Citation

"Grâce à la liberté dans les communications, des groupes d’hommes de même nature pourront se réunir et fonder des communautés. Les nations seront dépassées" - Friedrich Nietzsche (Fragments posthumes XIII-883)

Gloss.


Définitions - Police scientifique

A

ADN : Acronyme d’Acide DésoxyriboNucléique. L’ADN est le principal constituant des chromosomes. L’homme possède 23 paires de chromosomes présents dans le noyau de chaque cellule. Ce patrimoine génétique est hérité pour moitié de son père et pour moitié de sa mère. L’ADN est une très longue molécule propre à chaque individu. Il existe une exception pour des jumeaux homozygotes (vrais jumeaux provenant du même œuf) qui possèdent un ADN identique. Ce qu’on désigne communément par ADN est l’ADN du noyau, soit l’ADN nucléaire. Il existe un autre ADN appelé : ADN mitochondrial.

ADN mitochondrial : ADN situé dans des petits organismes présents dans les cellules humaines : les mitochondries. Cet ADN se transmet uniquement par la mère. Dans une même lignée maternelle, tous les individus posséderont le même ADN mitochondrial. Cet ADN est beaucoup moins discriminant que l’ADN du noyau, dit ADN nucléaire. Des mutations peuvent apparaître et se transmettent alors aux générations suivantes.

Allèle : Variante d’un gène polymorphe, c’est à dire une des différentes formes que peut prendre le gène. Cette définition s’applique aussi pour les variantes de l’ADN non codant.

Analyse Criminelle : Le but de l’analyse criminelle est de mettre en évidence et de démontrer les liens ou les relations qui existent entre des individus, des faits ou d’autres éléments pertinents, dans le cadre d’enquêtes judiciaires. Pour effectuer ces liens, l’analyste criminel peut utiliser un logiciel informatique spécifique.

Anatomopathologie : Spécialité de médecine qui analyse et étudie les lésions macroscopiques (visibles) ou microscopiques. Lors d’une autopsie, les prélèvements de tissus et d’organes sont souvent analysés par des anatomopathologistes, qui peuvent ainsi déterminer l’existence et l’importance des lésions.

Anthropologie : Étude des caractéristiques de groupes humains. Il peut s’agir des caractéristiques physiques, ou des caractéristiques culturelles et sociales (on parle alors d’ethnologie). L’anthropologie qui étudie les caractéristiques physiques étudie les particularités morphologiques et physiologiques des individus.

Anthropométrie : À l’origine des mots grecs « anthrôpos » : l’homme, et « metron » : la mesure. L’anthropométrie désigne l’étude des proportions du corps humain. C’est à dire, « les indications reposants essentiellement sur la connaissance de diverses longueurs osseuses », selon son fondateur Alphonse Bertillon.

B

Biais de confirmation (d’une hypothèse) : Tendance à rechercher des éléments ou à interpréter des informations de manière à confirmer des idées préconçues.

BLUESTAR : Produit chimique à base de luminol qui réagit avec l’hémoglobine du sang et qui produit une réaction « chimiluminescente ». Cela signifie que le produit de la réaction chimique est luminescent, sans qu’il y ait un apport de lumière extérieur. Ce produit est venu remplacer le célèbre « luminol », grâce à ses nombreux avantages (forte luminescence même avec une obscurité incomplète, compatible avec les recherches ADN, non cancérigène, facile d’utilisation). La réaction est positive sur des traces de sang très diluées (sang lavé et dilué jusqu’au 1/1000). Ce produit breveté a été inventé dans les années 2000 par un chercheur du CNRS de Lyon.

C

CANONGE : Fichier de police contenant les photographies et les signalements des mis en cause, ou des auteurs de crimes et délits. Le fichier est utilisé sur tout le territoire national, mais les bases de données sont départementales, ce qui veut dire qu’un auteur d’infraction photographié à Marseille voit sa fiche inséré dans la base CANONGE des Bouches-du-Rhône et n’apparaît pas dans la base CANONGE de Gironde.

