus puissant à la disposition de quiconque souhaite retenir l'attention humaine. C’est la découverte la plus précieuse de l’histoire des médias. Et personne ne l'enseigne à l’école.


03 –   Le Deception Detective est de retour, brièvement. 
GMC, qui ne mâche pas ses mots, se présente, lui et ses enfants, comme les victimes d'une foule malveillante. Un peu globalisant, mais soit ! Cependant il demande ensuite à ce même public de faire un immense saut logique car il en déduit le droit de punir quiconque oserait remettre le narratif MC en question. Le DD  observe ici l'appel aux émotions plutôt qu'à la raison et à la logique qui ne seraient pas bénéfiques. Comme les MC ne parviennent pas à convaincre les gens avec des arguments factuels, ils doivent jouer sur la corde sensible : on appelle cela "manipuler". 







I, Robot


20 – CB aurait échappé à la surveillance policière mise en place 24/24. Voir plus bas (13.05).


Mai


"Un examen cérébral permettant d’accéder aux souvenirs pourrait-il résoudre l’affaire Madeleine McCann ?", titre The Portugal News. Selon l'avocate Inês de Oliveira Soares, le test P-300 est un outil potentiellement utile pour déterminer si un suspect conserve des souvenirs biographiques spécifiques liés au crime. Ce test mesure l’activité électrique du cerveau à l’aide d’électrodes placées sur le cuir chevelu, captant ainsi les réponses cognitives automatiques lorsque le sujet est confronté à des stimuli visuels liés à l’enquête. L’avantage de cette méthode par rapport au détecteur de mensonges est qu’elle ne nécessite ni réponse verbale ni coopération de la part du prévenu. La réponse neurologique est immédiate et incontrôlable, rendant toute manipulation consciente impossible.

Cette technique de cartographie de la mémoire a déjà été utilisée dans le cadre de la justice internationale, mais son application à l’affaire MC se heurte à un obstacle technique majeur. La plupart des images et des détails de l’enquête sont de notoriété publique. Le cerveau de n’importe quelle personne lambda pourrait activer l’onde P-300 simplement par familiarité avec les informations relayées par les médias. Pour surmonter cette limitation, les stimuli devraient utiliser des détails cruciaux relatifs au crime, connus uniquement des équipes d’enquête et des "sachants". Le recours forcé, au Portugal, à des examens qui extraient des données de l’inconscient est en contradiction avec les droits fondamentaux, mais la situation serait différente si le suspect décidait volontairement de passer le test pour prouver son innocence. 

04 – Heretics : The biggest cover-up in British History - Andrew Gold interroge Matthew Steepples. Sauf que ce dernier ne veut pas aller au bout de son observation tabou (l'enlèvement est une couverture) et déploie une grande volubilité pour noyer le poisson qu'il vient de sortir de l'eau. Comme pour diminuer le poids d'une déclaration aux implications incontournables (s'il n'y a pas d'enlèvement, les parents ne peuvent pas ignorer ce qui est arrivé), MS essaie de relativiser, de maintenir dans le flou et de détourner l'attention sur la négligence (or les parents étaient peut-être radins, mais ils étaient de bons parents). Penser qu'il lui suffirait de lire quelques PJFiles pour comprendre ce qui s'est passé !

Selon le Mirror, le Met « souhaite un procès au Royaume-Uni » et ferait pression pour que CB soit jugé à l'Old Bailey pour enlèvement et meurtre de avant le 20e anniversaire (2027)de la disparition de MMC. Un haut responsable de Scotland Yard serait à la tête des efforts visant à constituer un dossier suffisamment solide pour que le Crown Prosecution Service (CPS) autorise l'inculpation de CB. Cependant, le principal obstacle réside dans le fait que la Constitution allemande interdit l'extradition de ses ressortissants vers des pays non membres de l'UE. 

En outre et quand même, pourrait-on remarquer, la juridiction de l'affaire MC appartient au Portugal. On observe aussi que l’enquête de la police métropolitaine a toujours été une affaire de personne disparue et non une enquête pour meurtre, bien que le Met ait déclaré "continuer à explorer toutes les pistes viables". Où il faut entendre "tout le monde sauf les MC, le reste de la bande des "Tapas" et tous les membres du gouvernement, de la police et des services de renseignement qui se sont rendus complices de la dissimulation qui s'en est suivie et qui se poursuit encore aujourd'hui...

05 – Gonçalo Amaral, 19 ans plus tard : "on ne peut attribuer à un pédophile tous les crimes de l'humanité". Interview (avec la présence de la journaliste Felícia Cabrita) en trois parties, dont les deux premières sont les moins intéressantes (beaucoup d'inexactitudes factuelles et opinions inutilement redites).

Dommage que, dans la dernière partie (qui suit), la journaliste n'en sache pas assez pour relancer son invité sur des propos concernant CB car  GA est le seul à les tenir (déjà dans son dernier livre), la PJ ne pipant mot. Toutefois ces propos, rapportés de manière quelque peu décousue, risquent fort d'échapper aux auditeurs.

GA précise qu'il n'était que le coordinateur opérationnel de l'affaire MC, dirigée par le directeur de la PJ en Algarve, décédé (Guilhermino Encarnação), le directeur national de la PJ,  réformé (Alípio Ribeiro) et le directeur national adjoint de la PJ dans la lutte contre le banditisme, Luís Neves (aujourd'hui ministre de l'Intérieur). En réalité GA fut toujours la vitrine de l'équipe des décideurs, bien qu'il se soit à l'époque (imprudemment) présenté comme le chef face aux médias.

GA observe que les MC ont fait pression sur la police pour savoir ce qui était arrivé à leur fille sans, étrangement, dire qui elle était, ni permis que cela fût connu, la police ne sachant que son prénom et guère plus (ainsi les autorités britanniques ont considéré injustifié de fournir, les données cliniques concernant M).

Quant au point sur lequel, malheureusement, GA n'a pas été relancé, il s'agit du prétendu viol de Diana M. On comprend que le  BKA, anxieux de découvrir une preuve de la culpabilité de CB et ayant fait chou blanc en Californie où DM, souffrant de la maladie d'Alzheimer, était inaccessible, aurait prélevé un cheveu sur un drap et fait déclarer par un laboratoire allemand qu'il appartenait à CB, alors en prison préventive pour trafic de drogue : "Il y a des enquêtes que le ministère public au Portugal devrait mener. Il devrait savoir pourquoi (les Allemands) sont allés à la recherche de CB, pourquoi ils sont allés chercher ce dossier de pseudo-viol à Praia da Luz des années auparavant ? Pourquoi le matériel probant, dûment analysé par la PJ, n'a rien révélé ? Pourquoi ce matériel, remis ensuite à la police allemande à Portimão, a-t-il été gardé à l’hôtel où les policiers allemands ont séjourné pendant une semaine avant de l’emporter en Allemagne ? Comment ont-ils eu le culot de dire au tribunal, lorsque le juge leur a posé la question, que tout était scellé ? C'était un mensonge, rien n'était scellé. Alors, comment ce cheveu est-il apparu là-bas ?"

Dans cette première partie, Felícia Cabrita évoque les bâtons dans les roues mis dans sa démarche de journalisme d'investigation par la presse britannique et le "team MC". Ainsi, par téléphone, GMC l'aurait incitée à se taire en lui demandant si elle se jugeait supérieure à la PJ comme enquêtrice. 


La deuxième partie s'intitule "Les parents se sont refusés à faire une reconstitution judiciaire".



Pendant ce temps, à Rothley, apparition de la famille MC au complet, selon le média, "pas par hasard, mais en raison du projet d'extradition de CB avant le 20è anniversaire de la disparition", extradition qui pourrait être constitutionnellement refusée par les Allemands, parce que la GB n'est plus dans l'UE ! Serait-ce là le grain de sable qui à jamais figera CG comme meurtrier non judiciairement condamnable, pour le double confort du Met qui a une quinzaine de millions de livres à justifier et surtout des MC, bien qu'ils insistent pour que "justice soit faite, afin de rendre le monde un peu plus sûr".



Tandis que Sonia Poulton célèbre à sa façon "19 ans de mensonges": 


 

06 – Jim Gamble en rêvait, Christian B coche toutes les cases ! Vif espoir ou whishful thinking ! Le Met "dispose sûrement d'un élément de plus (que les Allemands - quid alors de la fameuse preuve non forensique de HC Wolters ?) l'incitant à demander l'extradition de CB". JB souhaite que les MC puissent tourner la page ainsi que les Britanniques (et là on ne peut que lui donner raison), "très divisés sur cette affaire". Rappeler l'article du Guardian citant Mark Rowley, en septembre dernier.





Selon le Mirror, cité par MSN, CB a été arrêté après une altercation à Kiel avec un Britannique dont l'identité n'a pas été révélée. Une source proche de CB a déclaré que CB (qui aurait pénétré dans une propriété privée) "avait été agressé par un homme, accompagné de deux autres personnes et d'un gros chien, qui a frappé deux fois CB au visage. C'est CB, blessé, qui a appelé la police".

Quant à l'extradition, HC Wolters a déclaré que "l’extradition nécessiterait un mandat d’arrêt et qu'il n'est pas en mesure de dire si la police britannique peut en obtenir un auprès d’un tribunal britannique".

11 – Channel 5 se prépare à exhiber un docu-fiction de 90 minutes, intitulé "Kate McCann : suspecte" et focalisé sur l’interrogatoire du 7 septembre 2007, 4 mois après la disparition de M, au cours duquel la PJ a posé à KMC 48 questions auxquelles elle a refusé de répondre. Elle venait d'être faite "arguida" et était donc accompagnée de son avocat, lequel lui avait conseillé le silence (sans doute dans la crainte que les réponses de Kate ne coïncident pas avec celles de Gerald qui serait interrogé quelques heures plus tard). Contrairement à Gerald,  qui avait fait deux dépositions, assez contradictoires, le 4 et le 10 mai, Kate n'en avait fait qu'une, le 4 mai, l'esquive du 10 mai ayant été plaidée par le psychologue dépêché de Londres pour lui porter secours. 

Laura Bayston joue Kate MC (incarnation photogéniquement peu flatteuse, on en jugera d'après la bande-annonce), Paula Wittig a réalisé et Philip Ralph écrit un script dont on appréciera la fidélité d'autant plus aisément que l'interrogatoire est retranscrit dans les PJFiles. Le pitch fantaisiste (qui semble en partie s'inspirer de la réunion du 8 août, qui n'est pas dans les PJFiles, étant informelle, mais dont KMC donne un compte-rendu dans "Madeleine", après en avoir confié la teneur à David J. Smith) annonce la couleur (bourreau PJ, victime KMC) : "Trois mois après la disparition de sa fille, Kate est convoquée pour être interrogée par la police portugaise. Ce qui avait commencé de manière assez innocente a rapidement tourné à l’hostilité : la police lui dit qu’elle ne la croit plus et qu’elle la considère désormais comme une « arguida » (témoin assisté). Les enquêteurs lui disent disposer de preuves démontrant son implication dans la disparition, et que si elle n’avoue pas, elle serait accusée de meurtre. La série se concentre sur une période extraordinaire et tendue de 48 heures qui a failli mettre fin aux recherches pour retrouver Madeleine, et qui a contraint les MC à se battre pour leur liberté."

