Grâce à la liberté dans les communications, des groupes d’hommes de même nature pourront se réunir et fonder des communautés. Les nations seront dépassées.
Friedrich Nietzsche (Fragments posthumes XIII-883)

2018-04-01

2018 - AVR... chap LIX





LIX. C'est que de la vérité on n'a pas tout à apprendre¨*



Donc, observa Socrate, tu veux me dire des choses négatives sur mon ami sans être certain qu'elles soient vraies ?  Ce n'est guère engageant, mais il reste un tamis, celui de l'utilité. Est-ce bien utile de m'entretenir de tout cela ?




Dès le premier bulletin télévisé, au lever du quatrième jour de mai 2007, l'affaire MC eut un retentissement assourdissant. Cependant la résonance, émotionnelle ou sonore, ne fait pas la vérité. Il n'est pas besoin d'être allé sur les bancs d'une école de journalisme pour savoir qu'informer, ce n'est pas répéter les propos de quelqu'un rapportant ce qu'a dit un proche qui a  été victime de ceci ou de cela. Le faire n'est pas autre chose que colporter une rumeur.  
Or les médias, sans état d'âme, n'ont pas hésité à répandre la rumeur du volet et de la fenêtre forcés sans fournir d'autre élément, tuant dans l’œuf la possibilité de démentir l'effraction prétendue. 
Quand ils se fondent exclusivement sur des paroles rapportées par les proches d'une victime,  sur des on-dit,  les médias manquent à leur mission d'informer, ils propagent des "bruits". 
Dans l'affaire MC, ils se voulaient, se rêvaient, se voyaient vaillants lanceurs d'alerte, ils se sont comportés comme d'écervelés lanceurs de rumeur. 
La mécanique de la rumeur rampante et bourdonnante, qui chemine, monte et de bouche en bouche va le diable, est l'archétype de celle des  fausses nouvelles. Au lieu de peser les faits, on les éparpille, au lieu de scruter la nouvelle, on la démultiplie, au lieu de tendre l'oreille, on augmente le volume en comptant sur la tonitruance pour tenir lieu d'information.
Les présomptions ne sont pas toujours innocentes. Il y a très bientôt onze ans, une présomption occupa presque tout l'espace médiatique des faits-divers, et de là nombre d'esprits, alors que les statistiques indiquaient que sa probabilité était quasi nulle, donc qu'il fallait a priori être sur ses gardes. La présomption de kidnapping, en raison même de son exceptionnalité et peut-être faute d'actualité suffisamment mobilisatrice, embrasa  la planète. Indûment. Non seulement l'histoire n'était guère plausible, mais elle était fort mal racontée ou, si l'on préfère, à dormir debout.



03 –  Blacksmith Bureau - Singing from the Same Sheet

15 – Selon The Sun, un porte-parole du HO a fait savoir que la somme allouée à Operation Grange pour les six mois prochains ne sera pas divulguée au public, en raison de l'aspect très sensible entourant l'affaire et parce que les temps sont  difficiles pour le gouvernement. Certains ont dénoncé une relation de cause à effet entre des coupures dans le budget du Met et une recrudescence de la violence.

Ce sceau du secret destiné à protéger le gouvernement et plombant une allocation simplement reconduite  donne à penser que la gestion de OG pourrait un jour faire l'objet d'une enquête publique, en vigueur dans les pays de Common Law. Dans ce type de ré-examen officiel d'un événement, les éléments de preuve apportés (par écrit) par le public sont pris en considération et les audiences menées publiquement.
La décision politique de nommer une enquête publique sur un événement dépend de plusieurs facteurs. Le premier est l'étendue de la couverture médiatique de l'événement. Les événements qui suscitent plus d'intérêt de la part des médias sont plus susceptibles d'être ré-examinés. Cette sorte d'enquête étant longue en raison de son caractère public, on motive généralement le rejet par le coût. La Commission Leveson sur le piratage téléphonique était une enquête publique.
Les conclusions de l'enquête sont livrées dans un rapport, remis d'abord au gouvernement et rendu public peu après. Des études récentes ont montré que ces rapports n'étaient pas efficaces pour modifier l'opinion publique concernant l'événement en question. De plus, ils ne semblent jouir de la confiance du public que lorsqu'ils critiquent le gouvernement et tendent à perdre leur crédibilité lorsque aucune faute de la part du gouvernement n'est décelée.
On a dit à maintes reprises que cette affaire était une question d'intérêt national. On a parlé aussi, notamment pour justifier le refus de répondre, de sûreté nationale. Qui est indifférent à une explication là-dessus ?