Calligraphie : Art de former de façon élégante et orné les caractères de l’écriture

Caractéristiques de classe : Elles sont opposées aux « caractéristiques individuelles ». Ce sont des caractéristiques qui sont communes à un groupe d’entités. Par exemple, sur une trace de chaussure on peut observer des caractéristiques de classe comme la taille/pointure, les motifs, la marque, la forme et le modèle (Ex : Nike, modèle Airmax, pointure 42). A l’inverse les caractéristiques individuelles sont des caractéristiques qui sont propres à chaque entité. Par exemple, sur une trace de chaussure on pourrait observer des coupures, de l’usure, des défauts qui sont propres à une seule et unique chaussure.

Caractéristiques de niveau 3 d’une trace ou empreinte papillaire : L’analyse d’une empreinte digitale peut se faire sur trois niveaux, du général au particulier. Le premier niveau est l’étude de la forme générale de l’empreinte (boucle, verticille, tente pure…) : il s’agit des caractéristiques de niveau 1. Le deuxième niveau est l’analyse des crêtes papillaires et de leurs points caractéristiques comme les arrêts de crête ou leurs divisions : il s’agit des caractéristiques de niveau 2. Enfin le dernier niveau est l’étude des points de détail des crêtes comme les petits points présents sur les crêtes (pores) ou la forme des crêtes : il s’agit des caractéristiques de niveau 3.

Cellules nucléées : Cellules possédant un noyau.
Chimiluminescence : Production de lumière due à une réaction chimique

Collet Marseillais : Technique de fraude à la carte bancaire qui s’est développée dans le milieu Marseillais. Un individu place un système permettant de bloquer une carte bancaire dans un Distributeur Automatique de Billet (collet) puis attend qu’une victime vienne retirer l’argent. La victime retire de l’argent mais voit sa carte bloquée. L’individu qui a placé le système se fait passer pour un client et explique à la victime qu’il suffit de refaire son code pour que la carte sorte. La carte ne sortant toujours pas du distributeur, la banque étant fermée, le client finit par s’en aller. L’individu qui a placé le système n’a plus qu’à récupérer la carte de la victime dont il a pris soin d’observer le code.

COFRAC : Acronyme de Comité Français d’Accréditation. Ce comité inspecte et certifie de la compétence et de l’impartialité de l’organisme accrédité. L’accréditation qu’elle délivre est une reconnaissance des compétences et un gage d’application des réglementations nationales et des directives européennes.

Criminalistique : Ensemble des techniques et des méthodes destinées à mettre en valeur les traces en matière d’identification criminelle. La criminalistique comprend la médecine légale mais aussi toutes les disciplines scientifiques destinées à exploiter les éléments matériels d’une enquête criminelle.

Criminel : personne méditant, participant ou élaborant un crime.

Criminologie : science multidisciplinaire ayant pour objet l’analyse globale et intégrée du phénomène social provoqué par les actions criminelles, dans leur genèse et leur dynamique, sous la double dimension individuelle et sociale, du point de vue de l’infracteur comme de celui de la victime, à des fins de prévention et de traitement. Source : Robert CARIO, Introduction aux sciences criminelles.

Criminologue : enquêteurs spécialistes de criminologie.

Cursive (écriture) : Ecriture courante et rapide, tracée au courant de la plume.

D

Dactyloscopie : Etude du dessin papillaire digital.

Dactylotechnie : Art de comparer une trace relevée sur les lieux d’une infraction avec l’empreinte d’un suspect. Cette comparaison peut aboutir à une identification lorsqu’aucune discordance n’est observée et que le nombre ou la qualité des concordances sont suffisants en regard des normes du pays concerné. En France, douze points caractéristiques concordants permettent d’identifier formellement un individu.

