Grâce à la liberté dans les communications, des groupes d’hommes de même nature pourront se réunir et fonder des communautés. Les nations seront dépassées.
Friedrich Nietzsche (Fragments posthumes XIII-883)

G/H






Garde (à vue)

Gaspar Papers
Genoux (être à) vs Prier
Grappillage (cherry picking)
Grigri ou appel à projecteur ?
Guilty or not guilty ?

Hareng rouge
Héroïsation des victimes
Hétérodiégétique vs Homodiégétique
Homicide

Honoraires (d'avocat)

Honnest (To be)
Hospitalité
Hypothèse vs Postulat


Garde (à vue)
Quand on met en garde à vue un proche de la victime lui-même considéré comme victime, il faut être sûr à 90% qu'on a le criminel, parce que sinon c'est terrifiant pour tout le monde et l'enquête est sabotée, les médias impitoyables, etc.
Le parquet, la gendarmerie et le juge d'instruction ne sont pas là pour faire plaisir à l'opinion publique. Tant pis si les gens veulent une réponse, tant pis si on ne leur dit presque rien ou rien du tout.

Gaspar Papers
Certains pourraient faire valoir qu'il serait de l'intérêt public de confronter certains protagonistes avec les allusions troublantes à la pédophilie dont ont témoigné les Gaspar, des médecins assez amis des MC pour avoir partagé avec eux une villa à Palma de Majorque. Ou peut-être de confronter la police du Leicestershire avec la non-transmission immédiate de ces témoignages à la PJ dans le cadre d'une affaire d'enfant disparue qui allait coûter beaucoup d'argent aux contribuables britanniques et portugais. Car pourquoi la police du Leicestershire a-t-elle pris le parti de garder pour elle les témoignages des Gaspar au lieu de les envoyer à la PJ ? Ces témoignages ont été envoyé six mois plus tard à l'inspecteur Ricardo Paiva par un OPJ du LC avec qui il semble avoir échangé des réflexions. Rien n'indique ni que le LC était au courant de cet envoi, ni que la PJ a été informée de la réception.  Il n'est pas possible que la PJ les ait demandés, puisqu'elle ignorait qu'ils existaient.

Des questions sur des déclarations troublantes qui n'ont pas été transmises cocheraient vraiment les cases "d'intérêt public".

KG a donné sa propre interprétation de quelque chose, et probablement une sur-interprétation car les pédophiles ne discutent pas de leurs perversions à table devant plusieurs autres personnes. Elle a ensuite parlé de ce qu’elle «imaginait» qu'il pouvait faire - ce qui ne veut rien dire en termes de preuve.


Genoux (être à) vs Prier

Qui a dit qu'ils priaient?
Puis Gerry s'agenouilla, frappa le sol à deux mains, se plaçant comme un arabe priant, et hurla deux fois de colère, ce qu'il disait être impossible à comprendre.

Pas Nelson da Costa
Il a trouvé remarquable que, lorsqu'ils étaient encore à la réception principale, le père s'était agenouillé, reposant la tête sur le sol et pleurant, tout en faisant une expression que le témoin n'avait pas comprise.

Et son collègue José Roque non plus
Après la perquisition, il a remarqué une situation qui lui paraissait inhabituelle quand, à un moment déterminé, les parents de la fillette se sont agenouillés sur le sol de leur chambre et ont placé leur tête sur le lit en pleurant. Il ne remarqua aucun commentaire ou expression de leur part, juste des pleurs. Il dit qu'à la réception principale, le père s'était également agenouillé, avait posé sa tête sur le sol et pleuré. Il n'a pas entendu le père dire quoi que ce soit.



Grappillage (cherry picking)


- Le grappillage est une façon biaisée de collecter des données, comme lorsqu'on choisit des cerises, on ne sélectionne que ce qui nous arrange, ce qui est ou a l'air bon, ce qui est attirant, en ignorant tout le reste...
- À l'arrivée, cette sélection biaisée ne rend pas compte de la réalité. Il s'agit donc d'un biais à éviter autant que possible. Une étude scientifique bien menée cherche à prendre en compte la totalité des données, et non pas seulement celles qui conviennent aux auteurs.