L'absence totale d'objectivité et d'impartialité avec laquelle les médias traitent cette affaire donne l'impression de vivre dans une sorte de Corée du Nord. Des personnes qui prétendent avoir apparemment étudié les dossiers de près affirment qu’il n’y a aucune preuve contre les MC, comme si le troublant signalement de la famille S et les non moins troublantes alertes des chiens ne figuraient pas dans les PJFiles. Il n'y a pas de raison que ça s'arrête un jour car les MC, qui savent que M est introuvable, ont juré - cela ne leur coûtait rien - de ne jamais abandonner. 


 


12 – Selon le média NDR, le parquet de Brunswick dément les informations relayées par les médias britanniques concernant une éventuelle extradition du principal suspect dans l'affaire MC. Selon les autorités, un mandat d'arrêt britannique à l'encontre de l'Allemand Christian B. serait une condition préalable à une telle extradition. Or le parquet général de Brunswick n'a pas encore reçu de demande officielle d'extradition. De plus, selon le parquet de Brunswick, il existe un autre point crucial : la Loi fondamentale allemande n'autorise l'extradition de citoyens allemands vers des États hors de l'Union européenne que dans des cas exceptionnels très limités. La Grande-Bretagne ne fait plus partie de l'UE depuis le Brexit. Bien qu'un accord bilatéral d'extradition entre les deux pays existe désormais, des obstacles juridiques importants s'appliquent toujours aux citoyens allemands.


13 – Christian B, de retour à Kiel depuis fin mars, aurait été impliqué en avril dans une bagarre à Kiel. Selon NDR, la ministre de l'Intérieur Magdalena Finke (CDU) a reconnu, devant la commission de l'intérieur et des affaires juridiques, que CB avait pu échapper à la surveillance le 20 avril, et ce bien qu'il soit surveillé 24 heures sur 24 par les forces de police depuis sa libération. Le SPD et le FDP ayant inscrit ce sujet à l'ordre du jour, Mme Finke a affirmé "prendre au sérieux les inquiétudes de nombreuses personnes, en particulier des habitants de Kiel : les autorités compétentes suivent de près la situation et mettent en œuvre de manière rigoureuse les mesures de protection."

Malgré la surveillance serrée, Christian B, qui réside dans un conteneur d'habitation (une structure réalisée à partir de conteneurs maritimes recyclés) entièrement clôturé, aurait réussi à s'éloigner d'environ 200 mètres de son logement. Là, il aurait pénétré sur une propriété privée, aurait apparemment rencontré le propriétaire, ce qui aurait donné lieu à des coups et blessures réciproques. L'enquête est en cours. Selon la police, Christian B. a tenté à plusieurs reprises d’échapper à la surveillance. "Par exemple, il s’engage à vélo sur des chemins où la voiture de patrouille qui l’accompagne ne peut pas le suivre. C'est alors que le bracelet électronique entre en action. On lui demande alors où se trouve son nouveau lieu de séjour, et la surveillance reprend très rapidement à cet endroit." Les mesures de surveillance policière avaient initialement été ordonnées jusqu’au 16 mai, mais elles ont été prolongées vendredi 15 mai par le tribunal cantonal de Kiel jusqu’au 12 juin.

20 – Selon MSN, Les MC se sont dits "déçus de ne pas avoir été consultés ni invités à donner leur accord" lors de la production de Under Suspicion : Kate McCann, un épisode d'une série policière diffusée par Channel 5 qui dépeint Kate considérée comme suspecte lors de l'enquête en septembre 2007. Les MC, qui ont déclaré n'avoir « aucune implication » dans cette production, ont publié sur leur site officiel un communiqué faisant part de "leur inquiétude quant à l’impact négatif sur leur famille... Nous n’avons pas donné notre consentement, ni n'avons été sollicités à cet effet, et nous n’avons pris aucune part à sa réalisation. Nous ne voyons pas en quoi cela pourrait aider".  Or ils ont visionné avant la diffusion. Il semble qu'ils n'aient pas apprécié que le public se soit ennuyé, voire ait zappé. Ont-ils décrié pour cette raison ?

Un porte-parole de Channel 5 a déclaré "avoir informé la famille MC de la production et de la date de diffusion. L'équipe de production a travaillé avec soin pour garantir l'exactitude, la retenue et l'impartialité, compte tenu notamment du caractère sensible du sujet."


22 – Pat Brown a vu Under suspicion : Kate McCann (remarquer le changement de titre, d'abord "Suspecte : Kate McCann) qu'elle qualifie de "drame manipulateur". Ses observations, tout de bon sens qu'elles soient, n'en sont pas moins pertinentes, à commencer par la première. L'épisode  commence comme ça : M a disparu de son lit pendant que ses parents dînaient dans un restaurant voisin. "Eh bien, ça revient pratiquement à dire qu'elle a été enlevée et à affirmer d'emblée que KMC est innocente de tout acte répréhensible. Par conséquent, la police se montre cruelle envers elle lorsqu'elle l'interroge sur ce qui a pu arriver à sa fille". Ite missa est.
 


PB critique l'affirmation "aucune preuve significative n'a été trouvée", car des preuves fort significatives ont été trouvées (dont la plus lourde de sens est l'absence de signe d'effraction, pour ne rien dire des alertes des chiens et du témoignage de la famille S). PB note que l'absence de preuve d'enlèvement est en réalité la preuve que les choses ne se sont pas passées ainsi ; personne n'est entré ni sorti de cet appartement de vacances par la fenêtre ou par tout autre moyen. 

Les versions des MC ont changé : on est passé de "l'endroit était fermé à clé" à "on a laissé la porte coulissante ouverte", parce qu'il fallait bien que le prédateur puisse entrer et sortir, une fois prouvé qu'il n'y avait eu aucune entrée ou sortie par la fenêtre. Ce sont des preuves comportementales, ce sont des preuves circonstancielles, et il n'y a de preuve matérielle que si on peut la présenter devant un tribunal. Dans le docu, des experts forensiques britanniques avertissent les enquêteurs portugais que les preuves ADN ne sont pas concluantes et ne doivent pas être utilisées contre les MC. On savait que Scotland Yard avait reçu pour consigne de ne pas considérer les MC comme ayant quoi que ce soit à voir avec ce qui était arrivé à M et qu’il devait s’agir d’un enlèvement. 

Naturellement Gonçalo Amaral est esquinté (référence à sa condamnation pour falsification de preuve dans le cadre de l'affaire Joana). Il faut le discréditer pour faire croire que l'enquête est nulle, que l'interrogatoire de K est nul etc. 

Et puis, on lit que "les MC ont été innocentés de tout soupçon en 2008". Bien sûr, quiconque a suivi cette affaire sait que ce n'est absolument pas vrai. L'affaire a été classée sans suite, mais ça ne veut pas dire qu'ils ont été innocentés. Kate, en vérité, semble avoir préféré que la police la considère comme suspecte pour toujours plutôt que de blanchir son nom afin de chercher M efficacement.

PB remarque que les MC ont dit qu'ils n'approuvaient pas ce docu, n'avaient rien à voir avec. De leur côté les producteurs ont dit qu'ils avaient demandé aux MC leur avis tout au long du processus (probablement parce qu'ils ne voulaient pas être poursuivis en justice). Cependant, ce docu n'offense pas les MC. Veulent-ils faire croire que tout le monde les croit innocents et qu’ils ne tirent pas les ficelles en coulisses avec les producteurs de cette série?

Enfin PB mentionne ce qu'il n'est pas utile de voir le docu : l'actrice qui joue Kate a l’air épouvantable, yeux cernés, pas maquillée (ou enlaidie par un maquillage), cheveux ébouriffés, en piteux état en un mot. Or Kate MC sait très bien se mettre en valeur et, quant à l'aspect physique, a toujours fait excellente figure. C'est dire à quel point l'image qu'elle donne est importante pour elle. Est-ce la cause de la désapprobation ? Il y a aussi l'attitude de G qui n'apparaît que dans un passage comme une mauviette, une représentation de sa personne qu'il n'a peut-être pas appréciée. 

Comme si Kate se battait ! Or G est plutôt celui qui se bat pour protéger son narratif, Kate exerçant un contrôle latent, froid et ferme. 


Juin


04 – Die Zeit revient sur le témoignage (2025) d'une policière censée avoir été alertée par un voisin sur une odeur de décomposition (le chien de CB) dans un terrain appartenant à CB. La défense avait vivement contesté les déclarations de la policière ("Je ne crois pas un mot de ce que vous dites", a déclaré l’avocat Friedrich Fülscher). La policière a admis s’être rendue sur les lieux plusieurs mois avant la découverte, avoir pris des photos sans mandat judiciaire et les avoir transmises. Elle travaillait alors probablement pour un enquêteur chargé de l’affaire de Ingha Gehricke, une fillette disparue en Allemagne depuis le 2 mai 2015. On soupçonne donc que c’est la policière qui a trouvé le chien mort. Quelqu’un a ensuite placé des objets compromettant CB dans un sac sous le chien, sans traces d’ADN ni empreintes digitales. Le voisin (ami de la policière) s'est rendu ensuite sur le terrain de CB en violation de propriété privée. Voilà comment a été concocté le prétexte de déclencher une opération de recherche.

07 –  Selon des sources allemandes, la police a remis à Scotland Yard des dossiers cruciaux concernant CB. Même si une éventuelle extradition reste une perspective lointaine, la transmission du dossier marque un tournant notable. CB se trouve toujours sous surveillance 7/7 dans un conteneur maritime reconverti dans la ville de Kiel. Les autorités allemandes ont donné des instructions pour le protéger contre d'éventuelles menaces.

Les démêlés judiciaires de CB se poursuivent : l'audience prévue la semaine dernière concernant son appel contre une condamnation à six semaines de prison pour insultes à l'encontre d'un agent pénitentiaire a été reportée, son avocat ayant signalé qu'il était malade. Le parquet a par ailleurs interjeté appel contre l'acquittement dont il a bénéficié en 2024 pour des accusations de viol.

Operation Grange reste officiellement classé comme une enquête sur une personne disparue, étant donné que le sort de Madeleine n'a jamais été confirmé, vivante ou morte ?, depuis sa disparition à Praia da Luz, au Portugal, le 3 mai 2007.

Toute démarche visant à extrader CB nécessiterait de reclasser l'enquête en affaire de meurtre. Les autorités allemandes ont toujours affirmé disposer de preuves matérielles reliant CB à la mort de Madeleine, bien qu'aucun élément forensique ne le confirme. 

La police métropolitaine a déclaré "continuer à explorer toutes les pistes viables." Or le dossier allemand est insuffisant en matière de preuve pour formuler une accusation, bien que HCW ait déclaré, en mars 2023, être convaincu que cela serait possible en 2024. Deux ans plus tard, rien ! D'où l'abus d'avoir associé le nom de CB à celui de M sans indice aucun d'enlèvement et de meurtre.

HCW a-t-il transmis la fameuse preuve photographique (mais non forensique) de la mort de M? 

