Citation

"Grâce à la liberté dans les communications, des groupes d’hommes de même nature pourront se réunir et fonder des communautés. Les nations seront dépassées" - Friedrich Nietzsche (Fragments posthumes XIII-883)

30.3.26

2025 OCT/2026 MAR - La volonté désespérée de nier l'évidence...

chap.91
chap.90


 ... favorise la chasse au bouc émissaire.


Comment les MSM survivraient-ils, en fait de mccannisme, sans bouc émissaire ? Les vieilles pistes reviennent à la surface, comme si de rien n'était, autrement dit comme si elles étaient nouvelles. 

HCW est naïvement convaincu du bien-fondé de sa poursuite acharnée de CB, il n'est pas assez méfiant pour censurer ses dires. Ce procureur se prend pour un justicier, il lui faut donc une victime coupable. S'il ajoute foi aux accusations qu'il profère, c'est sans doute aussi grâce à l'écho médiatique obtenu depuis plus de cinq ans. Il acquit une renommée certaine bien que peu reluisante, tandis que l'opinion publique, artificiellement surexcitée,  en eut le crâne bourré de rumeurs absurdes.




RECAP :
Hypothèse de la PJ : mort accidentelle, dissimulation et recel du corps

Éléments clés :
. Madeleine est probablement décédée dans l'appartement 5A dans la nuit du 2 au 3 mai. 
Les MC ont déclaré que leurs enfants dormaient lorsqu'ils sont partis dîner le 3 mai. Or les gendarmes ont remarqué que le lit de Madeleine semblait ne pas avoir été occupé. Un tel détail ne signifie pas la culpabilité, mais exige une explication.
. Personne n'a positivement déclaré l'avoir vue le 3 mai. Mais une famille irlandaise a croisé un homme portant une enfant semblable à M, quelques minutes après le constat, par les MC, de la disparition.
. Les alertes des chiens experts auprès du placard de la chambre des parents et derrière le canapé du salon (mais pas dans la chambre des enfants) suggèrent que son corps a été présent suffisamment longtemps pour que des COV se forment et s'incrustent.
 . La ligne de temps proposée par les MC et leurs compagnons de voyage repose uniquement sur leurs déclarations, aucun témoin indépendant ne la confirmant.
. le rejet des alertes des chiens et les déclarations changeantes indiquent une volonté d'esquive, et non de transparence.


Que s'est-il passé ?
. Madeleine a peut-être, sédatée, été victime d'une chute accidentelle.
. À la consternation s'est ajoutée la crainte des conséquences juridiques (négligence, l'enfant était seule) et de l'atteinte à la réputation.
Ce scénario s'explique par la peur et la volonté de préserver le reste de la famille. Il correspond beaucoup mieux aux faits que l'hypothèse d'enlèvement par un inconnu, immédiatement imposée par les MC, qui manque de preuves physiques.

Quid de Christian B ?
Aucune trace d'ADN, d'empreintes digitales ou de preuve matérielle ne le place dans l'appartement 5A.
Aucun témoin oculaire ne l'a vu avec Madeleine.
Il n'a jamais été inculpé en relation avec sa disparition.
Si Madeleine est morte dans l'appartement, comme le suggèrent l'odeur du cadavre et les traces de sang, alors l'implication d'un prédateur devient logistiquement invraisemblable. Il aurait dû entrer sans être détecté, sortir avec une enfant morte depuis au moins deux heures pour libérer des VOC et ne laisser aucune trace.
En outre, une telle hypothèse n'explique pas les incohérences dans le récit des MC, les alertes des chiens spécialisés dans la recherche de cadavres et le signalement de la famille S.

Questions

-- Pourquoi la théorie de l'enlèvement est-elle la seule version officielle depuis 20 ans et pourquoi les autorités britanniques n'ont-elles pas suivi les conclusions de la PJ qui a éliminé aucun narratif, l'enlèvement étant le moins plausible car sans élément probant. 
-- Pourquoi la police britannique ferme-t-elle les yeux sur l'hypothèse allemande ?

 

06   Le Mirror  rapporte les minutes de l'assignation en justice par la famille MC pour harcèlement de Julia W et Karen S pendant plusieurs mois et de toutes sortes de manières. La première, qui est polonaise, prétend être M et n'a semble-t-il jamais été découragée par le refus des MC de communiquer avec elle.  "Si vous croyez que Maddie est en vie, écrivez-moi ou appelez-moi", a-t-elle supplié. Des "preuves scientifiques irréfutables" présentées aux 12 jurés ont démontré que Julia W n'est pas M, ce qui a fait pleurer bruyamment l'intéressée.  Les propos de la malheureuse sont si délirants et pathétiques que l'on se demande ce qu'elle fait devant un tribunal. L'audience doit se poursuivre demain, les jumeaux MC seront interrogés, probablement afin d'évaluer les dommages.

 

08    Le Daily Mail fait savoir que  Kate McCann, cachée par un rideau bleu, a témoigné.  JW s'est écrié "Pourquoi me faites-vous ça ?". Le procureur a demandé à KMC quel avait été l'impact de la lettre suivante (datant de décembre 2024)  :

Chère maman, Je suis vraiment désolée de t'avoir causé tant de peine, mais quand je t'ai vue hier, mes émotions étaient trop fortes. Je me suis sentie très proche de toi. Je n'aime pas te voir bouleversée. Tout ce que je veux, c'est découvrir la vérité. J'ai des souvenirs et j'ai rassemblé beaucoup de preuves qui appuient ma thèse. Je pense qu'au fond de ton cœur, tu crois et tu sais qui je suis, et que je suis ta fille. Je ne comprends pas pourquoi tu ne veux pas faire un test ADN avec moi. Je pense que tu as peur, mais quelle que soit la raison de ta peur, souviens-toi simplement que tu es plus forte que cela. Hier, j'ai entendu beaucoup d'attention et d'amour dans ta voix. Je crois et j'espère que tu trouveras un moyen de me contacter. Je t'aime très fort, Madeleine X

KMC a déclaré que tout ce qu'elle voulait, c'était que sa fille bien-aimée Madeleine revienne et l'appelle à nouveau "maman". Au cours de l'audience, elle a expliqué que la tentative de JW de contacter sa fille Amelie avait été "la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase", elle avait contacté Operation Grange pour protéger ses enfants. Interrogée, KMC a déclaré n'avoir jamais répondu aux sollicitations de JW.

À propos de la demande répétée de JW d'un test ADN, le procureur a voulu savoir si c'était "quelque chose que vous étiez disposée ou désireuse de faire", ce à quoi KMC a répondu "pour être honnête, le comportement persistant de Julia a fini par m'agacer. J'avais presque envie d'un test ADN pour en finir... d'après les photos... je savais que ce n'était pas elle."

Il semble si raisonnable, évident et salubre, de mettre fin au délire de JW qu'on s'étonne que les MC, qui ont leur part de responsabilité compte tenu des nombreuses campagnes massives qui expliquent en partie ce délire-là, ne se soient pas prêtés obligeamment au test ADN. Au lieu de cela, une cour de justice et l'argent du contribuable dépensé à tort et à travers.

Gerald MC aussi a témoigné, caché derrière la tenture bleue (on se dirait au théâtre). À la question de savoir pourquoi ils ne voulaient pas de test ADN, GMC a énuméré trois raisons : 1) ils ne croyaient pas qu'elle fût Madeleine, 2) le Met a enquêté en Pologne et a découvert le nom de la harceleuse et 3) ce n'est pas leur responsabilité de faire un test ADN, c'est l'affaire des enquêteurs.
GMC a profité de l'occasion pour asséner une fois de plus qu'il n'y avait "pas de preuve que M soit morte" et pour déclarer que les prétentions de JW "nuisaient à la recherche de M". Il dit "avoir craint aussi la violence physique".
Quant aux jumeaux, ils ont accusé JW de leur envoyer des photos d'elle photoshoppées pour la faire ressembler à leur soeur.

Il faut remarquer que les MC, pendant plus de dix-huit ans, mais bien sûr de moins en moins, ont été confrontés à des centaines de signalements venus de tous les côtés du monde, la conséquence immédiate de leurs innombrables campagnes. Pas une seule fois ils n'ont demandé à confirmer qu'il ne s'agissait pas de M. Un journaliste leur ayant demandé si, une fois, ils avaient douté, ils se sont regardés, ont répondu "non" et... ont ri. 


13 – Le journaliste du Mirror ose écrire que "l'homme que les enquêteurs britanniques et allemands considèrent comme leur principal suspect erre en Allemagne, l'air amer, paranoïaque et rongé par l'apitoiement sur soi-même". Le fait qu'il nie être impliqué dans l'affaire MC, qu'il a le culot quand on lui demande s'il a enlevé M de répondre "non, bien sûr que non", est un délit sinon un crime supplémentaire ! Comme il refuse d'entrer dans les détails, "affirmant plutôt qu'il est la cible d'une campagne et dénonçant pendant des heures les complots et les injustices", le journaliste qui l'a interviewé raconte que CB "se présente comme un homme persécuté par l'État, suivi par la police, rejeté par les villes et traqué par les médias, oscillant entre plaisanteries et autodérision à un moment, et rage et paranoïa l'instant d'après". Il accuse HCW et le BKA d'avoir inventé un « méchant fantôme ». Au cours de l'interview, il s'est plaint que son bracelet électronique « n'arrêtait pas de biper sans raison » et que des agents le suivaient partout, lorsqu'il s'enregistre dans des hôtels et même lorsqu'il dort dehors après avoir été refoulé des refuges pour sans-abri. Il affirme également que la presse le suit constamment et que des forums en ligne partagent sa localisation. Ses avocats Friedrich Fülscher et Philipp Marquort ont accusé la police de harcèlement, affirmant que ces restrictions violaient ses droits humains. Ils ont même suggéré qu'on l'autorise à quitter temporairement l'Allemagne pour échapper à l'hostilité du public. Il mène désormais une existence itinérante, errant entre les auberges et les hôtels bon marché, souvent déplacé par les autorités pour sa propre sécurité face à la colère croissante du public, sous surveillance mais techniquement libre, survivant grâce aux allocations de l'État - environ 1 000 euros (867 livres sterling) par mois s'il est sans domicile fixe, réduit à 550 euros (477 livres sterling) s'il est logé.

Affiche de M le Maudit - sous titré "Une ville cherche un meurtrier" 

Dans ce premier film parlant (1931), qui est son préféré (cf. Le Mépris de JL Godard), Fritz Lang braque sa caméra sur la psychose qui s'est emparé de la ville à propos de M (pour Mörder), le serial killer (malgré lui) d'enfants, interprété par Peter Lorre. Le syndicat du crime, sous pression en raison des rafles qui perturbent les activités des truands, décrète que le monstre n'a pas le droit de vivre et charge les mendiants de surveiller les rues. Les gangsters mettent la main sur M et l'emmènent dans une ancienne distillerie pour le juger : "quelqu'un comme toi n'a aucun droit, nous sommes tous des spécialistes de la loi, ici, nous voulons juste te rendre inoffensif". Pour sa défense, l'homme invoque sa maladie mentale (sa «malédiction») en expliquant qu'il ne peut s'empêcher de tuer, qu'il voudrait s'échapper de lui-même mais ne peut pas, contrairement aux criminels qui disposent, eux, de leur libre arbitre. Son avocat argumente que "personne ne peut être puni pour une chose qu'il ne peut s'empêcher de faire". La police débarque avant le lynchage et arrête tout le monde. La mère d'une petite victime invite à faire davantage attention : "nous devrions tous surveiller nos enfants". Si nous ne pouvons pas surveiller davantage nos enfants, au moins avons-nous le devoir de les éduquer.
 