18 – Réponse du MPS à la requête de re-lecture de la réponse du MPS à la requête d'Anthony Bennett concernant la divulgation tardive des portraits-robots de Smithman. L'erreur est admise, les portraits-robots ont été produits en 2008 par la firme Oakley, transmis au LC et à la PJ en octobre 2009 (par les MC ?), tandis que le dossier (rapport et portraits-robots) était remis à Operation Grange en octobre 2011 par les enquêteurs privés des MC (ni par ces derniers, ni par les administrateurs de Madeleine's Fund).  A. Bennett se prépare à demander quels sont ces enquêteurs. Voir 30 mars 2018.

20 –  Blacksmith Bureau - Magic

23 –  Blacksmith Bureau - Not a Cigarette Paper Between Them

26 – Clarence Mitchell, le spin doctor des MC, exerce à présent à Cambridge Analytica ses éminents talents qui consistent à faire croire à l'incroyable, à trouver de la noblesse là où il n'y a que de la crapulerie, à dénier l'irréfutable, etc. Voir l'entretien avec (Channel 4) qui n'est prête à lui faire aucun cadeau.  
Surprise, surprise... RV au 2 mai.

27 –  Selon The Sun, SY aurait demandé aux MC de ne pas donner d'interview cette année, afin de ne pas nuire à l'enquête. Si la police donne un conseil, en faire part à cor et à cri est-il sensé ? 
 À ce propos, le 2 mai, Blacksmith écrit dans So What Else Hasn't Grange Told Us?      que la politique de silence du Met, qui laisse les MC donner les nouvelles, a un inconvénient certain. Pourquoi OG n'a-t-il jamais publiquement fait savoir quelles étaient les informations-clefs  qui immanquablement exonéraient le couple MC ? Depuis sept ans où dossier de la PJ et terre portugaise ont été creusés ! Il n'y a en vérité aucune justification  à ne pas publier un rapport qui garderait sous silence tout ce qui concerne les suspects réels. 
          

–  Manque de distributeur courageux ?  En tout cas pas dans cet état, une sorte de brouillon, même si l'objectif est d'informer et non de bercer. Sonia Poulton publie sur YouTube le documentaire  The McCanns and the police (première partie), sans grande erreur factuelle sur le fond, mais gare au son, de l'inaudible au strident. 
Hormis un micro-trottoir (naturellement) médiocre à Rothley, une prétendue rencontre des MC avec Gonçalo Amaral, quelques affirmations non étayées, l'évocation  de documents confidentiels non identifiés auxquels la journaliste a eu  accès et la sur-présence de Colin Sutton qui dit tout ici et son contraire là, il y a quelques remarques pertinentes (comme ce pilier de la rumeur qu'a été Jill R) et des points importants soulevés dans une narration rapide (pour qui connaît peu ou mal le dossier) et à la lettre un peu monotone. D'autres épisodes semblent prévus, dans lesquels les points saillants auxquels celui-ci fait seulement allusion seront peut-être développés. Toutefois on remarque l'absence d'un fait assez fondamental pour avoir réalisé ce que le très réputé profiler du NPIA, Lee Rainbow, avait préconisé : le basculement de l'enquête criminelle de la PJ à la suite des alertes du EVRD, Eddie. Il semble qu'un épisode futur sera consacré à cet aspect de l'enquête. Malheureusement il semble aussi qu'aucune suite ne soit pour l'instant programmée, voire réalisée..