Décadactylaire : Relatif aux dix doigts. Lors de la signalisation de l’auteur d’une infraction, le fonctionnaire de police établit l’empreinte des dix doigts de l’individu sur une fiche décadactylaire (voir ci-contre)

Diatomées : Organisme microscopique végétal qui se trouve dans tous les milieux aquatiques. Ce sont des micro-algues qui peuvent se développer dans des milieux contenant un minimum de lumière et d’humidité : eaux douces, saumâtres et marines. Il existe une grande variété d’espèces de diatomées. Elles sont utilisées en criminalistique car elle caractérisent un milieu donné : leur type et leur concentration varient en fonction du milieu, des courants, de la lumière…

E

Ecchymose : Tache cutanée résultant d’un épanchement de sang. La tache est de couleur variable (violacée, jaune) et la couleur permet d’apprécier l’ancienneté de la trace. Elle résulte souvent d’un choc. Dans le langage courant il s’agit d’un « bleu ». Une ecchymose est plus superficielle qu’un hématome.

Empreinte génétique (ou Profil génétique) : L’empreinte génétique est le résultat de l’analyse d’un prélèvement biologique réalisé sur un individu ou sur une trace biologique. L’empreinte se présente sous la forme d’une succession de chiffres qui sont déterminés par le nombre de répétition d’une séquence de nucléotides. Cliquer sur le lien pour consulter un exemple de profil génétique

ESDA : Acronyme de « ElectroStatic Detection Aparatus ». Appareil de détection des « foulages » (cf. définition ci-dessous). Cet examen est non destructif, c’est à dire que le papier analysé ne subit aucun dommage. Cet appareil fonctionne sur la base de différences de potentiel électrostatique. Le papier à analyser est placé dans une atmosphère humide pendant quelques minutes, puis est placé sur un plateau de bronze. Un film polyester est placé sur le papier puis le vide est effectué afin que le film polyester et le document analysé soient parfaitement collés sur le plateau de bronze. La surface est chargée électriquement par une électrode à haute tension. Du toner est reversé, celui-ci est attiré par les charges positives, là ou les marques en creux sont présentes. Le foulage est alors observé avec le toner déversé.

F

FAED : Fichier Automatisé des Empreintes Digitales créé par le décret du 8 avril 1987. Depuis janvier 2010, les empreintes palmaires (des paumes de main) sont intégrées au fichier. En décembre 2010, ce fichier contenait les empreintes de plus de 3 740 000  individus.

Fibres de question (ou éléments de question) : A l’opposé des fibres de comparaison (ou éléments de comparaison) ce sont les fibres retrouvées sur la scène de crime. Un élément de question est un élément prélevé sur les lieux de l’infraction. Il peut peut être comparé à un élément d’une base de donnée appelé élément de comparaison.

Fluorescence : Voir définition de luminescence

Foulage : Impression en creux due à la pression d’un instrument scripturant sur une feuille de papier. Cette impression peut être le résultat d’une impression directe ou indirecte. En effet, un texte écrit sur un bloc note laisse une impression sur la première feuille (impression directe) mais laisse aussi une impression invisible sur les feuilles du dessous (impression indirecte). Les foulages peuvent être mis en évidence à l’aide de l’ESDA.

FNAEG : Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques créé par la loi du 17 juin 1998. Créé au départ pour enregistrer les profils génétiques des délinquants sexuels, le fichier s’étend désormais aux auteurs de toutes les infractions contre les biens et les personnes. En décembre 2010, ce fichier contenait les profils génétiques de plus de 1 700 000  individus.

G

G.A.S.P.A.R.D : Gestion Automatisé des Signalements et des Photographies Répertoriés et Distribuables. Un nom bien compliqué pour un logiciel simple, de saisie des signalements (photographies, état civil, marques particulières), qui permet d’alimenter le fichier CANONGE.

Gène : Segment codant d’ADN, situé sur un locus précis du chromosome, qui contrôle un caractère particulier de l’individu. L’homme possède près de 32 000 gènes.