Grigri ou appel à projecteur
Porter un bracelet ou un T-shirt avec MMC en effigie est-il un signe d'appartenance, d'empathie ou une tentative cynique de capitaliser sur une bonne cause ? Peu importe que le slogan Cherchez Madeleine soit purement rhétorique, sans aucune utilité pratique, pour beaucoup de porteurs de grigri, le vrai message ressemble plus à Regardez-moi .



Guilty or not guilty ?
Autrement dit comment interpréter un certain comportement ? Sous contrôle ou indice d'innocence ? 
L'argument le plus fréquemment avancé en faveur de la non-implication des MC dans l'enlèvement de leur fille est qu'il n'est pas plausible que des parents sachant qu'un malheur est arrivé à leur enfant apparaissent comme "normaux". Or, quelques jours après la disparition de Madeleine, censée avoir été enlevée de son lit par un prédateur, les médias photographiaient les MC souriant et l'air heureux qu'on leur fasse une haie d'honneur, avec fleurs et ovations, à la sortie de l'église, le jour du quatrième anniversaire de leur fille. Ceux qui osèrent s'en étonner furent vite réprimandés : les réactions à la tragédie sont imprévisibles, personne ne peut savoir comment il réagirait dans une situation analogue. Et il est raisonnable de penser ainsi.
Mais dans ces conditions en quoi le comportement des MC la nuit du 3 pourrait-il être prévisible ? Si l'on doit admettre qu'ils se sont trouvés dans une situation totalement inédite et que leur comportement conséquent était totalement imprévisible, comment peut-on affirmer qu'ils n'auraient pas été capables de se comporter normalement ?
La question n'est pas de condamner tel ou tel comportement des MC que certains pourraient trouver discutable. Loin de là. Il s'agit juste de remarquer que personne ne sait comment il réagirait dans une situation tragique, le même raisonnement impliquant que personne ne peut prévoir s'il est possible ou non de paraître normal dans une telle situation, que la normalité rendrait encore plus tragique.
Imaginons que vous êtes victime des circonstances, songeons à l'horreur de la réalité, à l'incontournable panique, vous ne pouvez plus rien faire pour un enfant, cependant vous pouvez encore essayer de protéger les autres. Est-ce un crime de le faire si vous êtes absolument convaincu qu'il y va de l'intérêt du reste de la famille ?


Hareng rouge

The window which is a ground floor window was completely open and is large enough for a person to easily climb through it.Whether it had been opened for this purpose remains unknown. It could of course have been opened by the perpetrator when inside the apartment as a potential escape route or left open as a red herring. Kate MC (blog du site officiel, 14.01.2010)

Il est douteux que Kate MC ait vu cette fenêtre "complètement ouverte" car, coulissante, elle ne s'ouvrait qu'à moitié. Les experts forensiques ont déclaré qu'il était physiquement impossible de sortir par là avec un enfant dans les bras et n'ont découvert aucun signe de passage par cette fenêtre (pas de fibre, de mousse écrasée, d'empreinte si ce n'est de KMC). KMC (ou son avocate) a donc jugé un moindre mal de requalifier la fenêtre soit-disant ouverte en hareng rouge. Comme la fenêtre soit-disant ouverte ne pouvait tromper les policiers, comme en témoigne leur quête de l'enfant égarée pendant dix jours, le seul hareng rouge ou saur de l'affaire pourrait être la fenêtre non pas ouverte, mais dite "ouverte".

    Pourquoi cette expression ? Parce que ce poisson sent si fort qu’il est capable de dépister un fin limier. Dans les romans policiers, le hareng rouge est une fausse piste qui trompe le lecteur afin, en fait, de ménager sa surprise lors du dénouement final. Agatha Christie a énormément recours à ce type de stratagème. Quiconque a lu plusieurs de ses livres, sait que tout suspect avant les dernières pages est certainement innocent. Plus généralement un hareng rouge est l'introduction d'informations fallacieuses, mais semblant pertinentes, en vue d'opérer une digression et de casser le fil d'un raisonnement.
    Feindre de feindre, pour mieux dissimuler ?