Mai


02 – Kate et Gerald MC publient un communiqué sur le site officiel, où ils avouent que l'inspiration leur fait défaut, mais où l'occasion est saisie, comme c'était à prévoir, de réitérer leur narration préférée et de remercier non pas OG, mais ceux qui les soutiennent, autrement dit les aficionados de l'enlèvement. 
Ça commence comme ça  : Il est de plus en plus difficile de savoir quoi dire ou écrire  alors qu'approche puis passe le jour anniversaire de l'enlèvement de Madeleine.  
Comment être plus éloquent pour dire l'essentiel ?

La société britannique Cambridge Analytica, accusée d’avoir collecté sans leur consentement les données personnelles de près de 90 millions d’utilisateurs de Facebook à des fins politiques, a entamé une procédure d’insolvabilité. Il y en a un (voir le 26 avril) qui a perdu une bonne occasion de se taire.

  IPSO, le régulateur imposé par les grands groupes  de presse depuis 2014, n'a jamais eu beaucoup de crédibilité, s'étant démarquée des recommandations réformatrices de la commission Leveson par des patrons de presse ouvertement déterminés à éventuellement désinformer et à garder leur liberté d'intimider. Depuis lors, leurs journaux enfreignent presque quotidiennement le code de conduite d'IPSO.

03 – Les tabloïds font du recyclage, eux aussi ne savent plus quoi dire, tout en ne pouvant se permettre de ne rien dire. 



Les ennemis de la vérité  
(en anglais ici)
 
 Il est trop tard pour Madeleine, il y a onze ans aujourd'hui qu'il est trop tard pour elle, probablement. Tout le monde conviendra qu'il n'est plus temps, même ceux qui croient ou espèrent que cette jeune personne vit quelque part, presque 15 ans, continûment résiliente donc saine et sauve.
Il y a sept ans (le temps d'un conflit que d'aucuns qualifièrent de première guerre mondiale), Scotland Yard, à la suite de pressions en cascade, forma une équipe chargée de découvrir où était la fillette, tâche qui impliquait une re-lecture de toute l'investigation. Le DCI Andy Redwood, à la tête de Operation Grange, déclara que les chances étaient grandes qu'on la trouve vivante. Ce qui à l'époque semblait un vœu pieux (du moins pour ceux qui trouvaient que la PJ avait fait du bon travail), a aujourd'hui l'allure d'un rêve obsolète, un désir de réconfort plutôt qu'une quête de vérité. Le noble objectif de OG pourrait être tombé à l'eau. Renoncer toutefois ne serait pas acceptable, trop d'attente a été suscitée et maintenue présente grâce à la mention succincte et récurrente d'une dernière piste décisive.
OG pourrait peut-être se fixer un autre objectif, non moins méritoire, qui permettrait de restaurer la confiance du public dans la réputation et l'intégrité d'une institution qui avait, au siècle précédent, conquis un droit de cité planétaire, le Yard.
Il y a un an le commissaire-adjoint Mark Rowley a eu le courage ou l'imprudence d'affronter le micro de Martin Brunt (SkyNews). Sur la sellette il en a toutefois trop dit ou pas assez. Il a affirmé que la question de l'implication des parents avait été traitée (par les Portugais) de manière satisfaisante et qu'il n'y avait pas de raison de ré-examiner ce point-là. Or il y a précisément une bonne raison de le ré-examiner. AC Rowley ici fait allusion à des convictions et Nietsche nous a appris qu'elles sont plus dangereuses pour la vérité que les mensonges (Humain, Trop humain). Les croyances ont fait leur temps, comme Thomas les gens ont besoin d'être assurés que ces paroles ne sont pas que cela, des paroles.
Au-delà de l'affaire elle-même, il s'agit de réparer une déchirure dans le tissu social, produit de pseudo-informations, suivant que ceux qui mal informent croient que l'information est vraie (mésinformation) ou savent qu'elle est fausse (désinformation). Cette question n'est donc pas à prendre à la légère.