14 – Selon le Sun, L'inspecteur Mark Cranwell, qui est à la tête de Operation Grange, a déclaré aujourd'hui devant le tribunal que l'échantillon de ADN prélevé lorsque JW avait été arrêtée a été comparé à celui de M, prouvant de manière concluante que JW n'était pas M. 
Les policiers britanniques semblent avoir clairement indiqué que tout test serait une solution de dernier recours lorsqu'ils seraient confrontés à une personne qu'ils « croyaient sincèrement » être M. Pourquoi ? Mark C, qui est à la tête de Operation Grange depuis 2018, a déclaré au tribunal que son équipe avait rencontré 12 femmes affirmant être M, et qu'il avait pu les écarter toutes grâce à une identification visuelle. Extraordinaire (sauf si peau et yeux noirs) !

Pour une fois le tabloïd évoque la disparition de M lors d'un "suspected kidnap".

15 –   Selon le Mirror, toute la famille Payne a été contactée par JW les suppliant d'intercéder auprès des MC car elle "était M".  Cela était "dérangeant". Fiona Payne s'est déclarée "en colère que JW ait cherché à manipuler sa fille". Dans un message JW lui a dit  "avoir compris qu'elle était l'une des rares personnes à croire encore que Madeleine est en vie".

Les Britanniques croient-ils en la vertu dissuasive d'un tribunal, s'agissant d'une jeune femme qui s'est mis dans la tête une idée fixe à laquelle elle ne semble guère disposée à renoncer ? À moins de l'enfermer dans un asile...




17 – Selon NDR, Des tracts circulent actuellement Kiel, invitant les habitants  à mettre en garde leurs enfants et à participer à une manifestation samedi à partir de 14 heures sur la place de la gare. Selon la police, cette initiative émane d'un particulier. Parallèlement, la ville et la police ont, par lettre, informé toutes les écoles de Kiel de la situation sécuritaire. La porte-parole de la police, Stephanie Lage, affirme que tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité des citoyens. La police mise pour cela sur un concept de sécurité (pour les délinquants sexuels) qui a fait ses preuves depuis 2008. « L'idée préventive est au premier plan. Notre objectif est de réduire le risque de récidive de ces personnes ». La police surveille Christian B. en permanence.


23 – Dans quel monde vivons-nous ? Selon le Spiegel, Victime d'hostilité violent depuis sa sortie de prison, Christian B. ne trouve nulle part où loger. Chassé de partout comme un pestiféré, il est devenu un sans-abri et vit sous une tente de fortune, suivi à la trace par deux policiers.

 

"Des gens qui se voient comme des victimes se sentent souvent autorisés à maltraiter les autres." Qui se voit comme victime ? Je cherche, je cherche, et soudain...



Novembre


07 – Julia W a été condamnée pour  harcèlement (et non pour avoir traqué) à 6 mois de prison tandis que la militante qui l'accompagnait a été acquittée de ce chef d'accusation. En revanche toutes deux se sont vu infliger une ordonnance restrictive à l'encontre des MC. Comme JW était en prison préventive depuis février dernier, elle a fait (plus que) son temps. Le jury a délibéré pendant 7 heures !




10 – La Cour d'appel de Celle, (dans un arrêt du 28 octobre dernier) a confirmé pour l'essentiel la décision de la chambre pénale du tribunal régional de Hildesheim concernant la surveillance de Christian B pendant 5 ans (ce qui implique des contacts réguliers avec le service de probation et le surveillant). Toutefois, selon le Braunschweiger Zeitung, la chambre compétente a annulé la directive de la chambre d'application des peines selon laquelle Christian B devait résider en Allemagne après sa sortie de prison. Cela constituait une atteinte au droit fondamental à la libre circulation des citoyens de l'Union, qui ne pouvait être restreint que par une réglementation légale. 
Cependant, il serait tout à fait possible d'imposer une interdiction temporaire à Christian B afin de prendre le temps de mettre en place des mesures préparatoires, par exemple pour régler des questions techniques. En principe, il serait également possible de lui interdire de séjourner dans certaines régions qui seraient identifiées plus précisément. 
La chambre du tribunal de district de Hildesheim doit désormais se prononcer à nouveau sur cette directive.
L'objectif de la surveillance est d'aider les criminels à se réinsérer dans la vie sociale et de prévenir les récidives. Elle consiste à surveiller et à soutenir une personne condamnée après sa sortie de prison en contrôlant son comportement et en veillant au respect des instructions et des conditions. Cela est également possible si la personne se trouve à l'étranger. Cela peut nécessiter le recours à l'entraide judiciaire (exécutoire) comme moyen d'exécution transfrontalière.

11 – Selon GBNews, CB a été vu « vivant comme un rat » dans une forêt allemande. "Portant un bonnet pour éviter d'être reconnu, il se faufilait à travers les arbres et le long des voies ferrées près d'une ville allemande". Il s'est abrité sous une tente de fortune, les refuges pour sans-abri ayant refusé de l'accueillir pour des raisons de sécurité. Il a été expulsé d'un parc du centre-ville après avoir installé son campement près d'une crèche. Le Sun a envoyé un certain Rob Pattinson suivre CB à la trace et le harceler en vue d'articles croustillants où il se vante de savoir tout ce que CB compte faire. Quel monde horrible !  

 

Où l'on voit un "journaliste" parler à une tente pendant cinq minutes.

Il semble que CB ait tenté de lancer un Go Fund Me, "Germany cleans up — Someone moves out!", l'argent lui permettrait d'échapper à ce qu'il a qualifié de "vague constante de suspicion, de préjugés et de chasse aux sorcières épuisante" et de s'installer dans une "zone sans justice avec vue sur la mer".  Mais le GFM aurait été fermé après le versement de 100 euros.

17 – Selon RTL, Christian B (49 ans) profite-t-il de sa liberté retrouvée ? Vit-il désormais dans la forêt ? Un écran de protection fait de bâtons et de branches, un vélo et une petite tente couverte d'une bâche pour protéger des intempéries et des regards, à seulement quelques mètres d'un chemin goudronné, à la périphérie d'une ville du nord de l'Allemagne. Où qu'il aille, la population fait rapidement savoir qu'il n'est pas le bienvenu. On comprend qu'il "ne se sente pas libre". Toutefois deux femmes qui se désignent comme les "assistantes" de CB le soutiendraient. Accompagnées d'un pitbull, Mandy et Mona patrouilleraient dans la région.




 Décembre


10 – Gerald MC sort de l'ombre pour se plaindre amèrement que les médias ont fait d'eux des portraits monstrueux. Et s'ils l'avaient fait eux-mêmes ? S'ils s'étaient rendus monstrueux ?

Les MC ont très rapidement fait appel aux services de Bell Pottinger à qui ils ont versé, grâce à MF, 500 000 livres sterling pour que l'affaire reste à la une des journaux pendant un an. Le HO leur a envoyé Clarence Mitchell, responsable du contrôle de ce qui est publié dans les médias, pour instruire les journalistes sur ce qu'ils pouvaient et ne pouvaient pas rapporter. Moyennant quoi le récit mccannien fondé sur une simple hypothèse d'enlèvement est devenu le narratif officiel, vendu à la presse et divulgué par celle-ci au public.


Quand Kate MC a publié un livre ("Madeleine") signé par elle, le Sun en a fait la promotion en en publiant des extraits, très généreusement rémunérés.

Et presque deux décennies plus tard ils se plaignent de la presse dont ils ont tant profité au point de minimiser l'épisode "arguidos" qui les a pourtant fait traduire en justice Gonçalo Amaral et finalement, d'échec en échec judiciaire, le Portugal lui-même ! 
Nul doute que le harcèlement de la presse ait été difficile à supporter, but you can't have the cake and eat it !



23 –  Dans le cadre de la campagne SafeCall lancée par The Independent au profit de l'association caritative Missing People dont Kate MC est l'ambassadrice, celle-ci distingue un avant et un après la disparition de sa fille, ainsi que l'angoisse, l'épuisement et l'incertitude quant à l'enfant disparu auxquelles sont confrontées les familles : "Certaines expériences ne vous quittent jamais ; on apprend simplement à les porter en soi".La campagne a atteint son objectif de collecte de fonds pour lancer une nouvelle ligne d'assistance téléphonique accessible 24 heures sur 24 pour les jeunes en situation de vulnérabilité. 


31 – Voeux des MC sur leur site officiel : "L'enquête se poursuit et nous en sommes très reconnaissants aux forces de police. Malgré les informations relayées par les médias ces derniers mois, la recherche et la quête de vérité et de justice se poursuivent sans relâche et sont loin d'être terminées."

Autrement dit, les polices du RU, du Portugal et de l'Allemagne ont encore beaucoup de pain sur la planche, accumulé au long de bientôt 19 années d'enquêtes multiples, sans que l'on ait le courage de commencer par le commencement, si grand est l'effroi que l'on découvre le pot aux roses.

Le mot de l'année 2025 désigné par l'Oxford University Press est rage bait. Ce terme désigne un contenu en ligne délibérément conçu pour susciter la colère, l'indignation ou la frustration dans le but de générer des clics, des commentaires et de l'engagement. 
Ce terme, dont l'utilisation a triplé en 2025, illustre la manière dont les plateformes numériques et les réseaux sociaux exploitent les émotions fortes. Il s'est imposé lors d'un vote public face à d'autres finalistes comme aura farming (cultiver une image charismatique en ligne) et biohack (optimiser ses performances physiques et mentales).


Janvier 

21 – Selon les Kieler Nachrichten, les habitants du sud de Kiel se rassemblent chaque soir depuis plus d'une semaine à cause de Christian B qui s'est réfugié dans une zone boisée proche de la ville, après avoir été rejeté de tous les hôtels, pensions et abris, malgré le port d'un bracelet électronique et une surveillance policière étroite. les habitants échangent leurs appréhensions et cherchent à attirer l'attention sur une situation largement fondée sur des rumeurs. Certains ont rencontré Gerwin Stöcken, directeur des services sociaux de Kiel et ont demandé un plan d'action car ils "sont dépassé par la situation.


 

Ils étaient environ 70 il y a quelques jours, ils sont au moins trois à organiser ces rencontres. Ce qui anime ces personnes est un sentiment de malaise et de peur.  Les femmes "voudraient faire leur jogging sans s'inquiéter", les mères "préfèrent que leurs enfants jouent à l'intérieur plutôt que dehors". Ils disent "ne pas vouloir de persécution, mais simplement que leurs préoccupations soient entendues". Et les riverains exigent une solution qui ne soit pas "le camping sauvage permanent".  

La manifestation citoyenne contre la présence de CB est pacifique pour l'instant, mais les manifestants entendent poursuivre leur action jusqu'à ce que la municipalité présente une solution. La police, attentive 24/24, a tenu à souligner qu'un siège ou la recherche du lieu de séjour de Christian B. sont non seulement inappropriés, mais pourraient également entraîner des conséquences pénales.

C'est une situation honteuse, CB n'a nulle part où aller, il est trop connu. Est-ce le cas de tous les pédophiles condamnés en Allemagne ? Vivent-ils dans des tentes avec un traceur à la jambe? N'est-ce pas plutôt parce que Wolters soupçonne CB d'avoir tué Madeleine ? Ce faisant il lui a mis délibérément une cible dans le dos, après tous ceux qui ont propagé l'opinion des MC, non fondée, que M avait été enlevée. Les habitants du village ont peur que CB s'en prenne à leurs enfants, comme un loup prêt à bondir. On dirait une histoire sortie tout droit de l'imagination des frères Grimm. 