Héroïsation des victimes
Les MC n'ont jamais été des témoins stricto senso, au départ ils étaient des victimes, puis ils sont devenus témoins assistés. De là l'impératif absolu, pour eux, était d'être reconnus pour ce qu'ils n'étaient plus, des victimes.
Montrez-moi les cadavres, aurait argumenté Landru tandis que son avocat,  Me Moro Giafferi, lançait qu'une des victimes, retrouvée, était sur le point d'entrer dans le tribunal. Tous, magistrats, public et jurés, tournèrent alors la tête vers la porte. Une démonstration pour le brillant avocat de Landru, qui fit une pause avant de déclarer que nul n'était certain de sa culpabilité. L'avocat général Godefroy rétorqua que Landru, lui, n'avait pas tourné la tête vers la porte.

Hétérodiégétique vs Homodiégétique
Dans Madame Bovary, on assiste à une mutation du narrateur en cours de récit. Homodiégétique dans les premières pages (Nous étions à l'Étude...), il disparaît rapidement, devient ainsi hétérodiégétique, pour réapparaître in extremis dans les dernières lignes du roman, qui sont au présent.

Homicide
Intention homicide (sur le moment, avoir un geste agressif en sachant que la mort est au bout) différente de préméditation (préparer un coup). Homicide involontaire (moment de colère, agression, mais sans savoir que le coup est mortel).


Honoraires (d'avocat)
Il est de plus en plus fréquent que les honoraires d'avocats soient considérés comme dommages dans les causes d'atteinte à la réputation, dérogation notoire à la règle générale voulant que les parties acquittent elles-mêmes leurs frais d'avocat.
Les honoraires extrajudiciaires se veulent une dépense normale pour faire valoir son droit. Cependant, les frais extrajudiciaires constituent un chef de dommage lorsqu'il y a abus de droit. La jurisprudence évolue: elle reconnaît le droit d'une personne lésée dans ses droits fondamentaux de réclamer les honoraires extrajudiciaires de son avocat lorsque ceux-ci ont été nécessités par la mauvaise foi de la partie défenderesse. On considère alors que ces honoraires sont des dommages causés directement par la faute de la partie adverse.
They lost someone, he not only didn't but made a lot of money out of it : they are the victims, he's the manipulator.
Le ministre britannique de la Justice vient de proposer un projet de reforme dont le but sera d’empêcher les abus des procès en diffamation (on parle même de "tourisme de la diffamation") où sont muselés des scientifiques car si « un expert dit qu’il pense qu’un appareil ne fait pas ce qu’il est supposé faire, il devrait être libre de le dire ». Ce qui est en cause est le controversé principe "pas gagné, pas payé" des actions en diffamation, qui permet aux avocats du plaignant de recevoir des honoraires "de succès" disproportionnées par rapport au dommage sanctionné
C'est dire que les journaux font très attention avant de publier quoi que ce soit et que la liberté de la Presse et la liberté d’expression sont sérieusement atteintes.
J. McGuinness a attaqué le groupe MGN (Mirror Group Newspaper) pour un article dans lequel The People prétendait erronément qu'elle s'était fait exagérément payer par MF lorsqu'elle était PR des MC. MGN se vit contraint à verser, en compensation, 5000 £ à une association caritative du choix de JMG et à payer ses frais d'avocat. Les propres frais d'avocat de MGN n'atteignaient pas 15 mille £, mais le cabinet qui représentait MGN demanda 78 mille £ justifiés ainsi : "En octobre 2007, les accusés publièrent un libel très grave sur JMG qui allait au cœur de sa réputation professionnelle et personnelle".