Selon Bild, qui cite le Spiegel, CB aurait été mêlé à un incident avec des policiers devant un supermarché de Kiel, le 6 juin, au cours duquel un policier a été blessé. Tout aurait commencé lorsque les policiers ont remarqué que Brückner les photographiait et lui ont demandé de leur remettre son téléphone portable. Il aurait refusé, ce qui "aurait entraîné une agression physique ou un acte de résistance à l’encontre des policiers" selon un porte-parole de la police. Ces policiers n’appartenaient pas à l’équipe spéciale chargée de la surveillance 24 heures sur 24. L’avocat de CB, Philipp Marquardt, a confirmé l’incident mais a fait valoir que la réaction des autorités était disproportionnée : "La photo a été prise à une distance de plus de 40 mètres et était inoffensive, il s'agit d'une poursuite judiciaire à l’encontre d’un homme innocent".

08 – James English annonce la diffusion, le 11 juin, d'une interview par un journaliste "undercover" de CB qu'il qualifie de "suspect numéro un", aligné sur ce point avec ce qu'affirme depuis des années le BKA et en particulier HCW, spéculation si largement médiatisée  que des centaines de milliers de personnes pensent que CB est responsable de la mort de M.


 10 –


Gerald MC continue à affirmer qu’il n’y a aucune preuve que Madeleine soit morte, c'est ridicule : il n’y a aucune preuve de l’endroit où elle se trouve, morte ou vive.
Le rétablissement rapide donc remarquable des MC est un des éléments qui ont le plus induit  le soupçon : ils se sont comportés, au bout de trois jours (dixit Kate), comme s'ils ne risquaient aucune inculpation de quelque sorte qu'elle fût. Cela n'aurait pas été possible s'ils avaient été torturés par la situation que Madeleine devrait affronter en cas de séquestration.
Tout dans l'attitude des MC indique leur chagrin mais aussi leur savoir quant à ce qui est arrivé à M : ils savent qu'elle repose en paix.

14 – Selon un youtuber qui ne cesse de répéter que CB est un "très, très méchant homme" (est-il lui-même un saint ?), un gangster de Liverpool (Sam Walker) a été arrêté par la police allemande, après avoir publié en ligne une série d'avertissements devenus viraux, dans lesquels il détaillait son intention de retrouver, d'affronter et d'interroger lui-même CB. Les autorités allemandes ont lancé une opération éclair pour intercepter Walker avant que n'ait lieu une confrontation dangereuse. SW fait désormais l'objet d'une interdiction légale stricte lui interdisant de pénétrer dans la région où se trouve CB  sous peine d'une lourde peine de prison s'il enfreint cette ordonnance ou tente de s'approcher de CB de quelque manière que ce soit. 

On observe que les nouvelles, bien que "liées" à M dans la presse, ne concernent que Christian B dont, sinon, tout le monde se moquerait comme d'un délinquant ordinaire. Cela est bon pour les MC, cela fait oublier toutes les incohérences de leur narratif. Il n'est pas inutile de les rappeler de temps à autre, histoire de semer un peu de grain à moudre. 
 
Selon Kate MC, l'idée d'enlèvement est la seule qui lui soit venue à l'esprit lorsqu'elle a constaté que le lit de M était vide. Seule et immédiate pensée, d'autant plus étrange que ces parents-là n'hésitaient pas à laisser ouverte la porte donnant sur le patio (lui-même donnant sans verrou sur la rue). Comment dès lors expliquer que les MC, qui ont un certain bagage scientifique, aient permis l'accès au 5A à toutes sortes d'individus voués à détruire sans le vouloir toute preuve forensique... avant et au lieu d'appeler la police ?

À commencer par leur présence imposée, la police britannique a semé la pagaille. Il y a fort à parier que la PJ aurait résolu l'affaire sans les interruptions, les tabous, les restrictions, etc. des autorités britanniques.

Juillet

Il ne reste plus que quelques jours avant l'annonce de la décision du tribunal quant au bracelet électronique que porte CB.  La prolongation de quatre semaines accordée à la préfecture de police pour contester la décision judiciaire obligeant Brückner à être suivi en permanence expire le 12 juillet. 

13 –  The Resident rapporte que "l'enquête tortueuse et d'un coût exorbitant sur la disparition de M a pris un nouveau tournant, selon les médias, après que Scotland Yard aurait reçu ce qui a été qualifié de dossier « crucial » de la part des enquêteurs allemands – qui n'ont pas caché leur conviction que l'ancien détenu Christian B « a commis le crime ». Selon le journal portugais Correio da Manhã, qui cite des articles parus dans les tabloïds britanniques The Sun et The Daily Mail, ce dossier comprend des photographies et des témoignages qui, selon les enquêteurs, pourraient renforcer l’accusation portée contre Brückner. Une source policière anonyme citée par ces journaux a déclaré que ce dossier contenait des 'preuves explosives'.

Qu'il soit permis d'en douter, puisque le BKA n'a pas été en mesure de porter quelque accusation contre CB et que le procureur Wolters a reconnu que les éléments qu'il détenait, et qui proviennent du "pire témoin que l'on puisse imaginer, un trafiquant d'êtres humains, n'étaient pas des preuves forensiques.

Officiellement, la police métropolitaine de Londres se contente d'affirmer que l’enquête se poursuit en étroite collaboration avec les autorités allemandes et portugaises et qu’elle explorerait "toute piste viable" (sic !). Toutefois l'extradition de CB n'est pas possible en vertu de la législation allemande, qui limite l'extradition des ressortissants allemands vers des pays situés en dehors de l'Union européenne. Contacté directement par les enquêteurs britanniques, CB a répété qu’il n’avait rien à voir avec cette affaire.

Le commentateur et expert en criminalistique portugais Rui Pereira explique depuis longtemps qu'en raison du délai de prescription en vigueur au Portugal, personne d'autre ne peut être mis en cause dans la disparition de M. Ainsi CB est l'homme-butoir, le dernier suspect.

18 – Dans le Braunschweiger Zeitung interview de Ute Lindemann qui a traqué CB : sur la motivation et l’épuisement, les limites de l’État de droit – et la question de savoir ce que deux décennies passées à traiter des affaires de droit pénal sexuel font à une personne. Le comportement de cette procureure fait craindre le développement du biais cognitif formulé par Abraham Maslow : "J'imagine qu'il est tentant, si le seul outil dont vous disposiez est un marteau, de tout considérer comme un clou."

 

24– Selon le Spiegel, une nouvelle enquête serait ouverte contre CB à la suite de l'altercation de juin dernier.

 

Août 

26 – La Cour fédérale de justice (BGH) prévoit, afin de détecter d'éventuelles erreurs de droit, d'examiner le jugement d’acquittement (octobre 2024) de Christian B, faute de preuves suffisantes, quant aux accusations de trois viols et de deux cas d’abus sexuels sur mineurs. La procédure d’appel pourrait avoir lieu le 11 janvier 2027, selon le Braunschweiger Zeitung. 

Sur le site web de la justice fédérale :  Audience principale en appel le 11 janvier 2027, à 11 h, dans l’affaire 6 StR 173/25 (acquittement des chefs d’accusation de viol particulièrement grave, entre autres) devant la Grande Chambre de la Cour administrative fédérale.

 



24.12.24

2024 OCT/DÉC - Spéculer entrave la capacité de raisonner


chap. 87
chap. 86
page zéro


Cela vaut pour tous les menteurs, imposteurs, charlatans, mystificateurs, bluffeurs, etc.


La procédure pénale en Allemagne

Trois étapes: la procédure d’instruction, la procédure intermédiaire et la procédure principale (procédures de recours et d’exécution forcée comprises).

La procédure d’instruction: si vous êtes soupçonné d’avoir commis une infraction pénale, les autorités compétentes en matière de poursuites pénales (ministère public ou police) ouvriront une enquête à votre encontre. Cette procédure a pour but de vérifier si les soupçons formulés contre vous sont fondés ou non. À l'issue de l'instruction, le ministère public décide si la procédure pénale doit être suspendue ou classée en l'absence de présomption, ou si des poursuites doivent être engagées contre vous.

La procédure intermédiaire: au cours de cette procédure, la juridiction saisie examine les chefs d’accusation et décide s’il convient de clore ou de poursuivre l’action. Si la juridiction estime que, sur la base des preuves disponibles, une condamnation est probable, elle ouvre la procédure principale.

La procédure principale: la juridiction prépare et conduit le procès (audience principale). Les chefs d’accusation sont examinés au cours d’une procédure orale (audience) sur la base des éléments de preuve disponibles (témoins, documents etc.). La possibilité vous est également donnée de présenter les faits de votre point de vue et de vous exprimer sur les chefs d’accusation. Si les faits qui vous sont reprochés se confirment, vous serez condamné à une peine. S’ils ne se confirment pas, vous serez relaxé. En cas de condamnation, vous avez la possibilité de former un recours dans un délai donné, en interjetant appel ou en introduisant un recours en «Révision». En appel, le procès est recommencé devant une juridiction supérieure. Dans une procédure en «Révision», le ré-examen du jugement antérieur porte uniquement sur l’existence d’erreurs de droit.


02 – Audience 36 -  Le parjure pèse lourdement sur le tribunal de Braunschweig. Les témoins HB et MS ont tous deux menti devant les tribunaux, qui donc dit vrai ? Il apparaît que certains cherchent plus à obtenir une condamnation qu'à  réunir des éléments de preuve. Or juger est la tâche des juges, pas des procureurs.
Selon le Braunschweiger Zeitung, toutes les preuves sont rassemblées dans le procès de CB. La procureur générale Ute Lindemann, qui a expliqué, lors d'une plaidoirie de plusieurs heures, pourquoi elle avait jugé ce "psychopathe sadique" coupable de quatre chefs d'accusation (2 sur 3 viols et 2 abus sexuels) individuels, a déclaré qu'il fallait "prendre la peine d'examiner les preuves qui incriminent l'accusé dans leur ensemble. C'est une procédure exceptionnelle. Mais contrairement au tribunal, je suis sûre que c'était lui dans tous les cas » ! Ainsi, les victimes auraient décrit leur tortionnaire avec des yeux bleus perçants, un sourire carnassier et une hypertrophie de la mâchoire comme un cheval, "clairement Brückner" ! Elle a requis 15 ans d'incarcération. Si une telle condamnation était prononcée, l'accusé ne pourrait pas être libéré après avoir purgé sa peine actuelle.

On dirait qu'il s'agit de condamner un homme et non pas les faits présumés commis par cet homme.  Voir aussi OE 24

Si OG n'avait pas décidé à l'avance qu'il y avait des preuves de pédophilie, il n'y aurait aucune raison d'envisager la culpabilité de CB dans l'affaire MC. Le procès vise à montrer qu'il  y a des preuves de pédophilie, mais, on le verra, échouera.

Selon le Daily Mail, 
 les enquêteurs allemands pensent que CB a enlevé MMC. Ute Lindemann, qui a dirigé l'enquête, a déjà officiellement tenté de faire dessaisir la juge actuelle, Ute Insa Engemann, au motif qu'elle était favorable à la défense. Ute Lindemann n'a pas hésité à critiquer la présidente du tribunal, Ute Insa Engemann : "Je suis convaincue que la chambre ne s'intéressera pas sérieusement à mon opinion parce qu'elle a déjà exprimé sa volonté d'acquitter l'accusé". Elle a également déclaré avoir été tellement choquée par l'interrogatoire d'un témoin de la police par la juge que "l'on avait parfois l'impression que l'officier de police était assis sur le banc des accusés". Dans un cas, celui du témoin à charge Manfred Seifert, Lindemann a même déclaré que le juge l'avait soumis à une telle pression et avait fait preuve d'une telle "agressivité" qu'à la fin des cinq heures, il ne savait plus ce qu'il disait et n'arrivait pas à enchaîner correctement une phrase.  
L'avocat de la défense a déclaré dans une interview que "la mission du procureur n'est pas de gagner et que sa mission à lui est de découvrir ce qui s'est passé et de demander des comptes aux personnes impliquées".
La plaidoirie de la défense est attendue lundi, et le verdict pourrait être rendu mardi.