Qu'espèrent accomplir les grands médias en accostant CB devant sa tente, à part le faire passer pour une personne violente qui refuse de répondre à leurs questions ? Où sont Martin Brunt et tous les autres ? Pourquoi ne veulent-ils pas obtenir l'information de la bouche même de l'intéressé ? 


26 – Selon le Mirror, CB a refusé un logement social à son usage exclusif (un conteneur maritime reconverti, avec probablement une caméra de surveillance) et continue de vivre "hors réseau" malgré les protestations virulentes des habitants qui voudraient "une adresse permanente pour ce monstre (SIC) afin de renforcer la sécurité de la communauté : il faut que quelque chose change. Les craintes sont très vives". La ville semble ne pas savoir quoi faire de CB. Pas de solution à l'horizon. 
Quand à CB il semble s'être attribué le mérite de l'augmentation des effectifs policiers dans la région, sa présence rendant la région plus sûre grâce aux demandes de meilleure surveillance policière !

28 – Selon le Sun, CB, qui campait dans la forêt suscitant "peur et indignation dans la population, va être transféré dans un logement social. Les autorités ont déclaré qu'il devait emménager dans un logement fixe d'ici jeudi, à la suite des protestations des habitants qui réclamaient des mesures pour des raisons de sécurité et se plaignaient que CB soit "libre de se promener tranquillement". 

 La ville garde secret le nouveau lieu de résidence de CB. Pendant combien de temps le secret restera-t-il secret?


Février


03 – Selon le Mirror, CB a déclaré avoir "parfois l'impression que les gens préféreraient le voir mort et se demander si c'est de l'humanité, si ce sont des valeurs chrétiennes : Je ne comprends pas cette froideur, le fait que lorsque quelqu'un est déjà à terre, les gens veulent encore lui donner des coups de pied. Les manifestants, pour la plupart des femmes et des hommes âgés, devraient en réalité saluer le fait que je me sois comporté correctement ici. » et de ne pas trouver de travail : « En prison, je dessinais des portraits pour d'autres détenus ». CB a finalement emménagé dans un logement social la semaine dernière après avoir passé des mois à camper dans les bois, malgré les protestations des habitants inquiets qui espèrent qu'une adresse permanente renforcera la sécurité de la communauté. Il affirme qu'il s'est senti contraint de quitter sa tente dans la neige en raison de l'hostilité croissante des habitants et de la pression des autorités. Il a également déclaré que son nouveau logement, dont l'emplacement n'a pas été rendu public pour des raisons de sécurité, était pire que sa cellule de prison : Ici, j'ai moins qu'en prison. Il n'y a pas de douche, les toilettes sont séparées, l'eau chaude du lavabo ne fonctionne pas. Je suis complètement isolé et en même temps surveillé par des caméras sans savoir qui a accès aux images. En prison, au moins, on sait à quoi s'en tenir. » Évoquant son ancien refuge dans les bois, qui comprenait un petit poêle pour se chauffer et cuisiner, il ajoute : « J'ai passé huit ans et demi à ne voir que des murs en béton. Pour moi, même l'hiver ici dans la forêt était magnifique. Il y a tellement de sons, tellement de vie. Ici, dans la forêt, j'avais toujours quelque chose à faire, même si ce n'était que ramasser du bois. »
CB, qui vit grâce à des allocations, estime qu'il est irréaliste de penser qu'il pourra trouver du travail dans sa nouvelle ville, mais il dit qu'il pourrait commencer à travailler comme artiste : « Travailler à la caisse d'un supermarché n'est probablement pas une option. Je pourrais imaginer travailler comme artiste. Même en prison, je dessinais des portraits pour d'autres détenus."  « L'ambiance s'est échauffée sans que personne ne me parle. J'aurais apprécié que les manifestants cherchent à discuter avec moi. Tout s'est passé sans que personne ne m'adresse la parole. »
CB observe que la police le suit partout et que sa présence rend la région plus sûre en raison des demandes pour une meilleure surveillance policière. 
Cependant, la co-dirigeante du groupe de protestation Victim Protection Before Perpetrator Protection (La protection des victimes avant la protection des auteurs), qui a demandé à n'être identifiée que par son prénom, Annika, s'est dite outrée par les commentaires de CB Elle dit avoir fait beaucoup d'efforts pour organiser une rencontre privée avec CB, qui a échoué parce qu'à la dernière minute, ce dernier avait soudainement déclaré que tous les militants devaient d'abord présenter leur carte d'identité allemande à ses avocats pour vérification. Annika s'est indignée... mais "avait très peur de donner son nom complet pour des raisons évidentes. Il veut mener une vie normale, mais je pense qu'il ne mérite pas une vie normale. Ses victimes souffrent également toute leur vie. Pourquoi veut-il la paix et la tranquillité après de tels actes ? Ses victimes n'ont pas non plus la paix. Il veut être traité normalement, il devra donc déménager dans une autre ville. Il veut travailler, j'espère donc qu'il souhaite rester artiste, car il ne pourra pas trouver un emploi normal en contact avec la clientèle. Le risque qu'une autre victime soit punie parce qu'il ne se contrôle pas est trop élevé. » 
Rappelons que la justice a débouté les accusateurs de CB.

11 –  Selon le Sun, le procureur général allemand (GBA) estime que CB devrait être renvoyé devant les tribunaux pour des délits sexuels dont il avait été innocenté en 2024. À l'époque, les procureurs avaient besoin d'un filet de sécurité leur permettant de traduire CB en justice dans l'affaire MC.
La décision concernant un appel et un éventuel nouveau procès revient à la Cour suprême allemande, mais des sources juridiques affirment que la position du procureur général ou du procureur fédéral peut avoir un impact considérable. Dans une lettre qui a fuité, le procureur fédéral affirme que le tribunal a traité les affaires de 2024 « de manière erronée » : « Le tribunal a examiné chaque indice séparément au lieu de les rassembler tous. Dans la vie réelle (et en droit), les affaires comme celle-ci sont souvent prouvées par de nombreux éléments qui forment un ensemble, et non par un seul élément de preuve  parfait. Même si aucun détail ne le prouve à lui seul, pris ensemble, ils pourraient tout à fait étayer une condamnation — et le tribunal de première instance n'a pas agi correctement à cet égard. »

 


13 – Il fallait s'y attendre, le nom de Madeleine MC apparaît dans un seul (identifié sous la référence EFTA01249618) des documents judiciaires américains récemment rendus publics par le ministère américain de la justice, liés à Jeffrey EpsteinLes autorités américaines et britanniques ont déclaré que cette référence ne constituait pas une preuve et elle n'a donné lieu à aucune enquête. La déclaration, datée de 2009, provient d'un témoin non identifié qui, en septembre 2009, aurait vu marcher une femme et une petite fille ressemblant à MMC qui cachait son oeil droit avec sa main ! La seule originalité de ce "témoignage" est que la femme ressemblait "trait pour trait" à... Ghislaine Maxwell !

 

26 – Le Daily Mail fait savoir que Channel 5 confirme la préparation d'une série dramatique produite par Orchard Studios, Suspect, dont le premier épisode (90') est centré sur Kate MC interprétée par l'actrice Laura Bayston. Selon le communiqué de presse, "la série commence par l'histoire peu connue (!!!) de l'interrogatoire controversé de Kate MC comme principale suspecte (!!!) dans la disparition de sa fille... une période extraordinaire et tendue de 48 heures qui a menacé d'interrompre les recherches pour retrouver M et qui a laissé les McCann se battre pour leur liberté. C'est l'histoire du cauchemar de tous les parents, qui empire encore davantage... Ce film fantastique va là où les caméras ne peuvent pas aller, derrière les portes closes de la salle d'interrogatoire, pour créer un drame profondément émouvant à partir de preuves documentaires".

On se demande comment le film "va là où les caméras ne vont pas"
si ce n'est en consultant les PJ Files auquel tout un chacun a accès sur la Toile depuis fin juillet 2008 ! et on aura compris que toutes sortes d'ajustements seront effectués pour que la fiction apparaisse plus vraie que la réalité. 

Selon Nat Lippiett, responsable des programmes et producteur exécutif à Orchard Studios, "vous pensez peut-être connaître ces histoires, mais ces drames puissants et minutieusement documentés surprendront les téléspectateurs en mettant en lumière des moments moins connus de ces affaires criminelles emblématiques. "
James Robinson incarnera Gerald MC.

27 – Selon la chaîne NDRChristian B, après être allé de refuge en refuge depuis la mi-février, vit désormais chez un ami dans la région de Brunswick. Il est toujours surveillé 24 heures sur 24 par deux policiers travaillant en trois équipes. Cette mesure est fondée sur la loi sur la prévention des risques de Basse-Saxe. Les policiers sont parfois en civil. Un porte-parole de la police a déclaré qu'aucun incident inquiétant ne s'était produit jusqu'à présent.

Art. 1 de la Charte de Munich du journaliste 




Mars


À quelle distance les animaux peuvent-ils sentir l'odeur des humains ? Chez les grands prédateurs, l'odorat atteint des performances impressionnantes, ainsi l'exige la survie. Les VOC transportées par l'air ou les courants révèlent ce qui se déroule bien au-delà de leur champ de vision, transformant l'environnement en un vaste réseau de signaux invisibles. Prendre conscience de ces facultés, c'est comprendre que les animaux évoluent dans une dimension sensorielle bien différente de la nôtre, une réalité où l'on perçoit avant de voir.


 

24.12.25

2024 OCT/DÉC - Spéculer entrave la capacité de raisonner


chap. 87
chap. 86
page zéro


Cela vaut pour tous les menteurs, imposteurs, charlatans, mystificateurs, bluffeurs, etc.


La procédure pénale en Allemagne

Trois étapes: la procédure d’instruction, la procédure intermédiaire et la procédure principale (procédures de recours et d’exécution forcée comprises).

La procédure d’instruction: si vous êtes soupçonné d’avoir commis une infraction pénale, les autorités compétentes en matière de poursuites pénales (ministère public ou police) ouvriront une enquête à votre encontre. Cette procédure a pour but de vérifier si les soupçons formulés contre vous sont fondés ou non. À l'issue de l'instruction, le ministère public décide si la procédure pénale doit être suspendue ou classée en l'absence de présomption, ou si des poursuites doivent être engagées contre vous.

La procédure intermédiaire: au cours de cette procédure, la juridiction saisie examine les chefs d’accusation et décide s’il convient de clore ou de poursuivre l’action. Si la juridiction estime que, sur la base des preuves disponibles, une condamnation est probable, elle ouvre la procédure principale.

La procédure principale: la juridiction prépare et conduit le procès (audience principale). Les chefs d’accusation sont examinés au cours d’une procédure orale (audience) sur la base des éléments de preuve disponibles (témoins, documents etc.). La possibilité vous est également donnée de présenter les faits de votre point de vue et de vous exprimer sur les chefs d’accusation. Si les faits qui vous sont reprochés se confirment, vous serez condamné à une peine. S’ils ne se confirment pas, vous serez relaxé. En cas de condamnation, vous avez la possibilité de former un recours dans un délai donné, en interjetant appel ou en introduisant un recours en «Révision». En appel, le procès est recommencé devant une juridiction supérieure. Dans une procédure en «Révision», le ré-examen du jugement antérieur porte uniquement sur l’existence d’erreurs de droit.