Honest (To Be)
Statement Analysis® est le processus d'analyse des mots d'une personne pour voir si la personne dit la vérité ou non. Il existe généralement plusieurs façons d'exprimer une déclaration. Les gens formuleront leur déclaration sur la base de toutes leurs connaissances. Par conséquent, leur déclaration peut contenir des informations qu'ils n'avaient pas l'intention de partager. Je sais que vous mentez  montre ce qu'il faut rechercher dans une déclaration verbale et écrite pour déterminer si une personne dit la vérité. Les techniques d'analyse montrent également comment obtenir des informations supplémentaires à partir d'une déclaration.
Dans le chapitre 5 de son livre Je sais que vous mentez (2001), Mark McClish dit ce qui suit en discutant d'un exemple d '«honnêteté»: Quelqu'un déclare "Vous savez ..." Le problème est que nous ne savons pas s'il est honnête. Il doit nous dire qu'il dit la vérité. Lorsqu'il dit «Vous savez que je suis honnête», il ne dit pas qu'il est honnête. Il attend de nous que nous tenions son honnêteté pour acquise. Croyez ce que les gens vous disent. Si quelqu'un vous dit qu'il est honnête, croyez-le. S'il ne vous dit pas qu'il est honnête, vous devez croire cela aussi.

Mettrait-on en doute les paroles de KMC si elle ne précisait pas "pour être honnête" ?
Chapter 9 (Words And Phrases That Indicate Deception) McClish est plus précis :
In an effort to get you to believe their answer, people will sometimes use words or phrases designed to emphasise their truthfulness. However, studies have shown that when people use these words or phrases they may be giving you a deceptive answer. 
Parmi les raisons d'affirmer que Madeleine est vivante et de faire comme si, il y a qu'il  serait troublant de parler d'elle au passé (ou au conditionnel). Cela signifierait qu'on la croit morte et qu'on a peut-être bien de bonnes raisons pour ça. Normalement les proches parlent d'une pesonne disparue au présent. S'ils utilisent le passé, cela suggère qu'ils l'ont déjà envisagée comme morte.
Raconter une (fausse) histoire, par définition exige de décrire des événements qui n'ont pas eu lieu de manière convaincante. C'est là le point le plus délicat, car les histoires fondées sur des expériences imaginaires sont qualitativement différentes de celles qui s'appuient sur des expériences réelles. Or Madeleine n'était plus là, ils ne l'avaient plus. 
Ils se sont bien gardés d'imaginer quoi que ce soit et de spéculer concernant l'enlèvement.
Tout un courant de recherche suggère que les mots employés dans la communication sont révélateurs des pensées, des émotions et des motifs des locuteurs. Maints auteurs remarquent que l'information véhiculée par les mots avec lesquels les gens s'expriment véhiculent une information souvent plus éclairante que ce qu'ils expriment.
L'emploi de la 1re pers est une subtile proclamation de l'appropriation d'une déclaration. Certains auteurs font l'hypothèse que le menteur évite ce type de déclaration ou bien pour se dissocier de ses paroles ou en raison d'un manque d'expérience personnelle. Ensuite le menteur peut se sentir coupable ou bien du fait qu'il ment ou bien de ce qui est en question. Si les mots reflètent cela, alors on devrait trouver plus de mots reflétant des émotions négatives (haine, tristesse, désabusement). Enfin la construction d'une histoire fausse consomme des ressources cognitives menant les menteurs à élaborer des histoires peu complexes. Les non-menteurs emploient un grand nombre de mot "exclusifs", comme "excepté", "mais", "sans", savent discriminer entre ce qui relève de l'histoire et ce qu'ils n'ont pas fait. Dans la construction d'une histoire fausse, les actions simples et concrètes sont plus faciles à accrocher ensemble que des évaluations fausses.
Le menteur tend à raconter des histoires moins complexes, moins pertinentes et plus caractérisées par la négativité. On devrait tenter de les identifier par les mots qu'ils emploient, non par ce qu'ils disent mais par la manière dont ils le disent.
L'analyse linguistique (étude du langage, de la grammaire et de la syntaxe employés par le sujet pour décrire un événement afin de chercher des anomalies éventuelles) diffère de l'observation du comportement non verbal (regard, gestes).
L'analyse de texte date des années 1970. Les psy et les linguistes trouvent des différences prévisibles entre les déclarations vraies et les trompeuses.
Les déviations (par rapport à ce qu'on attend dans un discours vrai) suggèrent que le sujet pourrait retenir, altérer ou fabriquer des informations.