Il est trop tard pour Madeleine. Au lieu de perpétuer l'impossible mission de prouver ce qui est arrivé, après avoir tenté de trouver un ravisseur plausible, OG tournerait la situation à son avantage en exposant sobrement le fondement de sa conviction sur ce qui n'est pas arrivé et pourquoi. Il y va aussi de la sérénité du frère et de la soeur de Madeleine, au seuil de l'adolescence.
Lorsque, parce que sa demande de reconstitution avait échoué, le Ministère public a déploré que les MC aient perdu l'occasion de faire la preuve de leur innocence, il songeait que ceux-ci risquaient d'avoir troqué l'embarras d'un moment contre une épée de Damoclès, une situation délicate contre les foudres du public, une gêne transitoire contre un éternel soupçon. Tout ce qu'ils pouvaient alors espérer était que le temps façonne peu à peu l'indifférence au sein du public, éteignant les feux de la rampe, comptant sur l'ignorance pour forcer les faits vers l'inexistence.
L'oubli néanmoins exige de quitter la scène médiatique sur la pointe des pieds. Apparemment plus assoifés de respectabilité séculaire que de béatitude intemporelle, ou confiants de pouvoir à travers la prière trouver avec le ciel quelques accommodements, Gerald et Kate McCann aspirent par-dessus tout, mais sans s'en donner les moyens, à la reconnaissance publique de leur non-implication dans la disparition de leur fille.
C'est en ce sens que la mise sur pied de Operation Grange a libéré leurs épaules d'un énorme fardeau. Ils ont pu tourner une page néfaste qui ne leur avait apporté que des déboires et s'était soldée par un échec coûteux pour Madeleine's Fund. Le public voyait bien que cette SARL n'accomplissait pas ses promesses, plus préoccupée de gestion de réputation que de recherche d'enfant égarée, comme en a témoigné le recrutement de divers individus essentiellement experts en escamotage, mais non en tours de magie. 




Il est trop tard pour Madeleine. Il se pourrait que la décision politique de mettre sur pied Operation Grange ne résiste plus longtemps au manque d'élément probant et par conséquent que cette indication officieuse sinon officielle d'innocence ne dure pas éternellement, et les McCann le savent. Tandis que le temps qui passe semble jouer contre Scotland Yard, peut-être enferré, embourbé, empêtré, peut-être pris aux rêts d'une crédulité insoupçonnée, proie comme tant d'autres de la tyrannie du pathos, toutes ces années pourraient-elles servir la conquête si désirée de dignité ?
Plus SY enquête sur la disparition de Madeleine, plus ses parents bénéficient d'un feed back de respectabilité. Le Home Office investirait-il l'argent du contribuable et SY ses policiers de haute volée dans une affaire où les dés seraient pipés dès le départ ?
Si la cause et les modalités de la disparition survenue le 3 mai 2007 à Praia da Luz sont loin d'être claires et risquent de le rester, il devrait cependant être faisable de démontrer positivement, et non plus par défaut ou en arguant la conviction, que les parents n'ont joué aucun rôle dans la triste destinée de leur fille. 

Beaucoup, et pas seulement ceux qui, par compassion, les ont pris au mot, ont soutenu leurs campagnes par des dons et cherché leur enfant, souhaitent être sûrs que OG effectue une enquête juste et non biaisée et que son objectif réel est d'arriver à la vérité, toute sinistre ou ordinaire qu'elle puisse être.
Tout le monde aurait à y gagner, à commencer par les MC et leurs proches. Le contribuable se demande de plus en plus, et avec raison, si les travaux de Operation Grange se justifient vraiment, si son argent n'est pas dépensé en vain et s'il n'est pas confronté à une version moderne du mythe de Sisyphe, ici condamné à retourner la même pierre jusqu'à la fin des temps.


Il est trop tard pour Madeleine. La plus haute instance judiciaire du pays détenteur de la juridiction sur l'affaire a montré la voie il y a un an. 