Qu'on se souvienne que l'excuse couramment invoquée pour ne pas interroger CB est que la divulgation des éléments prétendument à charge lui donnerait, ainsi qu'à son équipe juridique, une chance de modifier ses mouvements et ses activités. Le problème majeur qui se pose maintenant, bien sûr, c'est qu'en se lançant à corps perdu dans ses « preuves », HCW a involontairement fait sauter son verrou juridique en s'appuyant de manière peu judicieuse sur des ouï-dire de clochards. Il a maintenant besoin d'une preuve sans équivoque.

Il y a beaucoup de pages dans L'impulsion soudaine, mais très peu à lire, à l'exception, peut-être, de la révélation apparente que HCW n'inculpera personne de sitôt car tous les protagonistes seraient obligés de témoigner.

 

– Chelsea Hoffman observe dans The Justice Voice qu'il est peu probable que MMC soit un jour retrouvée et que justice soit faite. Elle se demande ce que ses frère et soeur savent vraiment de sa disparition et en particulier s'ils ont été tenus à l'écart des éléments de preuve du dossier de la PJ qui laissent entendre que leur sœur aînée n'est pas sortie vivante de l'appartement 5A.
Maintenant qu'ils sont adultes, qui va les tenir à l'abri des faits embarrassants comme les alertes du chien Eddie, les seules empreintes de leur mère sur une fenêtre qu'elle disait n'avoir jamais touchée mais avait trouvée ouverte lors de la disparition, son refus de répondre aux 48 questions de la PJ qui recherchait leur soeur, l'absence de toute trace d'effraction, le défaut, souligné par le Suprême tribunal, d'éléments innocentant leurs parents, les portraits-robots du porteur d'enfant vu par la famille S enfermés dans un tiroir pendant 5 ans, le témoignage de Martin S quant à la ressemblance de M avec l'enfant et du porteur avec Gerald, les mémoires des téléphones cellules effacées avant remise des téléphones à la PJ le 4 mai, etc.  Les MC ont-ils préparé leurs enfants à l'inévitable, à savoir qu'ils auront un jour accès à toutes les informations que le reste du monde connaît depuis 2007 ? 
Pendant ce temps, les enquêteurs britanniques continueront à dépenser des fonds publics afin de maintenir la façade selon laquelle Madeleine a été enlevée par un prédateur introuvable.

Parfois, à lire les commentaires sur CB, un homme dont ne connaît en réalité que ce qu'il a écrit dans des lettres à la presse, on se demande pourquoi on se donne la peine d'avoir des procès et des juges. Après tout, il serait tellement plus simple de prendre pour parole d'évangile la parole d'un avocat de l'accusation rapportée par les tabloïds et d'enfermer les gens parce qu'ils ont des précédents criminels. Attendons et voyons ce que la juge a à dire.  C'est ainsi que fonctionne le droit.

Ces procureurs professionnels ont-ils vraiment pensé que leur dossier était solide (pourquoi avoir porté devant le tribunal des allégations non fondées ? Pour nourrir le processus général de dénigrement ?) et qu'il serait facile, en regroupant quelques affaires éparses, de ne faire qu'une bouchée de CB qui serait incarcéré pour un bon bout de temps, voire pour toujours. L'affaire MC serait ainsi mise en veilleuse sans être jamais portée devant les tribunaux. Tout le monde serait content, sauf CB, coupable de tout et n'importe quoi pourvu qu'on n'y regarde pas de trop près.
  
Que l'allégation soit vraie ou fausse, une fois rendue publique (peut-être bien le seul objectif), ceux qui veulent l'être seront convaincus et croiront que CB a échappé à  l'accusation sur un point de détail juridique.

07 – Audience 37 - Lorsqu'on lui demande, ce lundi, s'il a quelque chose à dire, CB, resté quasiment silencieux tout au long du procès, répond calmement : "Non, je ne le souhaite pas". Son avocat déclare qu'on ne l'a inculpé que parce qu'il est un suspect dans l'affaire MC - et le juge s'apprête à rendre un verdict retentissant.
Martin Brunt (Skynews) rapporte que FF, l'avocat de CB, a affirmé dans sa plaidoirie que celui-ci était victime de préjugés de la part des procureurs : l'homme accusé d'une série de crimes sexuels a été jugé simplement parce qu'il est également suspecté dans l'affaire MC, malgré l'absence de lien entre ces affaires.
Friedrich Fülscher déclare que "cette histoire nous apprendra les terribles conséquences que peut avoir le fait que les instructeurs du ministère public perdent la distance émotionnelle nécessaire par rapport à une affaire et que cette attitude se combine de manière désastreuse avec l'amateurisme des enquêtes menées par une autorité policière".
M. Fülscher, qui met en doute la véracité des déclarations des témoins et déclare que le procès n'aurait jamais dû avoir lieu, exhorte la juge à acquitter le vagabond allemand qui nie avoir commis trois viols et deux agressions sexuelles sur des enfants. Sans l'affaire MC,  CB n'aurait probablement jamais été inculpé pour des infractions censées avoir été commises entre 2000 et 2017 en Algarve où il vivait par intermittence. Il est aussi douteux qu'il ait été condamné pour viol sur une Américaine atteinte de Alzheimer qu'une expertise médicale effectuée à la demande de la police portugaise a déclaré comme n'ayant pas eu de rapports sexuels depuis très longtemps.
"Votre décision [de poursuivre] aurait été différente si l'accusé n'avait pas été Christian B, l'homme auquel vous voulez également attribuer une infraction qui a attiré l'attention du public mondial et qui s'étend comme un brouillard sur ces procédures".
Dans son discours de clôture, FF accuse deux des principaux témoins de l'accusation d'avoir menti au sujet de cassettes vidéo qu'ils affirment avoir vues et qui montreraient Christian B. en train de violer une femme âgée et une jeune fille d'environ 14 ans dans la maison qu'il louait au Portugal. L'avocat a également suggéré que l'ancienne représentante irlandaise en vacances Hazel B avait eu tort d'identifier Christian B comme l'homme qui l'avait violée dans sa chambre en 2004. Elle avait décrit son agresseur comme ayant une marque distinctive en forme de croix sur sa cuisse droite, mais CB n'avait aucune marque de ce type. Mme B a pu être influencée par des articles de presse sur Christian B après que l'on eut appris qu'il était le suspect de l'affaire MC en 2020 et qu'il avait été condamné pour un viol en 2005, a-t-on appris auprès de la Cour.

La défense a critiqué vivement le manque de preuves matérielles et dénoncé une enquête menée de manière partiale et émotionnelle par le ministère public. Les témoins clés sont discrédités, qualifiés de menteurs et/ou influencés par la couverture médiatique mondiale. La défense souligne également des incohérences majeures dans les descriptions physiques du suspect et l'absence totale de traces ADN liant l'accusé aux faits. En invoquant les principes de l'État de droit, le texte soutient que le doute doit profiter à l'accusé. Finalement, les avocats demandent l'acquittement complet de Brückner, affirmant que les accusations reposent sur des suppositions et non sur des certitudes juridiques.

La défense déploie une stratégie rigoureuse pour discréditer les témoins à charge, en s'appuyant principalement sur leurs mensonges passés, leurs contradictions internes et leurs motivations financières ou personnelles.

1. Le manque de crédibilité et les mensonges avérés de Helge Lars Büsching, décrit comme un « menteur et un fanfaron » :
Aveu de parjure : Büsching a admis avoir menti lors d'un procès précédent en 2019 concernant le vol d'un véhicule, affirmant qu'il n'avait aucun problème à tromper un tribunal.
Inconstance du récit : Ses descriptions des faits (l'ordre des actes de viol et de flagellation dans les vidéos alléguées) ont changé radicalement entre ses dépositions de 2018, 2019 et 2024.
Adaptation aux médias : Il n'aurait mentionné la présence d'une date sur une vidéo que pour contrer les arguments de prescription dont il avait entendu parler dans les médias.
Appât du gain : Il a perçu 5 000 euros pour une interview au journal Bild et a activement cherché le contact avec des journalistes britanniques. La défense suggère également qu'il pourrait être motivé par la récompense d'un million d'euros dans l'affaire MC.

2. Les contradictions et l'influence de Manfred Seyferth, 
jugé de « qualité inférieure » et truffé de contradictions :
Divergence entre témoins : Bien que Seyferth et Büsching prétendent avoir regardé la même vidéo, leurs descriptions des faits sont totalement différentes (nationalité et âge de la victime, nature des actes).
Impossibilité physique : La défense soutient que la scène de sexe oral décrite par Seyferth était physiquement impossible compte tenu de la position de la victime telle qu'il l'a décrite.
Mensonges sur les preuves : Il a menti en affirmant que son compte Facebook avait été piraté alors qu'il avait volontairement transmis ses accès, et il a nié à tort avoir reçu des instructions juridiques de la part de l'avocat de la défense.

3. La remise en question de l'identification par Hazel Behan. La défense n'invoque pas une volonté de nuire, mais des erreurs de perception et une suggestibilité due aux médias :
L'indice de la cicatrice : Behan avait initialement affirmé avec certitude que son agresseur avait une marque ou une cicatrice distinctive sur la cuisse droite. Or, l'accusé n'en a aucune. La défense affirme que Behan a relativisé ses propos (parlant ensuite d'une « maille filée » dans un collant) seulement après avoir appris que Brückner n'avait pas de cicatrice.
Latéralité : Behan a déclaré que l'agresseur était gaucher (tenant le couteau de la main gauche), alors que l'accusé est droitier.
Identification sensorielle douteuse : La défense juge « utopique » la capacité de reconnaître une couleur d'yeux précise dans le noir après tant d'années. De même, l'identification d'un accent allemand est jugée peu fiable, car elle repose sur une exposition limitée à la télévision (MTV) et ne tient pas compte d'autres accents similaires (suisse, scandinave) ou du fait que l'accusé pourrait avoir perdu son accent après des années au Portugal.

4. La faiblesse des témoignages indirects (Nadja Prepeluh et Jürgen Roth qui n'ont jamais vu les vidéos eux-mêmes et ne font que rapporter ce que Büsching leur aurait dit en 2007. La défense utilise le concept de « chaîne d'indices » pour démontrer que la fiabilité de l'information diminue à chaque intermédiaire, tombant à une probabilité de certitude très faible (estimée mathématiquement à environ 34 %).
Enfin, la défense critique globalement l'utilisation de témoins comme Codin, qualifié de  "fantasque" ayant puisé ses récits (notamment celui d'une princesse enlevée) directement dans les médias.


Par ailleurs la défense dénonce une enquête biaisée, un manque de professionnalisme et une volonté de condamner l'accusé à tout prix, au détriment de la vérité factuelle et adresse de virulentes critiques à l'encontre du BKA (Bundeskriminalamt), qualifiant son travail de « dilettante » et de « scandaleux ».