02 – Audience 36 -  Le parjure pèse lourdement sur le tribunal de Braunschweig. Les témoins HB et MS ont tous deux menti devant les tribunaux, qui donc dit vrai ? Il apparaît que certains cherchent plus à obtenir une condamnation qu'à  réunir des éléments de preuve. Or juger est la tâche des juges, pas des procureurs.
Selon le Braunschweiger Zeitung, toutes les preuves sont rassemblées dans le procès de CB. La procureur générale Ute Lindemann, qui a expliqué, lors d'une plaidoirie de plusieurs heures, pourquoi elle avait jugé ce "psychopathe sadique" coupable de quatre chefs d'accusation (2 sur 3 viols et 2 abus sexuels) individuels, a déclaré qu'il fallait "prendre la peine d'examiner les preuves qui incriminent l'accusé dans leur ensemble. C'est une procédure exceptionnelle. Mais contrairement au tribunal, je suis sûre que c'était lui dans tous les cas » ! Ainsi, les victimes auraient décrit leur tortionnaire avec des yeux bleus perçants, un sourire carnassier et une hypertrophie de la mâchoire comme un cheval, "clairement Brückner" ! Elle a requis 15 ans d'incarcération. Si une telle condamnation était prononcée, l'accusé ne pourrait pas être libéré après avoir purgé sa peine actuelle.

On dirait qu'il s'agit de condamner un homme et non pas les faits présumés commis par cet homme.  Voir aussi OE 24

Si OG n'avait pas décidé à l'avance qu'il y avait des preuves de pédophilie, il n'y aurait aucune raison d'envisager la culpabilité de CB dans l'affaire MC. Le procès vise à montrer qu'il  y a des preuves de pédophilie, mais, on le verra, échouera.

Selon le Daily Mail
 les enquêteurs allemands pensent que CB a enlevé MMC. Ute Lindemann, qui a dirigé l'enquête, a déjà officiellement tenté de faire dessaisir la juge actuelle, Ute Insa Engemann, au motif qu'elle était favorable à la défense. Ute Lindemann n'a pas hésité à critiquer la présidente du tribunal, Ute Insa Engemann : "Je suis convaincue que la chambre ne s'intéressera pas sérieusement à mon opinion parce qu'elle a déjà exprimé sa volonté d'acquitter l'accusé". Elle a également déclaré avoir été tellement choquée par l'interrogatoire d'un témoin de la police par la juge que "l'on avait parfois l'impression que l'officier de police était assis sur le banc des accusés". Dans un cas, celui du témoin à charge Manfred Seifert, Lindemann a même déclaré que le juge l'avait soumis à une telle pression et avait fait preuve d'une telle "agressivité" qu'à la fin des cinq heures, il ne savait plus ce qu'il disait et n'arrivait pas à enchaîner correctement une phrase.  
L'avocat de la défense a déclaré dans une interview que "la mission du procureur n'est pas de gagner et que sa mission à lui est de découvrir ce qui s'est passé et de demander des comptes aux personnes impliquées".
La plaidoirie de la défense est attendue lundi, et le verdict pourrait être rendu mardi.

Qu'on se souvienne que l'excuse couramment invoquée pour ne pas interroger CB est que la divulgation des éléments prétendument à charge lui donnerait, ainsi qu'à son équipe juridique, une chance de modifier ses mouvements et ses activités. Le problème majeur qui se pose maintenant, bien sûr, c'est qu'en se lançant à corps perdu dans ses « preuves », HCW a involontairement fait sauter son verrou juridique en s'appuyant de manière peu judicieuse sur des ouï-dire de clochards. Il a maintenant besoin d'une preuve sans équivoque.

Il y a beaucoup de pages dans L'impulsion soudaine, mais très peu à lire, à l'exception, peut-être, de la révélation apparente que HCW n'inculpera personne de sitôt car tous les protagonistes seraient obligés de témoigner.

 

 Chelsea Hoffman observe dans The Justice Voice qu'il est peu probable que MMC soit un jour retrouvée et que justice soit faite. Elle se demande ce que ses frère et soeur savent vraiment de sa disparition et en particulier s'ils ont été tenus à l'écart des éléments de preuve du dossier de la PJ qui laissent entendre que leur sœur aînée n'est pas sortie vivante de l'appartement 5A.
Maintenant qu'ils sont adultes, qui va les tenir à l'abri des faits embarrassants comme les alertes du chien Eddie, les seules empreintes de leur mère sur une fenêtre qu'elle disait n'avoir jamais touchée mais avait trouvée ouverte lors de la disparition, son refus de répondre aux 48 questions de la PJ qui recherchait leur soeur, l'absence de toute trace d'effraction, le défaut, souligné par le Suprême tribunal, d'éléments innocentant leurs parents, les portraits-robots du porteur d'enfant vu par la famille S enfermés dans un tiroir pendant 5 ans, le témoignage de Martin S quant à la ressemblance de M avec l'enfant et du porteur avec Gerald, les mémoires des téléphones cellules effacées avant remise des téléphones à la PJ le 4 mai, etc.  Les MC ont-ils préparé leurs enfants à l'inévitable, à savoir qu'ils auront un jour accès à toutes les informations que le reste du monde connaît depuis 2007 ? 
Pendant ce temps, les enquêteurs britanniques continueront à dépenser des fonds publics afin de maintenir la façade selon laquelle Madeleine a été enlevée par un prédateur introuvable.

Parfois, à lire les commentaires sur CB, un homme dont ne connaît en réalité que ce qu'il a écrit dans des lettres à la presse, on se demande pourquoi on se donne la peine d'avoir des procès et des juges. Après tout, il serait tellement plus simple de prendre pour parole d'évangile la parole d'un avocat de l'accusation rapportée par les tabloïds et d'enfermer les gens parce qu'ils ont des précédents criminels. Attendons et voyons ce que la juge a à dire.  C'est ainsi que fonctionne le droit.

Ces procureurs professionnels ont-ils vraiment pensé que leur dossier était solide (pourquoi avoir porté devant le tribunal des allégations non fondées ? Pour nourrir le processus général de dénigrement ?) et qu'il serait facile, en regroupant quelques affaires éparses, de ne faire qu'une bouchée de CB qui serait incarcéré pour un bon bout de temps, voire pour toujours. L'affaire MC serait ainsi mise en veilleuse sans être jamais portée devant les tribunaux. Tout le monde serait content, sauf CB, coupable de tout et n'importe quoi pourvu qu'on n'y regarde pas de trop près.
  
Que l'allégation soit vraie ou fausse, une fois rendue publique (peut-être bien le seul objectif), ceux qui veulent l'être seront convaincus et croiront que CB a échappé à  l'accusation sur un point de détail juridique.

07 – Audience 37 - Lorsqu'on lui demande, ce lundi, s'il a quelque chose à dire, CB, resté quasiment silencieux tout au long du procès, répond calmement : "Non, je ne le souhaite pas". Son avocat déclare qu'on ne l'a inculpé que parce qu'il est un suspect dans l'affaire MC - et le juge s'apprête à rendre un verdict retentissant.
Martin Brunt (Skynews) rapporte que FF, l'avocat de CB, a affirmé dans sa plaidoirie que celui-ci était victime de préjugés de la part des procureurs : l'homme accusé d'une série de crimes sexuels a été jugé simplement parce qu'il est également suspecté dans l'affaire MC, malgré l'absence de lien entre ces affaires.
Friedrich Fülscher déclare que "cette histoire nous apprendra les terribles conséquences que peut avoir le fait que les instructeurs du ministère public perdent la distance émotionnelle nécessaire par rapport à une affaire et que cette attitude se combine de manière désastreuse avec l'amateurisme des enquêtes menées par une autorité policière".
M. Fülscher, qui met en doute la véracité des déclarations des témoins et déclare que le procès n'aurait jamais dû avoir lieu, exhorte la juge à acquitter le vagabond allemand qui nie avoir commis trois viols et deux agressions sexuelles sur des enfants. Sans l'affaire MC,  CB n'aurait probablement jamais été inculpé pour des infractions censées avoir été commises entre 2000 et 2017 en Algarve où il vivait par intermittence. Il est aussi douteux qu'il ait été condamné pour viol sur une Américaine atteinte de Alzheimer qu'une expertise médicale effectuée à la demande de la police portugaise a déclaré comme n'ayant pas eu de rapports sexuels depuis très longtemps.
"Votre décision [de poursuivre] aurait été différente si l'accusé n'avait pas été Christian B, l'homme auquel vous voulez également attribuer une infraction qui a attiré l'attention du public mondial et qui s'étend comme un brouillard sur ces procédures".
Dans son discours de clôture, FF accuse deux des principaux témoins de l'accusation d'avoir menti au sujet de cassettes vidéo qu'ils affirment avoir vues et qui montreraient Christian B. en train de violer une femme âgée et une jeune fille d'environ 14 ans dans la maison qu'il louait au Portugal. L'avocat a également suggéré que l'ancienne représentante irlandaise en vacances Hazel B avait eu tort d'identifier Christian B comme l'homme qui l'avait violée dans sa chambre en 2004. Elle avait décrit son agresseur comme ayant une marque distinctive en forme de croix sur sa cuisse droite, mais CB n'avait aucune marque de ce type. Mme B a pu être influencée par des articles de presse sur Christian B après que l'on eut appris qu'il était le suspect de l'affaire MC en 2020 et qu'il avait été condamné pour un viol en 2005, a-t-on appris auprès de la Cour.

La défense critiqué vivement le manque de preuves matérielles et dénoncé une enquête menée de manière partiale et émotionnelle par le ministère public. Les témoins clés sont discrédités, qualifiés de menteurs et/ou influencés par la couverture médiatique mondiale. La défense souligne également des incohérences majeures dans les descriptions physiques du suspect et l'absence totale de traces ADN liant l'accusé aux faits. En invoquant les principes de l'État de droit, le texte soutient que le doute doit profiter à l'accusé. Finalement, les avocats demandent l'acquittement complet de Brückner, affirmant que les accusations reposent sur des suppositions et non sur des certitudes juridiques.

La défense déploie une stratégie rigoureuse pour discréditer les témoins à charge, en s'appuyant principalement sur leurs mensonges passés, leurs contradictions internes et leurs motivations financières ou personnelles.

1. Le manque de crédibilité et les mensonges avérés de Helge Lars Büsching, décrit comme un « menteur et un fanfaron » :
Aveu de parjure : Büsching a admis avoir menti lors d'un procès précédent en 2019 concernant le vol d'un véhicule, affirmant qu'il n'avait aucun problème à tromper un tribunal.
Inconstance du récit : Ses descriptions des faits (l'ordre des actes de viol et de flagellation dans les vidéos alléguées) ont changé radicalement entre ses dépositions de 2018, 2019 et 2024.
Adaptation aux médias : Il n'aurait mentionné la présence d'une date sur une vidéo que pour contrer les arguments de prescription dont il avait entendu parler dans les médias.
Appât du gain : Il a perçu 5 000 euros pour une interview au journal Bild et a activement cherché le contact avec des journalistes britanniques. La défense suggère également qu'il pourrait être motivé par la récompense d'un million d'euros dans l'affaire MC.

2. Les contradictions et l'influence de Manfred Seyferth, 
jugé de « qualité inférieure » et truffé de contradictions :
Divergence entre témoins : Bien que Seyferth et Büsching prétendent avoir regardé la même vidéo, leurs descriptions des faits sont totalement différentes (nationalité et âge de la victime, nature des actes).
Impossibilité physique : La défense soutient que la scène de sexe oral décrite par Seyferth était physiquement impossible compte tenu de la position de la victime telle qu'il l'a décrite.
Mensonges sur les preuves : Il a menti en affirmant que son compte Facebook avait été piraté alors qu'il avait volontairement transmis ses accès, et il a nié à tort avoir reçu des instructions juridiques de la part de l'avocat de la défense.