L'initiative de l'action en justice appartenait aux McCann, les juges ne pouvaient qu'entériner les soupçons concernant l'enlèvement évoqués par le Ministère public. Les conclusions de l'ordonnance de classement, qui fait état de charges insuffisantes, ont été malencontreusement manipulées* dans les médias en confirmation d'innocence, donc en présomption de kidnapping.
Parfois les juges doivent prendre des décisions à contre-coeur, à la lettre, parce que ce qui est en jeu n'est pas la vérité absolue, mais la vérité judiciaire. 

Les institutions de justice sont heureusement placées sous ce sceau-là dans nos sociétés démocratiques. Les juges savent que l'exacte réalité des actions humaines, leur déroulement et leurs conséquences échappent à la connaissance et à la compréhension parfaites. Ils savent aussi que la vérité est mystérieuse, fuyante et toujours à conquérir.
Les erreurs sont, après tout, les fondements de la vérité, écrit C.G. Jung, et si un homme ne sait pas ce qu'est une chose, cela est au moins une augmentation des connaissances s'il sait ce qu'elle n'est pas. 


* Le mot qui vient intuitivement est "spin", qui signifie présenter un incident d'une manière biaisée, comme on imprime un effet sur la boule au billard ou sur la balle au tennis. Les spin doctors savent imprimer une torsion aux faits ou aux informations pour les présenter sous un angle favorable à leur client, bien différent de ce que l'on comprendrait s'ils avaient été transmis honnêtement.




Mon enfance est si loin
Il est déjà demain
Passe, passe le temps
Il n'y en a plus pour très longtemps.


04 – Le journaliste Jon Gaunt, qui continue à reprocher aux parents d'avoir laissé seule MMC, écrit "I know the real criminal is the man who took Maddie". Comment sait-il que c'est un homme ? Et d'abord comment sait-il qu'elle a été "prise" ? Est-ce parce que Operation Grange l'a dit ? 

06 – The Sun révèle l'identité de Crechedad, ex-Tannerman, un médecin, Julian T, qui jouait au tennis avec Gerald MC et dont un des enfants fréquentait la même crèche que la fille de Jane TB, celle qui, dans une rue déserte, vit trois hommes, dont un avec enfant sur les bras et un autre avec enfant en poussette, sans qu'aucun ne la vît.
Il est par conséquent difficile de croire que Julian T, revenant de la crèche de nuit, n'ait pas été identifié par les principaux protagonistes de cette histoire, dont Jane TB qui l'avait vu quelques heures plus tôt jouer au tennis avec Gerald MC. Après tout si Jane TB l'a vu, il devrait avoir vu Jane TB. Ne tourne-on pas la tête pour traverser une rue ? Ne tourne-t-on pas la tête lorsqu'on entend des gens parler et le flip flop de claquettes dans le silence parfait de la nuit ? Or il semble qu'il n'en est rien (sinon le DCI Redwood n'aurait pas dit qu'il était "presque certain" que Jane avait vu Julian T, ex-Crechedad, il aurait été "certain"). Il n'a pas non plus dû voir Gerald MC et Jeremy W, sinon cela se saurait. 