Génotype : Constitution génétique d’un individu pour un gène donné ou un marqueur génétique donné

H

 Hydrocution : Mort par phénomène réflexe. La noyade est secondaire. Dans une eau très froide, les vaisseaux sanguins se contractent ce qui peut provoquer un arrêt de la circulation cérébrale et donc une perte de connaissance suivi d’un arrêt cardiaque rapide. Si la victime se trouve sous l’eau au moment de la reprise inspiratoire, il se noie. La quantité d’eau inhalé est très faible.

Hématome : Collection de sang à l’intérieur d’un tissu consécutive à un traumatisme ou une hémorragie

I

Individu sécréteur :  Les fluides organiques des « individus sécréteurs » contiennent  les antigènes des groupes sanguins. L’analyse de certaines traces d’un individu sécréteur comme la salive, l’urine, le sperme ou la sueur permet de retrouver le groupe sanguin de l’individu.

Inductif : Qui procède par induction. A partir d’une série d’observations (prémisses) on donne une conclusion générale. Une seule contrevérité peut venir infirmer la conclusion.  Exemple de plusieurs observations: lors d’un cambriolage un cambrioleur a forcé la porte d’entrée au tournevis, lors d’un deuxième cambriolage commis au même moment un autre cambrioleur a forcé la fenêtre avec un tournevis et enfin lors d’un dernier cambriolage à proximité des deux premiers un autre cambrioleur a forcé la porte d’entrée au tournevis. La conclusion que l’on peut tirer par induction est : tous les cambrioleurs utilisent des tournevis. Le seul fait de constater qu’un cambrioleur a utilisé un pied de biche invalide la conclusion. Ce raisonnement implique donc de présenter la conclusion avec des probabilités.

Inférence : Opération intellectuelle qui consiste à passer d’une vérité à un autre vérité jugée telle, en raison du lien entre les deux vérités. Pour que l’inférence soit valide, il faut que le lien entre les vérités soit logiquement justifié. Exemple d’inférence : Il pleut à Lille depuis deux jours; lorsqu’il pleut à Lille, il pleut toujours pendant dix jours ; demain il va pleuvoir.

Inhibition : Blocage, suspension ou ralentissement d’une fonction psychique ou physique qui persiste mais ne peut s’exprimer.

Interpol : Il s’agit de la plus grande organisation internationale de police avec 188 pays membres. Son siège est situé à Lyon. Ses fonctions sont de sécuriser les communications entre les services de police de différents pays, servir de base de donnée internationale (véhicules volés, empreintes génétiques, criminels en fuite…), assister les services de police lors de situations de crise ou d’évènements spéciaux, et enfin organiser des formations, des colloques et des stages pour les services de police (voir le site d’Interpol)

J

JUDEX : Acronyme de système JUdiciaire de Documentation et d’EXpolitation. Fichier national utilisé par la gendarmerie pour enregistrer les données relatives aux plaintes, aux victimes, aux suspects.

K

Kit FTA : FTA est l’acronyme de Fast Technical for Analysis. Ces kits permettent de prélever les cellules de la paroi buccale du mis en cause en vue d’établir son profil génétique. Les Kits FTA sont composés de gants, masque, enveloppe de prélèvement, dessiccateur et coton stérile.

L

Laboratoire : local permettant d’effectuer des recherches scientifiques ou bien des analyses biologiques.

LCN (Low Copy Number) DNA : Technique d’analyse ADN, développée en 1999, qui permet d’obtenir un profil génétique à partir d’une très faible quantité d’ADN (quelques cellules suffisent).Luminescence : Processus dans lequel un atome va absorber de l’énergie (lumière) puis la réémettre sous forme d’un rayonnement de plus faible énergie. L’énergie E étant inversement proportionnel à la longueur d’onde λ (E = hc/λ), le rayonnement émis possède une longueur d’onde supérieure au rayonnement absorbé. Ce phénomène se traduit par une émission de lumière (par exemple une lumière bleue après un rayonnement UV) du corps luminescent. La luminescence englobe les deux phénomènes de “fluorescence ” (luminescence de faible durée) et de “phosphorescence” (luminescence de longue durée).