3. La remise en question de l'identification par Hazel Behan. La défense n'invoque pas une volonté de nuire, mais des erreurs de perception et une suggestibilité due aux médias :
L'indice de la cicatrice : Behan avait initialement affirmé avec certitude que son agresseur avait une marque ou une cicatrice distinctive sur la cuisse droite. Or, l'accusé n'en a aucune. La défense affirme que Behan a relativisé ses propos (parlant ensuite d'une « maille filée » dans un collant) seulement après avoir appris que Brückner n'avait pas de cicatrice.
Latéralité : Behan a déclaré que l'agresseur était gaucher (tenant le couteau de la main gauche), alors que l'accusé est droitier.
Identification sensorielle douteuse : La défense juge « utopique » la capacité de reconnaître une couleur d'yeux précise dans le noir après tant d'années. De même, l'identification d'un accent allemand est jugée peu fiable, car elle repose sur une exposition limitée à la télévision (MTV) et ne tient pas compte d'autres accents similaires (suisse, scandinave) ou du fait que l'accusé pourrait avoir perdu son accent après des années au Portugal.

4. La faiblesse des témoignages indirects (Nadja Prepeluh et Jürgen Roth qui n'ont jamais vu les vidéos eux-mêmes et ne font que rapporter ce que Büsching leur aurait dit en 2007. La défense utilise le concept de « chaîne d'indices » pour démontrer que la fiabilité de l'information diminue à chaque intermédiaire, tombant à une probabilité de certitude très faible (estimée mathématiquement à environ 34 %).
Enfin, la défense critique globalement l'utilisation de témoins comme Codin, qualifié de  "fantasque" ayant puisé ses récits (notamment celui d'une princesse enlevée) directement dans les médias.


Par ailleurs la défense dénonce une enquête biaisée, un manque de professionnalisme et une volonté de condamner l'accusé à tout prix, au détriment de la vérité factuelle et adresse de virulentes critiques à l'encontre du BKA (Bundeskriminalamt), qualifiant son travail de « dilettante » et de « scandaleux ».

1. Des méthodes d'interrogatoire jugées partiales
L'une des critiques les plus graves concerne la manière dont les enquêteurs ont traité les témoins. La défense affirme que des officiers du BKA ont ouvertement admis lors de l'audience ne pas avoir posé de questions critiques aux témoins afin d'éviter de faire apparaître des contradictions. Pour la défense, cette pratique visait à protéger la cohérence des récits à charge plutôt qu'à rechercher la vérité. De plus, le témoin Büsching a affirmé que le BKA était au courant de ses propres délits liés aux stupéfiants mais ne pouvait rien faire en raison de la prescription, ce qui suggère une complaisance des autorités.

2. Les failles méthodologiques du profilage (Expertise Dern)
Le travail de l'expert du BKA, Harald Dern, est particulièrement ciblé et qualifié de « charlatanisme » :
Raisonnement circulaire : Au lieu d'envisager l'hypothèse de plusieurs auteurs différents, l'expert serait parti du postulat que l'accusé était le coupable pour ensuite chercher des éléments confirmant cette thèse.
Inadaptation de la base de données ViClas : L'analyse criminelle se base sur le système ViClas, alors que le Portugal n'est pas membre de ce réseau. Par conséquent, le BKA n'aurait aucune donnée fiable sur la fréquence de crimes similaires en Algarve à l'époque des faits.
Refus de quantification : L'expert a conclu à une « haute probabilité » d'identité de l'auteur sans jamais quantifier ce terme, une imprécision que la défense voit comme une tentative de compenser la pauvreté des preuves par des termes vagues.

3. Des erreurs de traduction et de documentation
La défense accuse le BKA d'avoir produit une traduction « fausse et trompeuse » des dépositions initiales de la victime Hazel Behan. Alors que Behan exprimait initialement un doute sur la nature d'une marque sur la jambe de l'agresseur (hésitant entre un défaut du collant ou une marque cutanée), la traduction du BKA aurait transformé cette incertitude en une affirmation plus catégorique d'un « grain de beauté » ou d'une « marque », ce qui changeait la portée de la preuve.

4. L'incapacité à vérifier les faits élémentaires
La défense souligne que malgré les moyens du BKA, l'enquête n'a pas réussi à identifier :
- Le lieu du crime ou la victime pour le premier chef d'accusation.
- L'existence d'une plainte correspondante dans les archives portugaises pour les faits allégués par Manfred Seyferth.
- Enfin, la défense suggère que le BKA a cessé de soutenir financièrement ou logistiquement certains témoins comme Büsching, ce qui aurait poussé ce dernier à se tourner vers les médias pour obtenir de l'argent, polluant ainsi l'enquête par des témoignages motivés par le profit. Pour la défense, l'enquête du BKA est une « déception » majeure qui a failli à sa mission de neutralité.

Le parquet est accusé d'avoir perdu toute « distance émotionnelle » vis-à-vis de l'affaire, ce qui aurait pollué l'équité du procès.
- Polemisme et manipulation de l'opinion : La défense reproche au parquet d'avoir fait de ses réquisitoires une « tribune médiatique » visant à nuire à l'image des juges et à influencer le public plutôt que de s'adresser à la cour.
- Erreurs de droit majeures : La défense souligne que le parquet a utilisé le silence de l'accusé et son absence d'alibi comme des indices de culpabilité, ce qui constitue une violation fondamentale des principes de l'État de droit.
- Biais cognitif : Selon l'avocat, le parquet a construit une « chaîne d'indices » où chaque maillon est incertain, tentant de transformer des probabilités faibles en une certitude judiciaire, ce qui est décrit comme une « évaluation de preuve de comptoir » (Stammtischbeweiswürdigung).

Collusion avec les médias et les témoins
Une critique transversale concerne la gestion des témoins comme Helge Lars Büsching. La défense affirme que le BKA et le parquet ont laissé les témoins s'exposer aux médias contre rémunération (ex: 5 000 euros pour une interview), ce qui a irrémédiablement pollué la fiabilité de leurs souvenirs et favorisé des récits sensationnalistes au détriment de la vérité.
Présentation sélective des preuves : Le parquet est critiqué pour avoir présenté les résultats de l'enquête de manière « unilatérale et sélective ». La défense soutient que l'accusation a délibérément ignoré les éléments à décharge pour ne conserver que ce qui servait sa conviction personnelle.
En résumé, pour la défense, cette enquête représente une « déception » majeure du BKA et un « comportement déconcertant » du parquet, motivés par la pression médiatique mondiale entourant l'accusé.


Dans son réquisitoire, la semaine dernière, la procureur générale Ute Lindemann avait qualifié Christian B de « psychopathe sadique » et demandé la prison pendant 15 ans pour les cinq crimes sexuels pour lesquels il est jugé. 

Tous ces témoignages contre CB, contradictoires, infondés, lacunaires, ont été présentés comme vrais et on n'en croit rien, mais on n'en croit pas pour autant que tout est faux. That's the issue.

 
Le verdict est attendu mardi. Il n'y aura d'appel que s'il y a des raisons juridiques de le faire.   
 
08 – Audience 38 - Le tribunal de Braunschweig acquitte CB de trois accusations de viol et deux d'abus sexuel sur enfants, tous faits supposés commis au Portugal entre 2000 et 2007. La présidente du tribunal, Uta Engemann, déclare que CB (47 ans) ne peut « pas être condamné pour les actes dont il était accusé en raison de l'insuffisance des preuves". Mme Engemann qualifie certains témoignages d'« incohérents » et de « presque sans valeur ». Elle reconnaît que le verdict pourrait être « insatisfaisant » pour les victimes, mais déclare que les juges sont liés par leur serment d'impartialité et non par les attentes des procureurs, des médias ou du public. 
Selon le GuardianHC Wolters a déclaré qu'il ferait appel du verdict devant la plus haute juridiction allemande, qui "a le pouvoir d'ordonner un nouveau procès avec de nouveaux juges", en démontrant la partialité des juges de Braunschweig ("cette Cour verra que les juges ont mal interprété les preuves... Ils avaient déjà pris leur décision avant même que l'affaire ne commence"). Ce n'est pas la première fois évoque des faits qu'il semble incapable de prouver. Il est certain qu'au vu de ce récent procès, tout ce qu'il a dit précédemment doit être remis en question.

 


Selon Berliner Morgen Post,  "Après 38 jours d'audience et huit mois de procès devant la chambre pénale de Braunschweig, les trois juges professionnels et deux assesseurs ont acquitté l'accusé. La juge en chef Uta Engemann a déclaré : " L'État de droit peut et doit supporter cela. Elle savait très bien que le jugement ne correspondait pas aux "attentes des médias, des habitués et de la population en général". Mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit. "Les juges ont prêté serment. Nous prenons ce serment très au sérieux, a déclaré Engemann, trop de contradictions, pas de preuves". En rendant son jugement, la chambre a essentiellement suivi les demandes de la défense. « Les preuves dont nous disposions n'étaient pas suffisantes pour condamner l'accusé », a déclaré la juge présidente Engemann, avant d'ajouter : “Nous avons eu affaire à des témoins peu fiables, qui ont en partie sciemment menti au tribunal”. La chambre ne peut pas fonder un jugement sur ce point. Elle a ensuite argumenté que les témoins avaient été influencés dans leurs déclarations par les reportages sur Christian B.. L'accusé a été "stylisé dans les médias comme un monstre sexuel et un tueur d'enfants". La juge a expressément cité le journal BildLors de la motivation du jugement, la juge présidente a décrit en détail les contradictions dans les déclarations des deux témoins qui disent avoir vu des vidéos de deux des trois viols accusés. Tous deux auraient donné des informations totalement différentes sur de nombreux points lors de leurs interrogatoires par la police dans le précédent procès pour viol de 2019 et en tant que témoins dans le procès actuel. Les deux victimes n'ont d'ailleurs pas été retrouvées à ce jour. Quant à la victime du troisième viol qui a témoigné devant le tribunal, la chambre a certes cru à l'acte - mais pas au fait qu'elle puisse reconnaître l'accusé uniquement à la couleur de ses yeux. On avait fait croire qu'une empreinte partielle avait été retrouvée, alors qu'apparemment ce n'était pas le cas, et que FF avait réussi à faire valoir que CB était droitier alors que Hazel avait décrit son agresseur comme gaucher. Il n'y avait pas de preuve au-delà d'un doute raisonnable. CB a accueilli l'acquittement sans aucune émotion extérieure. 

La juge a clairement indiqué dans sa décision que les preuves étaient insuffisantes pour prouver qu'un crime avait été commis en vertu du droit allemand. On voit mal comment un appel pourrait changer cette décision, compte tenu de l'absence de preuves. On croyait qu'une inculpation n'était possible que si une condamnation était presque certaine, cela s'est avéré complètement faux. 

Mais le temps presse et "le seul moyen de l'empêcher de quitter le pays ou de se rendre dans un pays de non-extradition est d'obtenir un mandat d'arrêt". En cas d'échec il est prévu un mandat d'arrêt dans l'affaire MC l'an prochain, seule chance de garder CB enfermé. "Mais je ne peux pas dire si les preuves dans l'affaire Maddie seront suffisantes pour obtenir un mandat d'arrêt".  
Preuves suffisantes pour lui ôter toute espèce de doute, mais insuffisantes pour un simple mandat d'arrêt ! Quelles sont les prétendues "preuves concrètes" de l'assassinat de M détenues par le procureur général HCW ? Il dit que ne sont pas des preuves forensiques et que personne n'est au courant. On est tenté d'interpréter : il a une image prouvant la mort de M (peut-être à cause du pyjama Barbie), mais ne peut prouver ni qui en est l'auteur, ni si l'auteur est un meurtrier et non un témoin. 
Les procureurs détiendraient une série de témoins concernant MMC dont les identités ont été gardées secrètes. Si c'était vrai, ça se saurait et il n'aurait pas été nécessaire de fabriquer une caricature de procès par procuration. Pourquoi faudrait-il coûte que coûte inculper CB pour le garder derrière les barreaux ? Parce qu'il pourrait révéler des faits sulfureux ? Parce que OG devrait rendre des comptes ? 