Aussi bien, étant donné qu'il habitait l'immeuble G4, et même en imaginant que le sens de l'orientation lui faisait défaut, il est fort étrange qu'il ait pris pour rentrer chez lui exactement la direction opposée. 
Selon sa femme Rachel, Julian T aurait toujours su qu'il devait être Tannerman, il aurait fait une déposition en ce sens, mais les policiers portugais n'en auraient pas tenu compte. Il n'y a aucune déposition du Dr T dans les PJFiles. Comment aurait-il pu se dire convaincu d'être Tannerman, si la description de celui-ci a été publiée bien après le départ de la famille T. (le 12 mai)? Quelqu'un lui aurait-il décrit le signalement ? En dépit du secret de l'instruction ? Mais pourquoi ? Au cas où il aurait aperçu Tannerman ? La personne qui lui aurait révélé les détails sur Tannerman connus par les protagonistes (lieu, moment, direction, manière de porter) logiquement se serait entendu répondre que le docteur T devait être cet homme-là. Pourquoi cette personne, probablement un protagoniste, n'en aurait rien dit ?
Enfin, si l'on pense que ni les cheveux, ni la couleur de la peau, ni la taille ne correspondent au signalement de Jane TB, qui décrit  jusqu'à la hauteur du talon des chaussures sans reconnaître le joueur de tennis, à quoi rime l'identification publique du docteur T. venue de nulle part et sans crier gare.
On notera que Jane TB fait de plus en plus figure de femme invisible. Le berger Gygès, raconte Platon (au début du livre II de La République, où ce mythe joue le rôle de ce que l'on appelle une expérience de pensée), découvre par hasard que tourner le chaton d'une bague découverte lors d'un violent orage où la terre s'ouvrit le rend invisible. Il se joint à des messagers envoyés au palais royal où, grâce à son pouvoir, il séduit la reine, complote avec elle et assassine le roi pour s'emparer du trône. Rien ne peut dès lors lui résister.




08 – Huit raisons pour lesquelles la Commission Leveson 2 devrait être mise sur pied, le constat étant naturellement que la presse ne s'est pas montrée capable d'auto-régulation depuis les conclusions de la Commission Leveson 2011-12.

09 – L'ex-leader travailliste Edward Miliband monte en vrille à la Chambre des Communes après l'échec de sa motion (à neuf votes près), accusant le gouvernement de ne pas tenir ses promesses vis-à-vis des pauvres MC etc. quant à la phase 2 de l'enquête sur la régulation de la presse. Voir 1er mars.

Blacksmith Bureau - Stranded by Events  


10 Anniversaire d'une fake news (1927) Nungesser  et Coli ont réussi, alors que L'Oiseau blanc et ses deux pilotes avaient disparu deux jours plus tôt.
L'avis du Conseil d'Etat sur  la proposition de loi relative aux fausses informations a paru récemment. Il commence par se pencher sur l'imprécision terminologique. Lire la chronique de Roseline Letteron ici.

Blacksmith Bureau - Your questions answered


12 – Comme chaque année Kate MC dépose des cadeaux qu'elle a achetés conformément à l'âge de MMC (15) dans le sanctuaire, la chambre rose restée intacte (malgré l'envahissement d'objets divers pendant 11 années). 



Ph. Geluck - Le Chat
C'est aussi l'anniversaire de Operation Grange (7),  résolution du  Prime Minister David Cameron mise en œuvre par SY à la demande du Home Office, d'où proviennent les fonds, alors dirigé par Theresa May.

15 – Luis Neves, qui dirige depuis 2009 la brigade nationale de lutte contre le terrorisme (ayant auparavant été à la tête de la Direction centrale de répression du banditisme), est nommé directeur national de la police judiciaire. Son prédécesseur, Almeida Rodrigues cessera ses fonctions à la mi-juin, entraînant dans la foulée son adjoint, Pedro do Carmo, qui rejoindra l'institution d'où il vient, le Ministère public. Gérard Couzens (The Sun) réagit ici.

Après le rejet de Leveson 2 par la Chambre des élus la semaine dernière, celle des Lords soutient le projet de prolongement de l'enquête sur les relations entre les médias et la police par 250 votes contre 213.

16 – Blacksmith Bureau - That Bus doesn't Stop No More

Statistiques de la  CEDH : données pour la période du 01.01 au 30.04 2018, comparées à celles de la période correspondante en 2017. 46% de requêtes attribuées en moins.

21 – Les activistes de la régulation de la presse ont le feu vert pour poursuivre le gouvernement en justice sur sa décision d'annuler la seconde partie de la Commission Leveson sur les activités des médias.











* "Un bout suffit, poursuit Jacques Lacan, ce qui s'exprime, vu la structure, par "en savoir un bout".