M

 Marqueurs génétiques : Un marqueur génétique est une séquence polymorphe d’ADN. Les marqueurs génétiques sont des zones d’ADN analysées en police scientifique. Ces zones sont analysées car elles varient d’un individu à l’autre. Ces variations inter-individus sont aussi appelées polymorphismes. Si le marqueur génétique est situé dans une partie codante de l’ADN, on peut retrouver un polymorphisme dans la protéine correspondante. En d’autres termes, l’analyse du marqueur génétique peut se faire sur la protéine.

Minuties : Les minuties sont les particularités des crêtes présentes sur les empreintes et leur dessin : il peut s’agir d’arrêt de ligne/interruption (la crête s’arrête) de divisions/bifurcations (la crête se divise en deux ou en trois)  ou encore d’îlots (une crête ponctuelle ou très courte) ou d’anneaux (crête en forme d’anneau).

N

Nécrophage : Qui se nourrit d’organismes morts, plus ou moins décomposés et parfois en état de putréfaction.

Noyade : Mort par une importante inhalation d’eau qui provoque une asphyxie mécanique. Après une noyade, plusieurs signes caractéristiques sont visibles : des signes de macération au niveau des mains et de la plante des pieds, des signes d’asphyxie comme des cyanoses (coloration bleue de la peau, du cou, des ongles) ou des pétéchies sous-conjonctivales (rupture vasculaire au niveau des conjonctives) et des signes sur les prélèvements autopsiques comme des infiltrations d’eau dans les poumons.

Ninhydrine (2,2-Dihydroxyindane-1,3-dione) : Produit chimique utilisé pour révéler des traces digitales latentes présentes sur un support poreux (papier, carton). Ce produit réagit avec les acides aminés présents dans la sueur des traces digitales latentes. Le produit de la réaction qui est de couleur violet/pourpre est appelé pourpre de Ruheman. Les traces digitales sont donc colorées en violet.

O

Odontologie : Etude des dents, de leur structure et de leur maladie. L’odontologie peut être utilisée comme moyen d’identification post-mortem.

Odorologie : Technique d’identification judiciaire par les odeurs. Les odeurs humaines sont très caractéristiques des individus et peuvent être utilisées comme moyen d’identification dans des affaires criminelles. Pour réaliser ces identifications l’homme fait appel à l’odorat du chien. Cette technique d’identification vient de Hongrie.

OPJ : Officier de Police Judiciaire. Qualification judiciaire octroyée à certains policiers ou gendarmes qui ont validé une formation ou qui possèdent une certaine fonction (directeurs, sous directeurs, commissaires), aux maires et à leurs adjoints. Cette qualification judiciaire peut donner des pouvoirs judiciaires importants (mise sous scellé, perquisition, placement en garde à vue)

Osthéologie : C’est une branche scientifique spécialisée dans les ossements, le squelette. Cette science sert pour les paléontologues, les enquêteurs mais aussi les médecins qui recherchent les différentes pathologies osseuses.

P

Pièce de question (ou pièce indiciaire): Terme utilisé pour décrire certaines preuves matérielles récoltées sur une scène d’infraction (verre, fibres, document écrit). La pièce de question peut être comparée à unepièce de comparaison d’un suspect potentiel.

Pharynx : Il s’agit de l’arrière gorge, conduit musculaire et membraneux s’étendant de la bouche àl’œsophage.

Phonéticien : Spécialiste de l’étude des sons du langage.

Physionomie : ensemble des traits du visage permettant de forger la personnalité d’une personne.

Physionomiste : personne pouvant juger quelqu’un par sa physionomie.