Où le Sun considère que CB a été "sensationnellement innocenté" alors que, vrai, l'absence de preuves et le manque de fiabilité des témoins (jugés "incohérents" par la présidente du tribunal) suffisent à expliquer l'acquittement.  Où Rob Pattinson, du Sun, s'entretient avec Jutta Rabe, auteur d'un docu très partial contre CB, sur les recours des autorités allemandes pour "garder le démon derrière les barreaux" - sur ce que cela signifie pour l'affaire MC.

S'exprimant à l'extérieur du tribunal, Philippe Marquort, l'un des avocats de CB, a déclaré au MailOnline : « Nous sommes très satisfaits de cette décision ; nous avons obtenu ce que nous avions promis le premier jour, à savoir qu'il serait acquitté de tous les chefs d'accusation. Nous n'avons pas encore eu l'occasion de parler avec lui, mais je pense qu'il sera ravi, car il a été très stressé ces derniers mois ».  Il a également ajouté que son client "aurait besoin de temps pour digérer ce qui s'est passé". Il pense que CB "est un homme honnête et, à ses yeux, il s'est toujours comporté comme un homme normal. Il a hâte d'être libéré et compte les jours ;  la « libération encadrée pourrait commencer très bientôt et il pourrait même être autorisé à se rendre dans un café une fois par semaine". CB manifesté aucune émotion à l'énoncé du verdict.  
A propos de l'absence de procureur au moment du verdict, Marquort pense qu'ils "savaient ce qui allait se passer et qu'ils ne se sont pas présentés délibérément". Selon lui les chances de succès d'un appel contre la décision sont faibles : "ils vérifieront et s'assureront qu'il n'y a pas eu d'erreurs juridiques, mais selon les statistiques pas plus de 10 pour cent d'appels sont acceptés. Ils se contentent d'examiner ce qui a été dit et de s'assurer que les procédures ont été suivies ; il n'y aura pas de nouveaux témoins.
Les procureurs affirment cependant détenir des preuves contre CB dans l'affaire MC, mais admettent que "le plus tôt pour une décision (sur l'appel) est l'été prochain". Marquort pense que "ils cherchent une aiguille dans une botte de foin". Les procureurs pourraient demander que CB soit placé en "détention préventive", ce qui leur donnerait le temps de rassembler davantage de preuves dans l'affaire MC, mais il n'est pas certain qu'une telle demande soit acceptée. HCW a-t-il vraiment cru que ces affaires individuelles, mises bout à bout avaient une chance d'aboutir ? Leurs faiblesses respectives se sont additionnées, les grévant davantage. (l'identification de CB dans l'affaire Hazel B s'est révélée fausse, les victimes des deux autres accusations de viol étaient inconnues). Pour ne rien dire des témoignages aux multiples versions contradictoires de deux repris de justice ! Quant au douteux incident du parc, très tard dans la nuit, il n'a été vu que par des enfants, dont les témoignages ont pu être influencés par leurs parents - l'un de ceux-ci a accepté que son enfant raconte son histoire à la télévision avant le procès - et, surtout, les témoins n'ont pas pu se mettre d'accord sur l'endroit où il s'était  produit.  Hazel B a finalement été incapable de présenter une caractéristique unique dont elle n'aurait pu avoir connaissance que si CB était l'agresseur, c'est la raison pour laquelle le juge s'est montré contrarié par la publicité et les rumeurs qui ont précédé le procès. Et maintenant un hypothétique témoin clé dans l'affaire MC pourrait être influencé par les fantaisies à variations multiples de Helge B et penser que CB est le coupable, comme les MSM l'ont suggéré depuis 4 ans.


 

En rendant sa décision ce matin, la juge Engemann a longuement expliqué pourquoi CB avait été acquitté et a critiqué HCW pour l'avoir nommé en se référant à la saga MC :
"En tant que juges, nous avons prêté serment de ne servir que la vérité. Nous prenons cela très au sérieux, mais nous ne pouvons pas envelopper les gens dans du coton. Ce serment signifie que nous n'avons pas à nous plier aux opinions des médias, de la défense et de l'accusation, ou de la table des habitués d'un pub. Tout le monde avait entendu parler de CB dans l'affaire MC et tous savaient que celui-ci, depuis 2020, était constamment mis en cause par le ministère public. Lorsque les médias décrivent une personne comme un monstre sexuel et un pervers, cela influence le témoin. Lorsque des suggestions massives de tiers sont faites de cette manière, les témoignages au tribunal sont presque sans valeur pour la chambre juridique".  

Il faut rendre hommage à ce discours.  Si vous avez des preuves, vous inculpez quelqu'un. On ne l'accuse pas de meurtre dans les médias, on ne dit pas qu'on a les preuves pour le confirmer et on ne porte pas l'affaire devant les tribunaux. On doit se demander si Hazel B pense toujours que c'était une bonne idée de donner son témoignage à tous les tabloïds avant de le présenter au tribunal.

Quant à la défense, elle a également critiqué l'enquête du BKA, la qualifiant de "partiale" et s'est dite "choquée". "Nous avons entendu des officiers du BKA admettre ouvertement qu'ils n'ont pas interrogé les témoins de manière critique afin d'éviter les contradictions. C'est tout simplement scandaleux et cela jette une très mauvaise image sur les autorités fédérales, d'autant plus que le BKA jouit d'une grande confiance en termes de compétence de la part des autorités judiciaires et du grand public." 

Ce qui rend encore plus perplexe, c'est que le BKA a choisi d'ignorer les parjures commis par les témoins ou les aveux qu'ils avaient faits lors de procès antérieurs. Comme le juge l'a dit il y a plusieurs mois, le BKA n'était intéressé que par une condamnation. Pas par les preuves. La question de se crédibilité se pose donc.

Si tout le monde vous ment en permanence, la conséquence n'est pas que vous croyez les mensonges, mais plutôt que personne ne croit plus rien. En effet, les mensonges, de par leur nature même, doivent être modifiés, et un gouvernement menteur doit constamment réécrire sa propre histoire. Le destinataire ne se contente pas d'un seul mensonge - un mensonge qui pourrait durer jusqu'à la fin de ses jours - mais il reçoit un grand nombre de mensonges, selon la direction du vent politique. Et un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut plus se décider. Il est privé non seulement de sa capacité d'agir, mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez alors faire ce que vous voulez. Hannah Arendt (1974)

Lorsque les mensonges se multiplient, l'effet n'est pas tant qu'on les croit, mais que les gens perdent confiance en la vérité et sont de plus en plus susceptibles de croire n'importe quoi. Lorsque le cynisme à l'égard de la vérité règne, les mensonges opèrent non pas parce qu'ils remplacent la réalité, mais parce qu'ils la font vaciller. Le sens de la réalité, qui nous permet de nous orienter dans le monde réel, est altéré.  

Pourquoi attendre 5 ANS ? Selon zeit.de, une plateforme qui comptait des centaines de milliers d'utilisateurs et des millions de photos a été retirée du réseau après une vaste opération nationale contre les abus sexuels sur les enfants. La plateforme était un forum de pédophilie depuis 2019, a déclaré le ministre de l'Intérieur de Rhénanie du Nord-Westphalie lors d'une conférence de presse à Duisbourg. Sept personnes ont été arrêtées.

Il n'y a pas eu de victoire ou d'accomplissement aujourd'hui, les autorités et les médias ont passé une nouvelle campagne prolongée à tenter de détourner l'opinion publique des nombreuses questions sans réponse à ceux qui refusent d'y répondre.



La conclusion de cette affaire n'interviendra que lorsque ceux que les nombreux faits impliquent cesseront de se cacher derrière les murs du "comment osez-vous accuser ?" ou "ils sont en deuil".
Tout bouleversant qu'a pu être ce qui est arrivé à Madeleine, ceux qui savent doivent dire la vérité.


08 – Les juges ont 13 semaines à partir du 8 octobre pour se prononcer devant le 6e Sénat pénal du BGH à Leipzig, aucune nouvelle preuve n'y est apportée. 

Comme les juges vérifieront seulement qu'il n'y a pas d'erreur juridique, l'espoir de HCW s'est envolé du jour au lendemain, il n'est donc pas surprenant qu'il soit en colère. La juge a fait son travail et a qualifié les « preuves » de ce qu'elles étaient : ouï-dire de clochards et divagations de débiles mentaux qui n'auraient jamais dû se retrouver dans une salle d'audience. HCW a mis tout le monde dans l'embarras.

Le versant CB de cette pièce montée est enfin une page tournée. Retour à la case départ, à la recherche du ravisseur fantôme? Il est douteux que cela se produise car aucune force de police ne s'intéresse à la poursuite de l'affaire. L'absence de procès arrange en fait tout le monde, puisque CB est désormais et pour toujours considéré comme le coupable, et OG poussera certainement un énorme soupir de soulagement en pensant qu'ils ont atteint leur principal objectif sans vraiment faire trop d'efforts.


09 – Le Daily Mail rapporte que Philipp Marquardt, membre de l'équipe de défense de CB, a déclaré que l'issue du procès serait intéressante pour ceux qui pensent que les parents de M ont quelque chose à voir avec sa disparition : "je pense qu'au Royaume-Uni, il y a encore beaucoup de gens qui pensent que les parents sont impliqués dans l'affaire Maddie".
 
Dans l'Independent, David James Smith, le plus inconditionnel des croyants, publie un article plus royaliste que le roi dans lequel naturellement il se vante d'avoir obtenu les confidences de GMC il y a presque 17 ans (c'était début décembre 2007). Il remarque, affectant de prendre de la hauteur, que "c'est un jeu dangereux de supposer la culpabilité et d'essayer de faire coïncider le suspect au crime ; c'est ainsi qu'adviennent les erreurs judiciaires". Son article cependant impose de rétorquer que c'est un jeu dangereux de supposer l'innocence et d'essayer d'exclure du crime les victimes; c'est ainsi qu'adviennent les bévues journalistiques.

 

L'arrestation de CB par HC Wolters dans l'affaire MC est sous assistance respiratoire ! 

HCW a promu ces chefs d'accusation en se basant sur le fait que l'établissement d'un mode opératoire aiderait à amener l'affaire MC devant les tribunaux. Non seulement il n'a rien établi mais ses spéculations l'ont décrédibilisé.

Même si, comme le croit mordicus SY,  un cambrioleur a commis le crime,  et même si CB a commis des cambriolages avérés,  rien ne l'incrimine. Surtout quand on sait que la porte était déverrouillée, rien ne dit que n'importe quel cambrioleur local et opportuniste ne l'ait fait. 

Quelles que soient les preuves, il y a toujours plus d'une façon de les interpréter et les profanes ne devraient jamais faire de suppositions ou prendre quoi que ce soit pour acquis.

16 –   Selon les Stuttgarter Nachrichtenune porte-parole du tribunal régional de Brunswick, suite à l'acquittement de CB de divers délits sexuels faute de preuves, le parquet et la partie civile ont fait appel.  Le verdict correspondait à la demande de la défense, le parquet l'a en revanche critiqué comme étant « faux ». Dans le cadre d'une procédure de révision, la Cour fédérale de justice de Karlsruhe devra revoir la décision et débusquer d'éventuelles erreurs légales.  