1. Des méthodes d'interrogatoire jugées partiales
L'une des critiques les plus graves concerne la manière dont les enquêteurs ont traité les témoins. La défense affirme que des officiers du BKA ont ouvertement admis lors de l'audience ne pas avoir posé de questions critiques aux témoins afin d'éviter de faire apparaître des contradictions. Pour la défense, cette pratique visait à protéger la cohérence des récits à charge plutôt qu'à rechercher la vérité. De plus, le témoin Büsching a affirmé que le BKA était au courant de ses propres délits liés aux stupéfiants mais ne pouvait rien faire en raison de la prescription, ce qui suggère une complaisance des autorités.

2. Les failles méthodologiques du profilage (Expertise Dern)
Le travail de l'expert du BKA, Harald Dern, est particulièrement ciblé et qualifié de « charlatanisme » :
Raisonnement circulaire : Au lieu d'envisager l'hypothèse de plusieurs auteurs différents, l'expert serait parti du postulat que l'accusé était le coupable pour ensuite chercher des éléments confirmant cette thèse.
Inadaptation de la base de données ViClas : L'analyse criminelle se base sur le système ViClas, alors que le Portugal n'est pas membre de ce réseau. Par conséquent, le BKA n'aurait aucune donnée fiable sur la fréquence de crimes similaires en Algarve à l'époque des faits.
Refus de quantification : L'expert a conclu à une « haute probabilité » d'identité de l'auteur sans jamais quantifier ce terme, une imprécision que la défense voit comme une tentative de compenser la pauvreté des preuves par des termes vagues.

3. Des erreurs de traduction et de documentation
La défense accuse le BKA d'avoir produit une traduction « fausse et trompeuse » des dépositions initiales de la victime Hazel Behan. Alors que Behan exprimait initialement un doute sur la nature d'une marque sur la jambe de l'agresseur (hésitant entre un défaut du collant ou une marque cutanée), la traduction du BKA aurait transformé cette incertitude en une affirmation plus catégorique d'un « grain de beauté » ou d'une « marque », ce qui changeait la portée de la preuve.

4. L'incapacité à vérifier les faits élémentaires
La défense souligne que malgré les moyens du BKA, l'enquête n'a pas réussi à identifier :
- Le lieu du crime ou la victime pour le premier chef d'accusation.
- L'existence d'une plainte correspondante dans les archives portugaises pour les faits allégués par Manfred Seyferth.
- Enfin, la défense suggère que le BKA a cessé de soutenir financièrement ou logistiquement certains témoins comme Büsching, ce qui aurait poussé ce dernier à se tourner vers les médias pour obtenir de l'argent, polluant ainsi l'enquête par des témoignages motivés par le profit. Pour la défense, l'enquête du BKA est une « déception » majeure qui a failli à sa mission de neutralité.

Le parquet est accusé d'avoir perdu toute « distance émotionnelle » vis-à-vis de l'affaire, ce qui aurait pollué l'équité du procès.
- Polemisme et manipulation de l'opinion : La défense reproche au parquet d'avoir fait de ses réquisitoires une « tribune médiatique » visant à nuire à l'image des juges et à influencer le public plutôt que de s'adresser à la cour.
- Erreurs de droit majeures : La défense souligne que le parquet a utilisé le silence de l'accusé et son absence d'alibi comme des indices de culpabilité, ce qui constitue une violation fondamentale des principes de l'État de droit.
- Biais cognitif : Selon l'avocat, le parquet a construit une « chaîne d'indices » où chaque maillon est incertain, tentant de transformer des probabilités faibles en une certitude judiciaire, ce qui est décrit comme une « évaluation de preuve de comptoir » (Stammtischbeweiswürdigung).

Collusion avec les médias et les témoins
Une critique transversale concerne la gestion des témoins comme Helge Lars Büsching. La défense affirme que le BKA et le parquet ont laissé les témoins s'exposer aux médias contre rémunération (ex: 5 000 euros pour une interview), ce qui a irrémédiablement pollué la fiabilité de leurs souvenirs et favorisé des récits sensationnalistes au détriment de la vérité.
Présentation sélective des preuves : Le parquet est critiqué pour avoir présenté les résultats de l'enquête de manière « unilatérale et sélective ». La défense soutient que l'accusation a délibérément ignoré les éléments à décharge pour ne conserver que ce qui servait sa conviction personnelle.
En résumé, pour la défense, cette enquête représente une « déception » majeure du BKA et un « comportement déconcertant » du parquet, motivés par la pression médiatique mondiale entourant l'accusé.


Dans son réquisitoire, la semaine dernière, la procureur générale Ute Lindemann avait qualifié Christian B de « psychopathe sadique » et demandé la prison pendant 15 ans pour les cinq crimes sexuels pour lesquels il est jugé. 

Tous ces témoignages contre CB, contradictoires, infondés, lacunaires, ont été présentés comme vrais et on n'en croit rien, mais on n'en croit pas pour autant que tout est faux. That's the issue.

 
Le verdict est attendu mardi. Il n'y aura d'appel que s'il y a des raisons juridiques de le faire.   
 
08 – Audience 38 - Le tribunal de Braunschweig acquitte CB de trois accusations de viol et deux d'abus sexuel sur enfants, tous faits supposés commis au Portugal entre 2000 et 2007. La présidente du tribunal, Uta Engemann, déclare que CB (47 ans) ne peut « pas être condamné pour les actes dont il était accusé en raison de l'insuffisance des preuves". Mme Engemann qualifie certains témoignages d'« incohérents » et de « presque sans valeur ». Elle reconnaît que le verdict pourrait être « insatisfaisant » pour les victimes, mais déclare que les juges sont liés par leur serment d'impartialité et non par les attentes des procureurs, des médias ou du public. 
Selon le Guardian, HC Wolters a déclaré qu'il ferait appel du verdict devant la plus haute juridiction allemande, qui "a le pouvoir d'ordonner un nouveau procès avec de nouveaux juges", en démontrant la partialité des juges de Braunschweig ("cette Cour verra que les juges ont mal interprété les preuves... Ils avaient déjà pris leur décision avant même que l'affaire ne commence"). Ce n'est pas la première fois évoque des faits qu'il semble incapable de prouver. Il est certain qu'au vu de ce récent procès, tout ce qu'il a dit précédemment doit être remis en question.

 


Selon Berliner Morgen Post,  "Après 38 jours d'audience et huit mois de procès devant la chambre pénale de Braunschweig, les trois juges professionnels et deux assesseurs ont acquitté l'accusé. La juge en chef Uta Engemann a déclaré : " L'État de droit peut et doit supporter cela. Elle savait très bien que le jugement ne correspondait pas aux "attentes des médias, des habitués et de la population en général". Mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit. "Les juges ont prêté serment. Nous prenons ce serment très au sérieux, a déclaré Engemann, trop de contradictions, pas de preuves". En rendant son jugement, la chambre a essentiellement suivi les demandes de la défense. « Les preuves dont nous disposions n'étaient pas suffisantes pour condamner l'accusé », a déclaré la juge présidente Engemann, avant d'ajouter : “Nous avons eu affaire à des témoins peu fiables, qui ont en partie sciemment menti au tribunal”. La chambre ne peut pas fonder un jugement sur ce point. Elle a ensuite argumenté que les témoins avaient été influencés dans leurs déclarations par les reportages sur Christian B.. L'accusé a été "stylisé dans les médias comme un monstre sexuel et un tueur d'enfants". La juge a expressément cité le journal Bild. Lors de la motivation du jugement, la juge présidente a décrit en détail les contradictions dans les déclarations des deux témoins qui disent avoir vu des vidéos de deux des trois viols accusés. Tous deux auraient donné des informations totalement différentes sur de nombreux points lors de leurs interrogatoires par la police dans le précédent procès pour viol de 2019 et en tant que témoins dans le procès actuel. Les deux victimes n'ont d'ailleurs pas été retrouvées à ce jour. Quant à la victime du troisième viol qui a témoigné devant le tribunal, la chambre a certes cru à l'acte - mais pas au fait qu'elle puisse reconnaître l'accusé uniquement à la couleur de ses yeux. On avait fait croire qu'une empreinte partielle avait été retrouvée, alors qu'apparemment ce n'était pas le cas, et que FF avait réussi à faire valoir que CB était droitier alors que Hazel avait décrit son agresseur comme gaucher. Il n'y avait pas de preuve au-delà d'un doute raisonnable. CB a accueilli l'acquittement sans aucune émotion extérieure. 

La juge a clairement indiqué dans sa décision que les preuves étaient insuffisantes pour prouver qu'un crime avait été commis en vertu du droit allemand. On voit mal comment un appel pourrait changer cette décision, compte tenu de l'absence de preuves. On croyait qu'une inculpation n'était possible que si une condamnation était presque certaine, cela s'est avéré complètement faux. 

Mais le temps presse et "le seul moyen de l'empêcher de quitter le pays ou de se rendre dans un pays de non-extradition est d'obtenir un mandat d'arrêt". En cas d'échec il est prévu un mandat d'arrêt dans l'affaire MC l'an prochain, seule chance de garder CB enfermé. "Mais je ne peux pas dire si les preuves dans l'affaire Maddie seront suffisantes pour obtenir un mandat d'arrêt".  
Preuves suffisantes pour lui ôter toute espèce de doute, mais insuffisantes pour un simple mandat d'arrêt ! Quelles sont les prétendues "preuves concrètes" de l'assassinat de M détenues par le procureur général HCW ? Il dit que ne sont pas des preuves forensiques et que personne n'est au courant. On est tenté d'interpréter : il a une image prouvant la mort de M (peut-être à cause du pyjama Barbie), mais ne peut prouver ni qui en est l'auteur, ni si l'auteur est un meurtrier et non un témoin. 
Les procureurs détiendraient une série de témoins concernant MMC dont les identités ont été gardées secrètes. Si c'était vrai, ça se saurait et il n'aurait pas été nécessaire de fabriquer une caricature de procès par procuration. Pourquoi faudrait-il coûte que coûte inculper CB pour le garder derrière les barreaux ? Parce qu'il pourrait révéler des faits sulfureux ? Parce que OG devrait rendre des comptes ? 



Où le Sun considère que CB a été "sensationnellement innocenté" alors que, vrai, l'absence de preuves et le manque de fiabilité des témoins (jugés "incohérents" par la présidente du tribunal) suffisent à expliquer l'acquittement.  Où Rob Pattinson, du Sun, s'entretient avec Jutta Rabe, auteur d'un docu très partial contre CB, sur les recours des autorités allemandes pour "garder le démon derrière les barreaux" - sur ce que cela signifie pour l'affaire MC.