Policiers polyvalents : Ce sont des policiers qui ont validé une qualification de police technique et scientifique et qui sont habilités à effectuer des recherches de traces et indices sur des faits de petite et moyenne délinquance. Chez les gendarmes, les policiers polyvalents sont dénommés les TIC de proximité.

Polilight : La lampe polilight est une source lumineuse portable, de forte intensité, utilisé par les policiers scientifiques pour détecter les traces papillaires latentes, les traces de liquide biologique ou encore les fibres. Ce type de lampe permet de réaliser des éclairages avec plusieurs longueurs d’onde (en UV, lumière bleue, lumière blanche)

Profil génétique (ou Empreinte génétique) : L’empreinte génétique est le résultat de l’analyse d’un prélèvement biologique réalisé sur un individu ou sur une trace biologique. L’empreinte se présente sous la forme d’une succession de chiffres qui sont déterminés par le nombre de répétition d’une séquence de nucléotides. Cliquer sur le lien pour consulter un exemple de profil génétique

R

Rhésus : Antigène (protéine) des globules rouges qui peut se présenter sous deux formes : Rhésus + ou Rhésus –

S

Sciences forensiques : Sciences qui sont relatives au traitement du crime. Il s’agit du droit pénal, de la criminologie, de l’analyse criminelles et des sciences englobées par la criminalistique

Signalisation : Action qui consiste à renseigner les différents fichiers relatifs aux mis en causes d’infractions délictuelles ou criminelles (FAED, FNAEG, CANONGE ou JUDEX). La signalisation permet de décrire l’aspect physique des mis en cause, de les prendre en photographie, de relever leurs empreintes palmaires et décadactylaires (voir définition ci dessus) et parfois de prélever leur empreinte génétique (ADN) à l’aide d’un kit FTA.

Spume : Salive écumeuse à grosses bulles, qui apparaît dans certaines crises d’hystérie ou d’épilepsie. Suite à un brassage air/eau, on retrouve de la spume en commissure des lèvres des cadavres de noyés.STR : Short Tandem Repeat ou Microsatellites. Ce sont des séquences répétitives d’un petit groupe de nucléotides (2 à 6). Le nombre de répétition varie d’un individu à l’autre.

STUPS : Acronyme de Système de Traitement Uniformisé de Produits Stupéfiants. Nom de la base de donnée permettant d’effectuer des rapprochements entre différentes saisies à partir de la composition chimique et de l’aspect du produit.

T

Tapissage : Des suspects désignés par des numéros sont placés dans une pièce, derrière une vitre sans teint. Les suspects sont ensuite présentés à une victime ou à un témoin qui peut les identifier avec leur numéro.

Tamponnoirs : Terme employé par les policiers scientifiques pour désigner le support de prélèvement de résidus de tirs. Ce support est composé d’un adhésif permettant l’accrochage des particules de résidus de tirs (Plomb, Baryium et Antimoine pour des munitions classiques).

Thanatologie : Etude de la mort et de tout ce qui s’y rapporte. La thanatologie permet de mieux comprendre les causes de la mort en étudiant les signes post-mortems présents sur le cadavre (rigidité, lividités, putréfaction).

Typographique (écriture) : Ecriture se présentant sous la forme d’une texte imprimé (contraire de cursif)

Traces papillaires : Traces digitales ou palmaires (paume des mains) observées sur les lieux d’une infraction.

U

UAG : Unité Automatisé de Génotypage. Chaîne automatisée créée au Laboratoire de Police Scientifique d’Ecully en 2006, qui permet d’établir un grand nombre de profils génétiques en un minimum de temps (jusqu’à 20 000 profils génétiques par mois).

V

VNTR : Variable Number of Tandem Repeat. Ce sont des séquences répétitives d’un groupe de nucléotides composé d’au moins 7 nucléotides. Le nombre de répétition varie d’un individu à l’autre.