17 – Toute nouvelle procédure ne peut avoir lieu que si les juges estiment qu'une erreur a été commise dans l'application de la loi - aucun nouveau témoin ne sera appelé à la barre. Les avocats de CB sont confiants. Philip Marquort a déclaré au Daily Mail que "selon les statistiques, il n'y a pas plus de 10% de chances que l'appel soit suivi d'effet. Selon Braunschweiger Zeitung, dans l'état actuel des choses, Christian B. sera un homme libre au plus tard début 2026. Jusqu'en septembre 2025, il purge encore une peine de prison pour le prétendu viol de DM. Ensuite, il devrait encore purger une peine de substitution jusqu'au 6 janvier 2026 s'il ne paie pas 1.446 euros correspondant semble-t-il à du matériel de prison dégradé.

Il semble clair que ce que HCW et Braunschweig ont fait était inconstitutionnel. La publicité déployée si complaisamment avant le procès a contaminé les témoins selon les juges qui ont réprimandé le parquet pour cela. C'est l'État qui porte des accusations afin qu'elles se concrétisent devant un tribunal, et non dans le cadre d'une enquête menée par la presse ou les forces de l'ordre.

HCW ne semble pas avoir été réprimandé pour son comportement, ce qui laisse supposer que ses supérieurs n'étaient pas mécontents de son approche. Pourtant cela a tout de même compromis le procès. HCW a-t-il pris la décision de rendre l'affaire publique de son propre chef ?  A-t-elle été approuvée à tous les niveaux du bureau du procureur de Braunschweig? Quoi qu'il en soit cette mauvaise décision s'est retournée contre lui.


Novembre


Un plan ? Si CB était traduit en justice dans l'affaire MC et acquitté, la conclusion serait qu'il s'agit de quelqu'un comme lui. "Si ce n'est toi, c'est donc ton frère". 

Si on arrivait un jour à un tel procès, car n'importe qui sur terre est un suspect potentiel, excepté les MC), il serait très intéressant de voir ce qui est dit sur le fameux enlèvement et quels sont les détails. On imagine la défense s'en donnant à cœur joie avec les témoignages des Tapas 9.

Si, selon HCW, des preuves existent qui lui permettent d'être certain que CB est le meurtrier de MMC, les MC sont cependant sceptiques. Savent-ils que HCW ne peut disposer de preuve ? À moins qu'une photo, du lieu où a été laissé le corps de M, ait été volée par le sbire qui a cambriolé la maison de CB ? 

Toute preuve qui ne passe pas le test du tribunal n'est rien d'autre qu'une opinion. C'est la conclusion la plus logique. Il est heureux que le tribunal allemand ait rendu son verdict sur la base de preuves et qu'il n'ait pas simplement condamné CB parce que HCW se disait convaincu de sa culpabilité.

Le  site web des MC continue d'assurer que rien ne suggère que M ait été blessée. C'est dire à quel point ils sont convaincus par HCW.

Depuis plus de 17 ans il a été établi par les MSM qu'il s'agissait d'un enlèvement parce que les MC l'avaient dit. Quelle meilleure preuve que celle-là ?

HCW a mis la charrue avant les bœufs. Il a utilisé de vagues plaintes sans aboutissement pour tenter de renforcer ses accusations contre CB dans l'enlèvement et le meurtre de MMC. Un pari à haut risque qui a totalement implosé avec l'utilisation incompréhensible de témoins totalement incapables et indignes de confiance comme seule preuve présentée. 

Le verdict du tribunal allemand entérine l'innocence de CB dans les 5 délits sexuels présumés à propos desquels il a été jugé. Toutes les personnes qui ont témoigné contre lui ont soit menti au tribunal, soit se sont trompées. Peut-être que certains d'entre eux devraient être accusés de parjure, mais c'est un autre sujet. Souligner que le juge a critiqué l'accusation pour la publicité faite avant le procès pour des raisons constitutionnelles et procédurales importantes. La publicité préalable au procès a contribué à faire perdre le procès, ce qui est une raison importante pour laquelle la police et les procureurs ne font pas cela dans les démocraties occidentales.  

CB va-t-il écrire son autobiographie, ne serait-ce que pour exorciser ce qui a dû être une terrible épreuve, une véritable chasse aux sorcières où le chasseur, HCW, a fouillé chaque taudis, hangar, terrier, donjon diabolique, casse automobile et colline isolée que sa sinistre bande de mécréants pointait sur une carte. Il n'a pas trouvé la moindre preuve matérielle, pas même les clés USB tant vantées et souvent citées, pleines d'actes malveillants. Il n'a rien trouvé, même en ayant recours à des chiens renifleurs. Tout cela pour étayer son « dossier » contre CB, qui s'est avéré être construit sur des allégations fabriquées et nauséeuses. Sans sourciller.

Malgré les bruits lassants et sans logique qui continuent à essayer de suggérer le contraire, tous ceux qui ont suivi cette affaire au fil des ans souhaitent clairement une conclusion et une condamnation, et espèrent à 100 % une inculpation et un procès. A moins que cela n'arrive, c'est la fin de la route et ce serait fort ennuyeux pour la justice. 

Le Met a repéré CB grâce à un mouchard, et, 7 ans plus tard, toujours rien. C'est à se demander s'ils ont la bonne personne. HCW a toujours dit qu'il voulait ou avait besoin d'un élément décisif. Ils n'ont pas négligé les ressources, mais toujours aucune preuve matérielle. On ne peut écarter qu'une pièce est manquante, non pas parce qu'ils ont été malchanceux, mais parce qu'ils se sont trompés de suspect.


Mais ici ce n'est pas une question d'identité, une histoire d'homme accusé d'un crime commis par un autre.

Il est très difficile de croire que tant de gens acceptent facilement l'affirmation de HCW selon laquelle CB a enlevé et assassiné MM malgré l'absence de preuves connues à ce jour pour étayer cette croyance.
Il n'y a rien de controversé ou d'exceptionnel à vouloir des preuves convaincantes/crédibles avant d'arriver à une conclusion objective. Le problème est que, jusqu'à présent, on n'a vu aucune preuve d'enlèvement, de pédophilie ou de meurtre. Ce ne sont que des opinions, les deux premières émanant des MC et la troisième vraisemblablement des Allemands.

Le fait de porter des accusations implique l'existence d'une forte suspicion. Ce qui est préoccupant, c'est un procureur qui formule des accusations sans inculpation, donc sans présenter les preuves devant un tribunal. Étant donné que cela dure depuis 4 ans, il est raisonnable de conclure que l'accusation est faible ou compromise. Qu'elle ait été faite publiquement sans qu'aucun fait ait été établi est grave, pour ne rien dire de la présomption d'innocence.

Dans ce scénario, il faut se demander "pourquoi" les procureurs changeraient leur position publique. Ils ont affirmé au monde entier qu'ils détenaient le meurtrier de MMC. Ils n'ont rien à gagner à admettre qu'ils se trompent peut-être, ce qui les embarrasserait. Tout se passe comme s'ils sont prêts à laisser l'affaire en suspens, se contentant de ne plus porter d'accusation... Mais de lourdes accusations ont été portées, alimentant le tribunal des médias !

Les Allemands ne s'intéressent à l'affaire MC que parce que le Met leur a donné (perfidement ou histoire de refiler la patate brûlante ?) le nom d'un ressortissant allemand susceptible d'être impliqué dans la disparition de M. Ils semblent être allés très loin dans leur enquête sur cet homme, déterrant toutes sortes de crimes présumés dans leur poursuite, y compris une accusation de meurtre. S'ils ne parviennent pas à porter des accusations liées à M, tout cela s'estompera car il n'y a aucune raison pour qu'ils s'intéressent davantage à l'affaire, mais il est à craindre qu'ils n'annonceront jamais qu'ils se sont trompés. Si on les interroge ils répéteront qu'ils ont le bon coupable, même s'ils devaient en être moins sûrs aujourd'hui qu'en 2020. Les Britanniques, à l'origine de ce miscarriage of justice, se sont dédouanés immédiatement, notamment en déclarant que l'enlevée M pouvait être vivante.


René Magritte - La reproduction Interdite (1937) le miroir ne reflète pas l'image de l'homme debout devant le miroir, à la différence du livre posé sur le manteau de la cheminée.

Depuis 2020,  l'homme qui proclame avoir trouvé son homme dans la recherche du "ravisseur de MMC" fait très régulièrement des apparitions dans les médias pour affirmer que CB est l'assassin de Maddie. Cependant, ses commentaires plus récents évoquent un "si nous inculpons", ce qui est très différent de "nous avons les preuves pour inculper". De plus, ils viennent de perdre un procès pour cinq affaires distinctes. Ces affaires ont fait l'objet d'une enquête menée par la même équipe, avec une grande partie des mêmes preuves et plusieurs des mêmes témoins.

CB reste accusé et condamné dans les médias, mais aucune charge n'a été retenue contre lui, quatre ans plus tard. Objectivement, c'est la preuve que le procureur croit de moins en moins à l'affaire. Indépendamment des accusations portées ou non, CB sera toujours connu comme celui qui a tué MMC, une fin parfaite.

En fin de compte, HCW a joué son jeu. Si les fameuses "preuves" n'ont pas été présentées lors du dernier procès, ce n'est pas pour les garder dans sa manche en vue d'une future inculpation pour un autre motif, c'est qu'elles n'existent pas ou qu'elles ont été jugées inadéquates. Comment coincer CB avec des images d'abus si elles n'ont pas été trouvées sur lui ou s'il n'y a pas de preuves corroborantes, médico-légales ou autres, qui les relient à lui à part des ouï-dire de repris de justice ? Tous les témoignages présentés lors du procès sont les fruits d'un arbre empoisonné, tous entachés par des contre-vérités découvertes en cours de procès.

C'est la définition même de l'échec judiciaire. Personne ne sait comment ces affaires ont portées devant un tribunal, compte tenu du niveau apparemment élevé de l'examen préalable à l'inculpation en Allemagne. N'oublions pas que l'un des juges a averti tout le monde à mi-parcours que le procès était un simulacre en raison de l'insuffisance des preuves - presque sans précédent.

Le plus curieux demeure le fait (semi-caché par les MSM) que Martin Smith ayant identifié avec une forte probabilité l'homme qui avait enlevé Madeleine il y a 17 ans, CB ne pouvait être inculpé (pour ne rien dire de la réfutation catégorique de MS qu'il puisse s'agir du même homme).

17 – Pour la troisième fois, CB demande la révision de son procès (affaire DM).

HCW a commis un faux pas juridique en Allemagne inacceptable. Quel gâchis ! L'appel risque de n'être qu'une nouvelle humiliation de HCW devant le monde entier (car on omet d'indiquer que SY, cédant aux offres du trafiquant d'êtres humains, est à l'origine de ce fiasco). Et tout ça pour quoi ? Fabriquer un méchant en recourant à un recel de pornographie pédophile pour étayer une affaire inexistante d'enlèvement et de meurtre ? OG ne voudra jamais admettre qu'il a gaspillé une douzaine d'années et plus sur un simulacre, autrement dit une apparence ne renvoyant à aucune réalité sous-jacente, mais prétendant valoir pour cette réalité elle-même. L'affaire MC est condamnée à rejoindre la liste des affaires non résolues, périodiquement extraites du fond du tiroir pour un examen qui ne mène à rien. Le seul espoir serait que quelqu'un parle, ce qui ne se produira que lorsque des pressions seront exercées au bon endroit et au bon moment. Il est fort douteux que la video du "détective étranger" censée avoir capté les MC sur le flanc d'une colline  y parviendra.

À quand le prochain ravisseur, encore non identifié ? HCW a proclamé que CB était le meurtrier il y a quatre ans. Quatre années à courtiser la presse, à divulguer des allégations infondées dans le monde entier et à répéter la même chose à coups d'interviews. Il s'agit là d'un record. Il n'y a jamais eu quelque chose de similaire en Europe.