S'exprimant à l'extérieur du tribunal, Philippe Marquort, l'un des avocats de CB, a déclaré au MailOnline : « Nous sommes très satisfaits de cette décision ; nous avons obtenu ce que nous avions promis le premier jour, à savoir qu'il serait acquitté de tous les chefs d'accusation. Nous n'avons pas encore eu l'occasion de parler avec lui, mais je pense qu'il sera ravi, car il a été très stressé ces derniers mois ».  Il a également ajouté que son client "aurait besoin de temps pour digérer ce qui s'est passé". Il pense que CB "est un homme honnête et, à ses yeux, il s'est toujours comporté comme un homme normal. Il a hâte d'être libéré et compte les jours ;  la « libération encadrée pourrait commencer très bientôt et il pourrait même être autorisé à se rendre dans un café une fois par semaine". CB manifesté aucune émotion à l'énoncé du verdict.  
A propos de l'absence de procureur au moment du verdict, Marquort pense qu'ils "savaient ce qui allait se passer et qu'ils ne se sont pas présentés délibérément". Selon lui les chances de succès d'un appel contre la décision sont faibles : "ils vérifieront et s'assureront qu'il n'y a pas eu d'erreurs juridiques, mais selon les statistiques pas plus de 10 pour cent d'appels sont acceptés. Ils se contentent d'examiner ce qui a été dit et de s'assurer que les procédures ont été suivies ; il n'y aura pas de nouveaux témoins.
Les procureurs affirment cependant détenir des preuves contre CB dans l'affaire MC, mais admettent que "le plus tôt pour une décision (sur l'appel) est l'été prochain". Marquort pense que "ils cherchent une aiguille dans une botte de foin". Les procureurs pourraient demander que CB soit placé en "détention préventive", ce qui leur donnerait le temps de rassembler davantage de preuves dans l'affaire MC, mais il n'est pas certain qu'une telle demande soit acceptée. HCW a-t-il vraiment cru que ces affaires individuelles, mises bout à bout avaient une chance d'aboutir ? Leurs faiblesses respectives se sont additionnées, les grévant davantage. (l'identification de CB dans l'affaire Hazel B s'est révélée fausse, les victimes des deux autres accusations de viol étaient inconnues). Pour ne rien dire des témoignages aux multiples versions contradictoires de deux repris de justice ! Quant au douteux incident du parc, très tard dans la nuit, il n'a été vu que par des enfants, dont les témoignages ont pu être influencés par leurs parents - l'un de ceux-ci a accepté que son enfant raconte son histoire à la télévision avant le procès - et, surtout, les témoins n'ont pas pu se mettre d'accord sur l'endroit où il s'était  produit.  Hazel B a finalement été incapable de présenter une caractéristique unique dont elle n'aurait pu avoir connaissance que si CB était l'agresseur, c'est la raison pour laquelle le juge s'est montré contrarié par la publicité et les rumeurs qui ont précédé le procès. Et maintenant un hypothétique témoin clé dans l'affaire MC pourrait être influencé par les fantaisies à variations multiples de Helge B et penser que CB est le coupable, comme les MSM l'ont suggéré depuis 4 ans.


 

En rendant sa décision ce matin, la juge Engemann a longuement expliqué pourquoi CB avait été acquitté et a critiqué HCW pour l'avoir nommé en se référant à la saga MC :
"En tant que juges, nous avons prêté serment de ne servir que la vérité. Nous prenons cela très au sérieux, mais nous ne pouvons pas envelopper les gens dans du coton. Ce serment signifie que nous n'avons pas à nous plier aux opinions des médias, de la défense et de l'accusation, ou de la table des habitués d'un pub. Tout le monde avait entendu parler de CB dans l'affaire MC et tous savaient que celui-ci, depuis 2020, était constamment mis en cause par le ministère public. Lorsque les médias décrivent une personne comme un monstre sexuel et un pervers, cela influence le témoin. Lorsque des suggestions massives de tiers sont faites de cette manière, les témoignages au tribunal sont presque sans valeur pour la chambre juridique".  

Il faut rendre hommage à ce discours.  Si vous avez des preuves, vous inculpez quelqu'un. On ne l'accuse pas de meurtre dans les médias, on ne dit pas qu'on a les preuves pour le confirmer et on ne porte pas l'affaire devant les tribunaux. On doit se demander si Hazel B pense toujours que c'était une bonne idée de donner son témoignage à tous les tabloïds avant de le présenter au tribunal.

Quant à la défense, elle a également critiqué l'enquête du BKA, la qualifiant de "partiale" et s'est dite "choquée". "Nous avons entendu des officiers du BKA admettre ouvertement qu'ils n'ont pas interrogé les témoins de manière critique afin d'éviter les contradictions. C'est tout simplement scandaleux et cela jette une très mauvaise image sur les autorités fédérales, d'autant plus que le BKA jouit d'une grande confiance en termes de compétence de la part des autorités judiciaires et du grand public." 

Ce qui rend encore plus perplexe, c'est que le BKA a choisi d'ignorer les parjures commis par les témoins ou les aveux qu'ils avaient faits lors de procès antérieurs. Comme le juge l'a dit il y a plusieurs mois, le BKA n'était intéressé que par une condamnation. Pas par les preuves. La question de se crédibilité se pose donc.

Si tout le monde vous ment en permanence, la conséquence n'est pas que vous croyez les mensonges, mais plutôt que personne ne croit plus rien. En effet, les mensonges, de par leur nature même, doivent être modifiés, et un gouvernement menteur doit constamment réécrire sa propre histoire. Le destinataire ne se contente pas d'un seul mensonge - un mensonge qui pourrait durer jusqu'à la fin de ses jours - mais il reçoit un grand nombre de mensonges, selon la direction du vent politique. Et un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut plus se décider. Il est privé non seulement de sa capacité d'agir, mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez alors faire ce que vous voulez. Hannah Arendt (1974)

Lorsque les mensonges se multiplient, l'effet n'est pas tant qu'on les croit, mais que les gens perdent confiance en la vérité et sont de plus en plus susceptibles de croire n'importe quoi. Lorsque le cynisme à l'égard de la vérité règne, les mensonges opèrent non pas parce qu'ils remplacent la réalité, mais parce qu'ils la font vaciller. Le sens de la réalité, qui nous permet de nous orienter dans le monde réel, est altéré.  

Pourquoi attendre 5 ANS ? Selon zeit.de, une plateforme qui comptait des centaines de milliers d'utilisateurs et des millions de photos a été retirée du réseau après une vaste opération nationale contre les abus sexuels sur les enfants. La plateforme était un forum de pédophilie depuis 2019, a déclaré le ministre de l'Intérieur de Rhénanie du Nord-Westphalie lors d'une conférence de presse à Duisbourg. Sept personnes ont été arrêtées.

Il n'y a pas eu de victoire ou d'accomplissement aujourd'hui, les autorités et les médias ont passé une nouvelle campagne prolongée à tenter de détourner l'opinion publique des nombreuses questions sans réponse à ceux qui refusent d'y répondre.



La conclusion de cette affaire n'interviendra que lorsque ceux que les nombreux faits impliquent cesseront de se cacher derrière les murs du "comment osez-vous accuser ?" ou "ils sont en deuil".
Tout bouleversant qu'a pu être ce qui est arrivé à Madeleine, ceux qui savent doivent dire la vérité.


08 – Les juges ont 13 semaines à partir du 8 octobre pour se prononcer devant le 6e Sénat pénal du BGH à Leipzig, aucune nouvelle preuve n'y est apportée. 

Comme les juges vérifieront seulement qu'il n'y a pas d'erreur juridique, l'espoir de HCW s'est envolé du jour au lendemain, il n'est donc pas surprenant qu'il soit en colère. La juge a fait son travail et a qualifié les « preuves » de ce qu'elles étaient : ouï-dire de clochards et divagations de débiles mentaux qui n'auraient jamais dû se retrouver dans une salle d'audience. HCW a mis tout le monde dans l'embarras.

Le versant CB de cette pièce montée est enfin une page tournée. Retour à la case départ, à la recherche du ravisseur fantôme? Il est douteux que cela se produise car aucune force de police ne s'intéresse à la poursuite de l'affaire. L'absence de procès arrange en fait tout le monde, puisque CB est désormais et pour toujours considéré comme le coupable, et OG poussera certainement un énorme soupir de soulagement en pensant qu'ils ont atteint leur principal objectif sans vraiment faire trop d'efforts.


09 – Le Daily Mail rapporte que Philipp Marquardt, membre de l'équipe de défense de CB, a déclaré que l'issue du procès serait intéressante pour ceux qui pensent que les parents de M ont quelque chose à voir avec sa disparition : "je pense qu'au Royaume-Uni, il y a encore beaucoup de gens qui pensent que les parents sont impliqués dans l'affaire Maddie".
 
– Dans l'Independent, David James Smith, le plus inconditionnel des croyants, publie un article plus royaliste que le roi dans lequel naturellement il se vante d'avoir obtenu les confidences de GMC il y a presque 17 ans (c'était début décembre 2007). Il remarque, affectant de prendre de la hauteur, que "c'est un jeu dangereux de supposer la culpabilité et d'essayer de faire coïncider le suspect au crime ; c'est ainsi qu'adviennent les erreurs judiciaires". Son article cependant impose de rétorquer que c'est un jeu dangereux de supposer l'innocence et d'essayer d'exclure du crime les victimes; c'est ainsi qu'adviennent les bévues journalistiques.

 

L'arrestation de CB par HC Wolters dans l'affaire MC est sous assistance respiratoire ! 

HCW a promu ces chefs d'accusation en se basant sur le fait que l'établissement d'un mode opératoire aiderait à amener l'affaire MC devant les tribunaux. Non seulement il n'a rien établi mais ses spéculations l'ont décrédibilisé.

Même si, comme le croit mordicus SY,  un cambrioleur a commis le crime,  et même si CB a commis des cambriolages avérés,  rien ne l'incrimine. Surtout quand on sait que la porte était déverrouillée, rien ne dit que n'importe quel cambrioleur local et opportuniste ne l'ait fait. 

Quelles que soient les preuves, il y a toujours plus d'une façon de les interpréter et les profanes ne devraient jamais faire de suppositions ou prendre quoi que ce soit pour acquis.

16 –   Selon les Stuttgarter Nachrichten, une porte-parole du tribunal régional de Brunswick, suite à l'acquittement de CB de divers délits sexuels faute de preuves, le parquet et la partie civile ont fait appel.  Le verdict correspondait à la demande de la défense, le parquet l'a en revanche critiqué comme étant « faux ». Dans le cadre d'une procédure de révision, la Cour fédérale de justice de Karlsruhe devra revoir la décision et débusquer d'éventuelles erreurs légales.  

17 – Toute nouvelle procédure ne peut avoir lieu que si les juges estiment qu'une erreur a été commise dans l'application de la loi - aucun nouveau témoin ne sera appelé à la barre. Les avocats de CB sont confiants. Philip Marquort a déclaré au Daily Mail que "selon les statistiques, il n'y a pas plus de 10% de chances que l'appel soit suivi d'effet. Selon Braunschweiger Zeitung, dans l'état actuel des choses, Christian B. sera un homme libre au plus tard début 2026. Jusqu'en septembre 2025, il purge encore une peine de prison pour le prétendu viol de DM. Ensuite, il devrait encore purger une peine de substitution jusqu'au 6 janvier 2026 s'il ne paie pas 1.446 euros correspondant semble-t-il à du matériel de prison dégradé.

Il semble clair que ce que HCW et Braunschweig ont fait était inconstitutionnel. La publicité déployée si complaisamment avant le procès a contaminé les témoins selon les juges qui ont réprimandé le parquet pour cela. C'est l'État qui porte des accusations afin qu'elles se concrétisent devant un tribunal, et non dans le cadre d'une enquête menée par la presse ou les forces de l'ordre.