Dix signes de tromperie
1. Manque d'auto-références
Les gens sincères utilisent beaucoup la 1re personne, alors que les trompeurs emploient souvent un langage minimisant les références à eux-mêmes. Une manière de réduire les auto-references est de décrire les événements à la voix passive.  L'anglais se prête très bien à ça. L'équivalent en français est l'emploi de "on". 
Autre manière de réduire les auto-références : substituer "vous" à "je" :
ex : "vous savez, vous essayer d'identifier...., mais parfois quand vous êtes très occupé vous....
Tendance à omettre les pronoms auto-référents (personnels)

2. Le temps verbal
Les gens sincères généralement décrivent des événements passés au passé. Les menteurs se réfèrent parfois à des événements passés comme s'ils se déroulaient dans le présent. Décrire des événements passés en employant le présent suggère que l'on réproduit une narration des événements gravée dans la mémoire. Les enquêteurs doivent être attentifs quand la narration passe à un usage du présent inapproprié.

3. répondre aux questions par des questions
Même les menteurs préfèrent ne pas mentir. Les mensonges courent le risque d'être détectés. Au lieu de répondre par un mensonge, le menteur essaie d'éviter la question. Le plus courant est de poser une question.

4. jouer sur l'équivoque
Le sujet évite les questions de l'interrogateur en semant ses déclarations d'expressions d'incertitude et de mots vagues : think, guess, sort of, maybe, might, perhaps, approximately, about, could – qui lui permettront de modifier son discours plus tard sans se contredire franchement.
Noncommittal verbs are: think, believe, guess, suppose, figure, assume.
Equivocating adjectives and adverbs are: sort of, almost, mainly, perhaps, maybe, about.
Vague qualifiers are: you might say, more or less.

5. serments
Bien que les menteurs essaient de donner aux interrogateurs le moins possible d'informations utiles, ils essaient vivement de les convaincre qu'ils disent la vérité. Parfois ils emploient des serments modérés pour essayer de rendre leurs déclarations plus convaincantes. Les menteurs emploient plus "I swear," "on my honor," "as God is my witness," "cross my heart.", alors que les sincères ont plus confiance dans la capacité des faits à prouver la véracité de leurs déclarations et ressentent moins le besoin de donner corps à leurs déclarations en disant "je le jure", "sur mon honneur", etc.

6. Euphémismes
Beaucoup de langues offrent des termes de substitution pour presque tout action ou situation. Les déclarations faites par des parties coupables incluent souvent des mots fades ou vagues plutôt qu'un "synonyme" plus cru et explicite. Les euphémismes tracent un portrait du comportement du sujet sous un jour plus favorable et minimisent les souffrances que les actions du sujet pourraient avoir causées : "missing" instead of "stolen," "borrowed" instead of "took," "bumped" instead of "hit," and "warned" instead of "threatened."

7. Alluding to actions
Les gens parfois évoquent des actions sans dire qu'ils les ont réellement accomplies.

8. manque de détails
Les déclarations sincères contiennent généralement des détails spécifiques, dont certains peuvent ne pas être pertinents par rapport au sujet. Ceci se produit parce que les sincères vont chercher les événements dans leur mémoire à long terme et nos mémoires emmagasinent des douzaines de faits sur chaque expérience . Alors que ceux qui fabriquent une histoires tendent à faire des déclarations simples et brèves. Peu de menteurs ont suffisamment d'imagination pour construire des descriptions détaillées d'événements factices. En outre, un menteur souhaite minimiser le risque de se contredire : le moins de faits mensongers, le mieux.
Les détails tangents ou sans importance seraient un indicateur d'authenticité du discours.