Ou bien CB est-il la fin de la route ? S'il est confirmé non coupable en appel, le BKA sera-t-il intéressée par un nouvel examen de l'affaire ?

Le crucial est qu'il a été dépeint comme le coupable dans la presse populaire et cela est gravé dans le marbre, même si l'affaire n'est jamais officiellement résolue. Les MC ne pouvaient rêver meilleure fin, et c'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles ils ont gardé le silence. Cela n'aurait pas pu mieux se passer - HCW a déclaré officiellement que « c'est lui », donc peu importe qu'il soit inculpé ou non maintenant, compte tenu de la récente défaite au tribunal, ils peuvent toujours prétendre que HCW avait raison depuis le début, mais qu'ils devaient rester silencieux jusqu'à ce que la procédure judiciaire ait suivi son cours. Belle stratégie. Ils peuvent arrêter de « chercher » et ils ont leur homme de paille. Bravo aux conseillers de l'ombre, bravo.

Même OG s'en sort avec une réputation intacte, car ils ont enfin atteint ce qu'ils recherchaient depuis le début.



26 – Mini-série de 3 podcasts  - Madeleine MC : disparue - de Martin Brunt dans la série "True Criminals" produite par Audio Bleach Global sur... l'affaire MC, qui aborde les événements clés, la frénésie médiatique, les erreurs d'enquête et les nombreuses questions sans réponse qui entourent la disparition de Madeleine. 
Épisode 1 : "Martin Brunt, correspondant de Sky News pour les affaires criminelles, et la journaliste Helen Fospero reviennent sur la nuit déchirante de la disparition de Madeleine. Martin, qui est arrivé à Praia da Luz quatre jours seulement après l'éclatement de l'affaire, apporte près de 17 ans d'expérience de reportage sur cette histoire. Son récit de première main offre un rare aperçu des premiers jours chaotiques de l'enquête, détaillant ses interactions avec la police portugaise, l'évolution du paysage médiatique et les moments cruciaux qui ont façonné l'orient."

Un "rare aperçu" et "de première main" ! Une énième resucée des inexactitudes répétées ad nauseum dans tous les MSM. La voix et le ton Brunt prétendent donner l'illusion d'un apport nouveau, mais on est détrompé lorsqu'il assure d'entrée de jeu qu'il n'a toujours aucune idée de ce qui est arrivé à M sans pour autant hésiter à conter une histoire mentionnant des faits non étayés par des preuves qu'il a eu 17 ans pour vérifier... 

Ainsi Brunt raconte la première version de K (porte, volets, fenêtre, rideaux ouverts) sans mentionner la seconde version opposée, et affirme que "chaque membre du groupe allait à tour de rôle vérifier l'état de tous les enfants". Pas de mention de Smithman, mais Tannerman a ressuscité ! Les MC ont été "arrêtés", mais comme K était soupçonné, tous deux ont décidé de ne pas répondre aux questions de la PJ.  La police aurait proposé un plea-bargain, un truc particulier à la Common Law, très pratiqué aux USA. Rien sur l'alerte du chien cadavre dans l'appartement. Alerte dans la voiture et mauvaise interprétation des résultats du FSS par la police... Lost in translation dans les dépositions... Les pauvres saints de la MC, abandonnés par la PJ, ont dû aller partout pour rappeler que M était toujours portée disparue et pour lancer un appel désespéré à l'information. Etc. etc.  Combien l'a-t-on payé pour ça ? Pour rafraîchir le souvenir de M enlevée...


Décembre


04 –  Épisode 2 : Où il sera question d'un "pretty bad guy" (n'attendez pas d'un journaliste qu'il respecte le principe de légitime défense). Martin et Helen sont rejoints par Jim Gamble, ancien directeur du Child Exploitation and Online Protection Centre (CEOP), un homme à idées fixes, la suppression du CEOP pouvant être liée à cela. En tant qu'"architecte de la révision cruciale de 2010", un bien grand titre (il a fait un rapport), qui a ouvert la voie à Operation Grange, l'enquête menée par le Royaume-Uni sur la disparition de Madeleine, JG apporte un "éclairage unique" sur les "complexités de ce mystère" persistant. Il "met en lumière" des aspects essentiels de l'affaire, notamment "le préjudice causé par les détectives de salon qui diffusent des théories infondées, le poids émotionnel sur la famille McCann et sa conviction inébranlable de leur innocence." Il "examine également les complexités de l'enquête, en abordant des obstacles tels que la désinformation et les derniers développements concernant le suspect actuel, CB."

Une occasion de plus de dénigrer la PJ et des inexactitudes, tant d'inexactitudes ! Un cas "unique" ! Le caractère effectivement unique de l'affaire MC est qu'on ait donné pour la vérité une conception gratuite, une pure assertion, l'existence d'un kidnappeur. Or une enquête qui mérite ce nom n'admet comme vrais que les faits  dont l'observation et l'expérience ont démontré la réalité.

10 – Épisode 3 : Dans cette "conclusion", intitulée "les trolls", est "mis en lumière le côté obscur d'Internet et son impact sur l'une des affaires de disparition les plus tristement célèbres de l'histoire moderne. Y est évoqué  le harcèlement en ligne auquel ont été confrontés les MC et "sur les conséquences dévastatrices d'une telle cruauté".
L'histoire tragique de Brenda Leyland, identifiée publiquement par Martin Brunt lors d'un reportage pour Sky News, est au cœur de cet épisode. Ce qui avait commencé comme un reportage sur l'impact des abus en ligne a pris une tournure inattendue et déchirante puisque Brenda s'est suicidée dans la foulée, déclenchant un feu d'artifice de débats sur la si souvent absente éthique des médias, la santé mentale et la responsabilité à l'ère numérique.

 

12 – Podcast de James English ce soir avec le 'Foreign Detective' - Partie 2 'A New Witness Comes Forward'. 
Bernt Stellander poursuit sa conversation avec James English, pince-sans-rire et sans grand charisme, pour discuter des derniers développements, dans la foulée de sa découverte d'un arbre mort ayant la forme d'une girafe, d'une rangée de plantes indigènes aux fleurs roses à un endroit où elles devraient probablement se trouver et d'un groupe de randonneurs captés par ses caméras, alors qu'il guettait derrière une haie. Cet épisode promet de faire sauter le couvercle des 17 années de recherche de MMC, avec l'introduction d'un nouveau témoin, une employée de l'OC qui aurait vu GMC portant sur ses bras un grand sac en plastique noir le 3 mai vers 1h du mat... Une témoin qui tombe à pic, 17 ans plus tard, pour donner du poids à la théorie de la cachette du corps dans le cimetière sous une pierre tombale (alors que que les tombeaux sont scellés). Ah la témoin a rédigé un témoignage qui va être ou a été envoyé à la PJ!


Selon le DD (Deception Detective), le « nouveau témoin » n'est rien du tout. BS n'a tenu aucune des promesses qu'il avait faites il y a quatre mois, comme il l'avait prédit. Malheureusement, il a perdu le bénéfice du doute qui lui restait.
 

17 – Lettre de Peter MacLeod à diverses sommités du Met pour plaider la cause de Bernt S concernant une nouvelle "témoin", anonyme, qui dit avoir vu un homme portant un sac noir type poubelle près du 5A vers 2h du matin le 3 mai. Et alors ? Alors l'homme doit être GMC, le sac doit contenir M et l'intention à cette heure tardive doit être d'aller au cimetière. 

19 – Les derniers comptes de MF ont été soumis à Companies House, ce qui est très tôt pour les MC! Ils ne montrent pas grand-chose en dehors de la croissance des investissements et des dividendes, les actifs nets s'élevant à un peu plus d'un million de livres sterling. Le livre a contribué à hauteur de 2325 £. Ils n'ont pas payé de frais de justice à partir de ce compte, donc nous ne savons pas s'ils sont encore dus ou s'ils ont été payés par ailleurs. 

 
22 – Selon le Mirror, qui établit une corrélation avec le procès de CB, les fonds de la SARL Madeleine's Fund : Leaving No Stone Unturned Ltd ont atteint leur maximum depuis 16 ans, 10 millions de livres. La majeure partie des fonds, donnés par des particuliers pour rechercher M, "ont été investis dans des actions. Le portefeuille est passé de 848 305 livres sterling à 955 334 livres sterling au cours des 12 mois précédant le mois de mars de cette année, grâce aux succès des marchés boursiers". La valeur totale du fonds s'élève désormais à 1 028 753 £, contre 921 819 £ il y a un an. On se demande à quoi bon garder tout cet argent si ce n'est dans l'espoir de le faire fructifier, car que pourraient-ils faire avec cet argent qui n'a été déjà fait par le Met, le BKA et la PJ ?

Il faut avoir à l'esprit que, si M n'a pas été enlevée, ce fonds est frauduleux de A à Z (c'est MF qui a notamment payé les frais de justice de l'action civile des MC contre GA, le grief étant l'allégation d'accident domestique). La PJ ayant conclu qu'il n'y avait aucune preuve d'enlèvement, MF aurait dû, pour des raisons éthiques, fermer ses portes et envoyer l'argent à une autre organisation caritative. Au lieu de cela, ses coffres sont plus pleins que jamais. Il s'agit donc non d'évaluer une gestion, mais l'existence même de la SARL. Toutefois remettre en question cette situation impliquerait le questionnement des Serious Fraud Offices du Royaume-Uni qui sont censés protéger la réputation du pays. 

L'Establishment n'admettra jamais ne serait-ce que l'ombre d'un soupçon que M puisse être morte (ce en quoi il est aux antipodes de la position du BKA qui détiendrait une preuve de mort, mais ne s'est jamais intéressé à un enlèvement voire à une séquestration), car le fonds cesserait ipso facto d'exister et l'argent devrait être versé à d'autres organisations caritatives, comme le stipulent les statuts.
S'il s'avérait que certains au moins savaient depuis le début que M était morte, la situation serait extrêmement délicate pour tout le monde. L'Establishment ne pourrait s'en prendre qu'à lui-même, parce que, faute d'analyser l'affaire avec un esprit critique, il n'a pas mis en doute une seconde ce que racontaient les parents sans vouloir comprendre que ceux-ci ne seraient hors de cause que si l'enlèvement était établi comme fait.  

Le mot de l'année 2024 désigné par l'Université d'Oxford est brain rot (qui se traduit par « pourriture cérébrale » ou « abrutissement numérique »). Ce terme décrit la détérioration de l'état mental résultant d'une consommation excessive de contenus en ligne de piètre qualité.
Les algorithmes de vidéos courtes proposent un flux imprévisible de nouveautés qui déclenche des micro-pics de dopamine à chaque balayage. Ce bombardement permanent crée une  "neuroadaptation". Le cerveau s'habitue à ce niveau de stimulation extrême et commence à trouver le monde réel ou les tâches lentes (comme lire ou étudier) profondément ennuyeux. Si la capacité maximale d'attention de notre cerveau n'a pas techniquement diminué, c'est notre persistance attentionnelle face aux écrans qui s'est effondrée. Le geste d'un "balayage illimité" (unlimited swiping) habitue l'esprit à abandonner une tâche dès les premières secondes de baisse d'intérêt. Cela nuit gravement à la concentration profonde nécessaire pour le travail ou l'apprentissage. Absorber des dizaines de fragments d'informations sans aucun lien logique (une recette, puis une actualité tragique, puis une danse) sature le cortex préfrontal. Une étude scientifique a démontré que seulement 10 minutes de défilement actif suffisent à réduire significativement la mémoire prospective, c'est-à-dire notre capacité à nous souvenir d'une action que nous avions prévu d'accomplir plus tard. Le cerveau bascule en mode « pilote automatique », perdant sa capacité à filtrer les distractions environnementales.