HCW ne semble pas avoir été réprimandé pour son comportement, ce qui laisse supposer que ses supérieurs n'étaient pas mécontents de son approche. Pourtant cela a tout de même compromis le procès. HCW a-t-il pris la décision de rendre l'affaire publique de son propre chef ?  A-t-elle été approuvée à tous les niveaux du bureau du procureur de Braunschweig? Quoi qu'il en soit cette mauvaise décision s'est retournée contre lui.


Novembre


Un plan ? Si CB était traduit en justice dans l'affaire MC et acquitté, la conclusion serait qu'il s'agit de quelqu'un comme lui. "Si ce n'est toi, c'est donc ton frère". 

Si on arrivait un jour à un tel procès, car n'importe qui sur terre est un suspect potentiel, excepté les MC), il serait très intéressant de voir ce qui est dit sur le fameux enlèvement et quels sont les détails. On imagine la défense s'en donnant à cœur joie avec les témoignages des Tapas 9.

Si, selon HCW, des preuves existent qui lui permettent d'être certain que CB est le meurtrier de MMC, les MC sont cependant sceptiques. Savent-ils que HCW ne peut disposer de preuve ? À moins qu'une photo, du lieu où a été laissé le corps de M, ait été volée par le sbire qui a cambriolé la maison de CB ? 

Toute preuve qui ne passe pas le test du tribunal n'est rien d'autre qu'une opinion. C'est la conclusion la plus logique. Il est heureux que le tribunal allemand ait rendu son verdict sur la base de preuves et qu'il n'ait pas simplement condamné CB parce que HCW se disait convaincu de sa culpabilité.

Le  site web des MC continue d'assurer que rien ne suggère que M ait été blessée. C'est dire à quel point ils sont convaincus par HCW.

Depuis plus de 17 ans il a été établi par les MSM qu'il s'agissait d'un enlèvement parce que les MC l'avaient dit. Quelle meilleure preuve que celle-là ?

HCW a mis la charrue avant les bœufs. Il a utilisé de vagues plaintes sans aboutissement pour tenter de renforcer ses accusations contre CB dans l'enlèvement et le meurtre de MMC. Un pari à haut risque qui a totalement implosé avec l'utilisation incompréhensible de témoins totalement incapables et indignes de confiance comme seule preuve présentée. 

Le verdict du tribunal allemand entérine l'innocence de CB dans les 5 délits sexuels présumés à propos desquels il a été jugé. Toutes les personnes qui ont témoigné contre lui ont soit menti au tribunal, soit se sont trompées. Peut-être que certains d'entre eux devraient être accusés de parjure, mais c'est un autre sujet. Souligner que le juge a critiqué l'accusation pour la publicité faite avant le procès pour des raisons constitutionnelles et procédurales importantes. La publicité préalable au procès a contribué à faire perdre le procès, ce qui est une raison importante pour laquelle la police et les procureurs ne font pas cela dans les démocraties occidentales.  

CB va-t-il écrire son autobiographie, ne serait-ce que pour exorciser ce qui a dû être une terrible épreuve, une véritable chasse aux sorcières où le chasseur, HCW, a fouillé chaque taudis, hangar, terrier, donjon diabolique, casse automobile et colline isolée que sa sinistre bande de mécréants pointait sur une carte. Il n'a pas trouvé la moindre preuve matérielle, pas même les clés USB tant vantées et souvent citées, pleines d'actes malveillants. Il n'a rien trouvé, même en ayant recours à des chiens renifleurs. Tout cela pour étayer son « dossier » contre CB, qui s'est avéré être construit sur des allégations fabriquées et nauséeuses. Sans sourciller.

Malgré les bruits lassants et sans logique qui continuent à essayer de suggérer le contraire, tous ceux qui ont suivi cette affaire au fil des ans souhaitent clairement une conclusion et une condamnation, et espèrent à 100 % une inculpation et un procès. A moins que cela n'arrive, c'est la fin de la route et ce serait fort ennuyeux pour la justice. 

Le Met a repéré CB grâce à un mouchard, et, 7 ans plus tard, toujours rien. C'est à se demander s'ils ont la bonne personne. HCW a toujours dit qu'il voulait ou avait besoin d'un élément décisif. Ils n'ont pas négligé les ressources, mais toujours aucune preuve matérielle. On ne peut écarter qu'une pièce est manquante, non pas parce qu'ils ont été malchanceux, mais parce qu'ils se sont trompés de suspect.


Mais ici ce n'est pas une question d'identité, une histoire d'homme accusé d'un crime commis par un autre.

Il est très difficile de croire que tant de gens acceptent facilement l'affirmation de HCW selon laquelle CB a enlevé et assassiné MM malgré l'absence de preuves connues à ce jour pour étayer cette croyance.
Il n'y a rien de controversé ou d'exceptionnel à vouloir des preuves convaincantes/crédibles avant d'arriver à une conclusion objective. Le problème est que, jusqu'à présent, on n'a vu aucune preuve d'enlèvement, de pédophilie ou de meurtre. Ce ne sont que des opinions, les deux premières émanant des MC et la troisième vraisemblablement des Allemands.

Le fait de porter des accusations implique l'existence d'une forte suspicion. Ce qui est préoccupant, c'est un procureur qui formule des accusations sans inculpation, donc sans présenter les preuves devant un tribunal. Étant donné que cela dure depuis 4 ans, il est raisonnable de conclure que l'accusation est faible ou compromise. Qu'elle ait été faite publiquement sans qu'aucun fait ait été établi est grave, pour ne rien dire de la présomption d'innocence.

Dans ce scénario, il faut se demander "pourquoi" les procureurs changeraient leur position publique. Ils ont affirmé au monde entier qu'ils détenaient le meurtrier de MMC. Ils n'ont rien à gagner à admettre qu'ils se trompent peut-être, ce qui les embarrasserait. Tout se passe comme s'ils sont prêts à laisser l'affaire en suspens, se contentant de ne plus porter d'accusation... Mais de lourdes accusations ont été portées, alimentant le tribunal des médias !

Les Allemands ne s'intéressent à l'affaire MC que parce que le Met leur a donné (perfidement ou histoire de refiler la patate brûlante ?) le nom d'un ressortissant allemand susceptible d'être impliqué dans la disparition de M. Ils semblent être allés très loin dans leur enquête sur cet homme, déterrant toutes sortes de crimes présumés dans leur poursuite, y compris une accusation de meurtre. S'ils ne parviennent pas à porter des accusations liées à M, tout cela s'estompera car il n'y a aucune raison pour qu'ils s'intéressent davantage à l'affaire, mais il est à craindre qu'ils n'annonceront jamais qu'ils se sont trompés. Si on les interroge ils répéteront qu'ils ont le bon coupable, même s'ils devaient en être moins sûrs aujourd'hui qu'en 2020. Les Britanniques, à l'origine de ce miscarriage of justice, se sont dédouanés immédiatement, notamment en déclarant que l'enlevée M pouvait être vivante.


René Magritte - La reproduction Interdite (1937) le miroir ne reflète pas l'image de l'homme debout devant le miroir, à la différence du livre posé sur le manteau de la cheminée.

Depuis 2020,  l'homme qui proclame avoir trouvé son homme dans la recherche du "ravisseur de MMC" fait très régulièrement des apparitions dans les médias pour affirmer que CB est l'assassin de Maddie. Cependant, ses commentaires plus récents évoquent un "si nous inculpons", ce qui est très différent de "nous avons les preuves pour inculper". De plus, ils viennent de perdre un procès pour cinq affaires distinctes. Ces affaires ont fait l'objet d'une enquête menée par la même équipe, avec une grande partie des mêmes preuves et plusieurs des mêmes témoins.

CB reste accusé et condamné dans les médias, mais aucune charge n'a été retenue contre lui, quatre ans plus tard. Objectivement, c'est la preuve que le procureur croit de moins en moins à l'affaire. Indépendamment des accusations portées ou non, CB sera toujours connu comme celui qui a tué MMC, une fin parfaite.

En fin de compte, HCW a joué son jeu. Si les fameuses "preuves" n'ont pas été présentées lors du dernier procès, ce n'est pas pour les garder dans sa manche en vue d'une future inculpation pour un autre motif, c'est qu'elles n'existent pas ou qu'elles ont été jugées inadéquates. Comment coincer CB avec des images d'abus si elles n'ont pas été trouvées sur lui ou s'il n'y a pas de preuves corroborantes, médico-légales ou autres, qui les relient à lui à part des ouï-dire de repris de justice ? Tous les témoignages présentés lors du procès sont les fruits d'un arbre empoisonné, tous entachés par des contre-vérités découvertes en cours de procès.

C'est la définition même de l'échec judiciaire. Personne ne sait comment ces affaires ont portées devant un tribunal, compte tenu du niveau apparemment élevé de l'examen préalable à l'inculpation en Allemagne. N'oublions pas que l'un des juges a averti tout le monde à mi-parcours que le procès était un simulacre en raison de l'insuffisance des preuves - presque sans précédent.

Le plus curieux demeure le fait (semi-caché par les MSM) que Martin Smith ayant identifié avec une forte probabilité l'homme qui avait enlevé Madeleine il y a 17 ans, CB ne pouvait être inculpé (pour ne rien dire de la réfutation catégorique de MS qu'il puisse s'agir du même homme).

17 – Pour la troisième fois, CB demande la révision de son procès (affaire DM).

HCW a commis un faux pas juridique en Allemagne inacceptable. Quel gâchis ! L'appel risque de n'être qu'une nouvelle humiliation de HCW devant le monde entier (car on omet d'indiquer que SY, cédant aux offres du trafiquant d'êtres humains, est à l'origine de ce fiasco). Et tout ça pour quoi ? Fabriquer un méchant en recourant à un recel de pornographie pédophile pour étayer une affaire inexistante d'enlèvement et de meurtre ? OG ne voudra jamais admettre qu'il a gaspillé une douzaine d'années et plus sur un simulacre, autrement dit une apparence ne renvoyant à aucune réalité sous-jacente, mais prétendant valoir pour cette réalité elle-même. L'affaire MC est condamnée à rejoindre la liste des affaires non résolues, périodiquement extraites du fond du tiroir pour un examen qui ne mène à rien. Le seul espoir serait que quelqu'un parle, ce qui ne se produira que lorsque des pressions seront exercées au bon endroit et au bon moment. Il est fort douteux que la video du "détective étranger" censée avoir capté les MC sur le flanc d'une colline  y parviendra.

À quand le prochain ravisseur, encore non identifié ? HCW a proclamé que CB était le meurtrier il y a quatre ans. Quatre années à courtiser la presse, à divulguer des allégations infondées dans le monde entier et à répéter la même chose à coups d'interviews. Il s'agit là d'un record. Il n'y a jamais eu quelque chose de similaire en Europe.

Ou bien CB est-il la fin de la route ? S'il est confirmé non coupable en appel, le BKA sera-t-il intéressée par un nouvel examen de l'affaire ?