9. Équilibre des temps de la narration
Un récit consiste en 3 parties : prologue, événement critique et conséquences. Le prologue contient des infos contextuelles et décrit les événéments qui ont précédé l'événement critique. L'événement critique est le moment crucial de la narration. La suite décrit ce qui s'est passé après l'événement critique. Dans un récit complet et sincère, l'équilibre entre les parties est à peu près de 20/25, 40/60 et 25/35. Si une partie est significativement plus courte que prévisible, une info importante peut avoir été omise. Si une partie est plus longue, elle contient peut-être des infos mensongères.

10. "Longueur moyenne d'une proposition"
Le nombre moyen de mots par phrase est appelé "longueur moyenne d'une proposition"(MLU). On le calcule en divisant la totalité des mots d'une déclaration par le nombre de phrases.
La plupart des gens tendent à parler en phrases de 10 à 15 mots (ACFE Self-Study CPE Course, "Analyzing Written Statements for Deception and Fraud," 2009). Quand les gens sont anxieux, ils tendent à faire des phrases plus longues ou plus courtes, significativement, que la norme.


"Honest to God." "Truthfully". "To be honest." "I swear to God." "To tell the truth." "I swear on my mother's grave."
...lorsqu'on entend ces mots expressions dans une déclaration, il faut faire encore plus attention à ce que la personne dit.
Dans les remarques «honnêtes» de Kate MC elle se réfère à l'honnêteté «en soi», pas à la sienne en particulier, comme si elle craignait qu'on ne la croie pas, parce qu'en fait elle ment...
'To be honest' n'est pas nécessairement 'being honest', mais c'est rappeler que l'honnêteté est à prendre en compte.
Language offers us different structures for different logical purposes and, whether we are conscious of it or not, we choose the one which best fits the circumstances, or what it is we wish to convey exactly.
This catalogue of Kate McCann's pronouncements makes for an interesting archive when one considers that, in every instance, the statement in question may be negated by the very caveat (mise en garde, avertissement) intended to promote it.


Hospitalité  
Ils eurent à faire valoir leurs droits dans une langue qu'ils ne parlaient pas et dans un système judiciaire qui n'était pas le leur.
C'était dans le monde antique un devoir fondamental et sacré que symbolisaient l'offre du verre d'eau. L'étranger est une sorte d'envoyé des dieux.
Téléscopage de cultures différentes.
Maintenir une certaine distance avec l'étranger pour préserver l'altérité.
Alors que l’anglais distingue depuis longtemps host et guest, en français, le mot hôte est ambigu. Il désigne aussi bien l’accueillant que l’accueilli. En portugais hospede et anfitriao
On utilise le même mot pour celui qui reçoit et celui qui est reçu, comme si c'était aussi l'autre que vous recevez qui vous reçoit.
L’hospitalité implique une dépendance de l’accueilli envers des règles extérieures, comme le temps des repas. Et l’invité, bien sûr, n’est pas chez lui. D’où, une situation inconfortable et une gêne réciproque. Offrir l’hospitalité, c’est donner quelque chose de soi. L’hospitalité se situe donc au-delà du service.
Ambiguité dans un hôtel où on a précisément payé un service.
L’hospitalité, une manière de vivre ensemble, régie par des règles, des rites et des lois.
Dans les destinations touristiques, au-delà du simple service, l’hospitalité vis-à-vis du touriste étranger implique non seulement les professionnels mais aussi les résidents.


Hypothèse vs postulat  - Voir Théorie
Une hypothèse est une idée proposée à des fins de discussion en vue de la tester pour voir si elle est vraie. Dans la méthode scientifique, l'hypothèse est construite avant toute recherche, en dehors de l'analyse de base des antécédents. On pose une question, on lit les études faites auparavant, puis on forme une hypothèse. Une hypothèse est généralement provisoire ; c'est une suggestion faite strictement avec l'objectif de la mettre à l'épreuve.