Grâce à la liberté dans les communications, des groupes d’hommes de même nature pourront se réunir et fonder des communautés. Les nations seront dépassées.
Friedrich Nietzsche (Fragments posthumes XIII-883)

O



Offense (ou affront)

Opinion publique
Opinion vs Fait
Opinions (débat d')
Opportunité (Fenêtre d')

Optimisation (meilleur des mondes possibles)
Oscar


Offense (ou affront)
Les MC et leur porte-parole, Clarence Mitchell, n'ont cessé de proclamer que questionner tout ce qu'ils déclaraient être la vérité était un affront. Mais quand les MC avouent ne pas avoir dit la vérité, l'indignation à l'idée que leur honnêteté soit questionnée est fallacieuse car cette conclusion ne suit pas les prémisses (non sequitur) 
Si A est vraie, alors B est vraie. Si je suis à Paris, je suis en France.
A est fausse, B est donc fausse. Je ne suis pas à Paris, je ne suis donc pas en France. Mais je suis à Toulouse, donc en France !
Si les MC disent toujours la vérité, questionner leurs déclarations est un affront
Mais les MC ne disent pas toujours la vérité.
Donc on peut questionner leurs propos sans que cela soit un affront.


Opinion publique

L'opinion publique aux yeux de Tocqueville est à la fois le premier pouvoir et la garantie de la liberté contre laquelle tout pouvoir se brise. Mais l'opinion publique est aussi ce qui nivèle et qui uniformise, ce qui pré-pondère et combat les déviances, bref, en démocratie le danger vient de l'intérieur. C'est le dévoiement de l'opinion en censure ou la dilution de l'individu dans la foule.
Chaque fois que des hommes abandonnent leurs facultés de penser à la pensée collective. Chaque fois que ces mêmes personnes se persuadent qu'être cent, mille ou cent milles ou un million à penser pareil est un gage suffisant de vérité... et qu'ils ont un ennemi commun : l'esprit solitaire...
La foule vitupère, harangue, crache, tacle mais ne communique pas. Partout où elle va elle traîne son tribunal populaire. Elle gagne d'avance tous les procès, puisqu'elle est juge et partie. La foule s'empare d'un rien pour calmer sa faim. En vain.
Sous le gouvernement absolu d'un seul, le despotisme pour arriver à l'âme frappait grossièrement le corps. Et l'âme, échappant à ses coups, s'élevait, glorieuse, au-dessus de lui. Mais, dans les républiques démocratiques, ce n'est point ainsi que procède la tyrannie. Elle laisse le corps et va droit à l'âme. Le maître n'y dit plus : vous penserez comme moi ou vous mourrez. Il dit : vous êtes libres de ne point penser ainsi que moi. Votre vie, vos biens, tout vous reste, mais, de ce jour, vous êtes un étranger parmi nous. Vous garderez vos privilèges à la cité, mais ils vous deviendront inutiles car si vous briguez le choix de vos concitoyens, ils ne vous l'accorderont point. Et si vous ne demandez que leur estime, ils feindrons encore de vous la refuser. Vous resterez parmi les hommes, mais vous perdrez vos droits à l'humanité. Quand vous vous approcherez de vos semblables, ils vous fuiront comme un être impur. Et ceux qui croient à votre innocence, ceux-là même vous abandonneront car on les fuirait à leur tour.
Allez en paix, je vous laisse la vie, mais je vous la laisse... pire que la mort !
Alexis de Tocqueville - De la démocratie en Amérique (1835)



Opinion vs Fait
Une opinion ne peut être ni soutenue ni rejetée lorsqu’elle n’est fondée sur aucune preuve.

Avant de pouvoir discuter de vos opinions et interprétations d'un fait, on doit convenir qu'il a) en est en fait un, b) est interprété correctement et c) n'est contredit par aucun autre fait. Sinon, l'opinion risque fort d'être basée sur de fausses prémisses.
L’opinion ne peut être utilisée comme référence. Le droit est la référence universelle.

Les gens devraient être autorisés à exprimer leurs opinions à condition de le faire sans enfreindre la loi.

Il suffit aux gens d'étayer et de justifier leurs propos. Ils ne sont pas obligés de répondre aux membres du public qui s'offusquent de ce qu'ils disent.

La liberté d'expression permet aux gens de décider par eux-mêmes. La religion, les médias, les écoles ont tous été utilisés pour dire aux gens quoi penser et souvent pour les contrôler par la peur et l'ignorance.



Opinions (débat d')
À quoi servent les débats (et les forums) ? À mettre en cause, en doute les opinions. Le moyen efficace de le faire est de fournir des éléments factuels qui contredisent ceux sur lesquels on fonde ses opinions. Les attaques personnelles en disent beaucoup plus sur l'attaquant que sur le destinataire. Elles signifient généralement que l'attaquant ne peut répondre aux arguments avancés.

Opportunité (Fenêtre d')
À usage de ravisseur hypothétique
Non pas dans l'absolu mais une fenêtre adaptée au signalement de JT. Personne n'a jamais établi quelle fenêtre d'opportunité avait cet hypothétique ravisseur-là.
Il y a des ravisseurs occasionnels, des enfants enlevés de lieux publics et en général retrouvés rapidement. Avoir l'occasion d'entrer dans un appartement ouvert est une chose, ourdir un plan d'entrée par effraction en observant les habitudes des gens une autre. Pour quelle raison se compliquer la vie ?



Optimisation (meilleur des mondes possibles)
Voltaire tient à démonter, voire tourner en dérision la philosophie de Leibniz, lequel croit en l’optimisation divine du monde. Pangloss incarne ainsi Leibniz, tandis que Voltaire se place dans la peau de Candide, au départ disciple philosophique puis dissident, à mesure que le mal s’abat sur lui. Pangloss enseigne ainsi à Candide, et à qui veut bien l’entendre, que les êtres humains vivent dans “le meilleur des mondes possibles”, ce qui au regard des évènements funestes qui vont s’abattre sur les personnages, paraît risible, et constituent une forme d’aveuglement théorique. Mais dans le système philosophique de l’optimisme, les êtres humains perçoivent le mal comme mal parce qu’ils ne comprennent pas la force qui gouverne le monde et ne comprennent pas que le mal existe pour un bien plus grand, bien qu’ils ne le perçoivent pas.



Oscar
Quoi qu'il soit arrivé à Madeleine, ses parents ont sans aucun doute été traumatisés. La question est de savoir si les experts sont capables de juger de la cause du traumatisme.
Ils n'avaient pas besoin de faire semblant, ils avaient vraiment un terrible chagrin, donc dire que, s'ils n'avaient pas dit toute la vérité, ils mériteraient un oscar est grotesque. Ils avaient vraiment perdu leur enfant.