Le crucial est qu'il a été dépeint comme le coupable dans la presse populaire et cela est gravé dans le marbre, même si l'affaire n'est jamais officiellement résolue. Les MC ne pouvaient rêver meilleure fin, et c'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles ils ont gardé le silence. Cela n'aurait pas pu mieux se passer - HCW a déclaré officiellement que « c'est lui », donc peu importe qu'il soit inculpé ou non maintenant, compte tenu de la récente défaite au tribunal, ils peuvent toujours prétendre que HCW avait raison depuis le début, mais qu'ils devaient rester silencieux jusqu'à ce que la procédure judiciaire ait suivi son cours. Belle stratégie. Ils peuvent arrêter de « chercher » et ils ont leur homme de paille. Bravo aux conseillers de l'ombre, bravo.

Même OG s'en sort avec une réputation intacte, car ils ont enfin atteint ce qu'ils recherchaient depuis le début.



26 – Mini-série de 3 podcasts  - Madeleine MC : disparue - de Martin Brunt dans la série "True Criminals" produite par Audio Bleach Global sur... l'affaire MC, qui aborde les événements clés, la frénésie médiatique, les erreurs d'enquête et les nombreuses questions sans réponse qui entourent la disparition de Madeleine. 
Épisode 1 : "Martin Brunt, correspondant de Sky News pour les affaires criminelles, et la journaliste Helen Fospero reviennent sur la nuit déchirante de la disparition de Madeleine. Martin, qui est arrivé à Praia da Luz quatre jours seulement après l'éclatement de l'affaire, apporte près de 17 ans d'expérience de reportage sur cette histoire. Son récit de première main offre un rare aperçu des premiers jours chaotiques de l'enquête, détaillant ses interactions avec la police portugaise, l'évolution du paysage médiatique et les moments cruciaux qui ont façonné l'orient."

Un "rare aperçu" et "de première main" ! Une énième resucée des inexactitudes répétées ad nauseum dans tous les MSM. La voix et le ton Brunt prétendent donner l'illusion d'un apport nouveau, mais on est détrompé lorsqu'il assure d'entrée de jeu qu'il n'a toujours aucune idée de ce qui est arrivé à M sans pour autant hésiter à conter une histoire mentionnant des faits non étayés par des preuves qu'il a eu 17 ans pour vérifier... 

Ainsi Brunt raconte la première version de K (porte, volets, fenêtre, rideaux ouverts) sans mentionner la seconde version opposée, et affirme que "chaque membre du groupe allait à tour de rôle vérifier l'état de tous les enfants". Pas de mention de Smithman, mais Tannerman a ressuscité ! Les MC ont été "arrêtés", mais comme K était soupçonné, tous deux ont décidé de ne pas répondre aux questions de la PJ.  La police aurait proposé un plea-bargain, un truc particulier à la Common Law, très pratiqué aux USA. Rien sur l'alerte du chien cadavre dans l'appartement. Alerte dans la voiture et mauvaise interprétation des résultats du FSS par la police... Lost in translation dans les dépositions... Les pauvres saints de la MC, abandonnés par la PJ, ont dû aller partout pour rappeler que M était toujours portée disparue et pour lancer un appel désespéré à l'information. Etc. etc.  Combien l'a-t-on payé pour ça ? Pour rafraîchir le souvenir de M enlevée...


Décembre


04 –  Épisode 2 : Où il sera question d'un "pretty bad guy" (n'attendez pas d'un journaliste qu'il respecte le principe de légitime défense). Martin et Helen sont rejoints par Jim Gamble, ancien directeur du Child Exploitation and Online Protection Centre (CEOP), un homme à idées fixes, la suppression du CEOP pouvant être liée à cela. En tant qu'"architecte de la révision cruciale de 2010", un bien grand titre (il a fait un rapport), qui a ouvert la voie à Operation Grange, l'enquête menée par le Royaume-Uni sur la disparition de Madeleine, JG apporte un "éclairage unique" sur les "complexités de ce mystère" persistant. Il "met en lumière" des aspects essentiels de l'affaire, notamment "le préjudice causé par les détectives de salon qui diffusent des théories infondées, le poids émotionnel sur la famille McCann et sa conviction inébranlable de leur innocence." Il "examine également les complexités de l'enquête, en abordant des obstacles tels que la désinformation et les derniers développements concernant le suspect actuel, CB."

Une occasion de plus de dénigrer la PJ et des inexactitudes, tant d'inexactitudes ! Un cas "unique" ! Le caractère effectivement unique de l'affaire MC est qu'on ait donné pour la vérité une conception gratuite, une pure assertion, l'existence d'un kidnappeur. Or une enquête qui mérite ce nom n'admet comme vrais que les faits  dont l'observation et l'expérience ont démontré la réalité.

10 – Épisode 3 : Dans cette "conclusion", intitulée "les trolls", est "mis en lumière le côté obscur d'Internet et son impact sur l'une des affaires de disparition les plus tristement célèbres de l'histoire moderne. Y est évoqué  le harcèlement en ligne auquel ont été confrontés les MC et "sur les conséquences dévastatrices d'une telle cruauté".
L'histoire tragique de Brenda Leyland, identifiée publiquement par Martin Brunt lors d'un reportage pour Sky News, est au cœur de cet épisode. Ce qui avait commencé comme un reportage sur l'impact des abus en ligne a pris une tournure inattendue et déchirante puisque Brenda s'est suicidée dans la foulée, déclenchant un feu d'artifice de débats sur la si souvent absente éthique des médias, la santé mentale et la responsabilité à l'ère numérique.

 

12 – Podcast de James English ce soir avec le 'Foreign Detective' - Partie 2 'A New Witness Comes Forward'. 
Bernt Stellander poursuit sa conversation avec James English, pince-sans-rire et sans grand charisme, pour discuter des derniers développements, dans la foulée de sa découverte d'un arbre mort ayant la forme d'une girafe, d'une rangée de plantes indigènes aux fleurs roses à un endroit où elles devraient probablement se trouver et d'un groupe de randonneurs captés par ses caméras, alors qu'il guettait derrière une haie. Cet épisode promet de faire sauter le couvercle des 17 années de recherche de MMC, avec l'introduction d'un nouveau témoin, une employée de l'OC qui aurait vu GMC portant sur ses bras un grand sac en plastique noir le 3 mai vers 1h du mat... Une témoin qui tombe à pic, 17 ans plus tard, pour donner du poids à la théorie de la cachette du corps dans le cimetière sous une pierre tombale (alors que que les tombeaux sont scellés). Ah la témoin a rédigé un témoignage qui va être ou a été envoyé à la PJ!


Selon le DD (Deception Detective), le « nouveau témoin » n'est rien du tout. BS n'a tenu aucune des promesses qu'il avait faites il y a quatre mois, comme il l'avait prédit. Malheureusement, il a perdu le bénéfice du doute qui lui restait.
 

17 – Lettre de Peter MacLeod à diverses sommités du Met pour plaider la cause de Bernt S concernant une nouvelle "témoin", anonyme, qui dit avoir vu un homme portant un sac noir type poubelle près du 5A vers 2h du matin le 3 mai. Et alors ? Alors l'homme doit être GMC, le sac doit contenir M et l'intention à cette heure tardive doit être d'aller au cimetière. 

19 – Les derniers comptes de MF ont été soumis à Companies House, ce qui est très tôt pour les MC! Ils ne montrent pas grand-chose en dehors de la croissance des investissements et des dividendes, les actifs nets s'élevant à un peu plus d'un million de livres sterling. Le livre a contribué à hauteur de 2325 £. Ils n'ont pas payé de frais de justice à partir de ce compte, donc nous ne savons pas s'ils sont encore dus ou s'ils ont été payés par ailleurs. 

 
22 – Selon le Mirror, qui établit une corrélation avec le procès de CB, les fonds de la SARL Madeleine's Fund : Leaving No Stone Unturned Ltd ont atteint leur maximum depuis 16 ans, 10 millions de livres. La majeure partie des fonds, donnés par des particuliers pour rechercher M, "ont été investis dans des actions. Le portefeuille est passé de 848 305 livres sterling à 955 334 livres sterling au cours des 12 mois précédant le mois de mars de cette année, grâce aux succès des marchés boursiers". La valeur totale du fonds s'élève désormais à 1 028 753 £, contre 921 819 £ il y a un an. On se demande à quoi bon garder tout cet argent si ce n'est dans l'espoir de le faire fructifier, car que pourraient-ils faire avec cet argent qui n'a été déjà fait par le Met, le BKA et la PJ ?

Il faut avoir à l'esprit que, si M n'a pas été enlevée, ce fonds est frauduleux de A à Z (c'est MF qui a notamment payé les frais de justice de l'action civile des MC contre GA, le grief étant l'allégation d'accident domestique). La PJ ayant conclu qu'il n'y avait aucune preuve d'enlèvement, MF aurait dû, pour des raisons éthiques, fermer ses portes et envoyer l'argent à une autre organisation caritative. Au lieu de cela, ses coffres sont plus pleins que jamais. Il s'agit donc non d'évaluer une gestion, mais l'existence même de la SARL. Toutefois remettre en question cette situation impliquerait le questionnement des Serious Fraud Offices du Royaume-Uni qui sont censés protéger la réputation du pays. 

L'Establishment n'admettra jamais ne serait-ce que l'ombre d'un soupçon que M puisse être morte (ce en quoi il est aux antipodes de la position du BKA qui détiendrait une preuve de mort, mais ne s'est jamais intéressé à un enlèvement voire à une séquestration), car le fonds cesserait ipso facto d'exister et l'argent devrait être versé à d'autres organisations caritatives, comme le stipulent les statuts.
S'il s'avérait que certains au moins savaient depuis le début que M était morte, la situation serait extrêmement délicate pour tout le monde. L'Establishment ne pourrait s'en prendre qu'à lui-même, parce que, faute d'analyser l'affaire avec un esprit critique, il n'a pas mis en doute une seconde ce que racontaient les parents sans vouloir comprendre que ceux-ci ne seraient hors de cause que si l'enlèvement était établi comme fait.  

Le mot de l'année 2024 désigné par l'Université d'Oxford est brain rot (qui se traduit par « pourriture cérébrale » ou « abrutissement numérique »). Ce terme décrit la détérioration de l'état mental résultant d'une consommation excessive de contenus en ligne de piètre qualité.
Les algorithmes de vidéos courtes proposent un flux imprévisible de nouveautés qui déclenche des micro-pics de dopamine à chaque balayage. Ce bombardement permanent crée une  "neuroadaptation". Le cerveau s'habitue à ce niveau de stimulation extrême et commence à trouver le monde réel ou les tâches lentes (comme lire ou étudier) profondément ennuyeux. Si la capacité maximale d'attention de notre cerveau n'a pas techniquement diminué, c'est notre persistance attentionnelle face aux écrans qui s'est effondrée. Le geste d'un "balayage illimité" (unlimited swiping) habitue l'esprit à abandonner une tâche dès les premières secondes de baisse d'intérêt. Cela nuit gravement à la concentration profonde nécessaire pour le travail ou l'apprentissage. Absorber des dizaines de fragments d'informations sans aucun lien logique (une recette, puis une actualité tragique, puis une danse) sature le cortex préfrontal. Une étude scientifique a démontré que seulement 10 minutes de défilement actif suffisent à réduire significativement la mémoire prospective, c'est-à-dire notre capacité à nous souvenir d'une action que nous avions prévu d'accomplir plus tard. Le cerveau bascule en mode « pilote automatique », perdant sa capacité à filtrer les distractions environnementales.