Grâce à la liberté dans les communications, des groupes d’hommes de même nature pourront se réunir et fonder des communautés. Les nations seront dépassées.
Friedrich Nietzsche (Fragments posthumes XIII-883)

08 - JUI 21 - Monteiro / S. Tavares

Sobre o arquivamento do caso Maddie



Henrique Monteiro
Escrevi-o, disse-o na televisão e mantenho que, caso se provasse que o casal era culpado, eu perderia completamente a confiança na condição humana.
Pois bem, felizmente não perdi essa confiança, mas passei, infelizmente, a desconfiar muito mais dos nossos métodos de investigação.
O que me é dado entender é que a nossa polícia não investiga: faz conjecturas. O desplante com que um ex-polícia dizia qualquer coisa como 'não foi provado o crime, mas também não foi provado o rapto', mostra como certas pessoas na PJ se sentem mais magistrados, mesmo juízes, do que investigadores. E, para que não se pense que há corporativismo, o mesmo digo - sem qualquer hesitação - de certos jornalistas, para quem a verdade é o que lhe diz uma fonte da polícia, ainda que o bom senso contrarie a lógica dessa pretensa verdade.
A nossa polícia de investigação tinha os olhos do mundo sobre ela. O que fez foi desastroso. Transformou em arguido - com a arrogância própria de quem sabe que arguido é um termo esquivo - os pais de Maddie e, simultaneamente, enviou sub-repticiamente para a opinião pública sinais de uma conjectura que foram dando como se estivesse provada: que a menina tinha morrido e que os pais tinham ocultado o cadáver.
Poucos jornais (orgulho-me de o Expresso ter sido um deles) escaparam desta lógica. E, passados estes 14 meses, a mesma gente que alimentou um mito, acusou sem provas um casal a quem a filha lhe desaparecera e deu do nosso país uma imagem terceiro-mundista, não pede desculpa.
Ao contrário, desculpa-se.
Desculpa-se com poderes ocultos no processo, com o Governo inglês, com o que mais vier. É gente mesquinha, pequena, sem qualquer grandeza.
Alguns jornais chegam ao ponto de parecer ter esperança que o casal seja acusado de "exposição ao abandono", como se quem sopra essa hipótese não soubesse que jamais se poderá provar o dolo, ou seja a intenção, por parte do casal em abandonar a filha, requisito indispensável para tal acusação.
Enfim, um desastre total, o 'caso Maddie', apesar de toda a gente conhecer os riscos desta investigação. E, o pior, é que ninguém será responsabilizado por esta enormidade.


MST ou le dénigrement comme moyen de sortir du rang 
l'imposture du journalisme ignare

Une affaire aux répercussions extra-ordinaires et une couverture médiaque qui a débordé rapidement les frontières.
Était-ce raisonnable de juger de la compétence et du savoir-faire de la PJ sous les holofotes des médias ?
Était-ce légitime que Miguel Sousa Tavares (21 juillet 2008, Maddie nao repousa em paz, Expresso) tout en admettant qu'il y a eu et y aura toujours des enquêtes criminelles sans solution, considère que le classement de l'affaire pour manque de piste est une derrota de la police. Au lieu de se demander pourquoi le MP a dû se résoudre à classer l'affaire, MST évalue l'échec à l'aune d'un investissement, totalement inédit au Portugal, en policiers, moyens, argent, temps et collaborations. Faute de résoudre l'affaire, poursuit-il, la PJ a failli à faire la preuve de sa compétence technique. MST reconnaît que l'enquête n'était pas facile, mais pointe le non-isolement de la scène de crime garantissant la préservation de tous les indices possibles, sans remarquer que la police ne fut appelée que 40 minutes après ce qui, selon les parents, ne pouvait être qu'un enlèvement. MST a eu l'impression, dès les premiers jours, que la PJ n'avait pas de stratégie pour aborder une telle affaire et avait accepté des recherches aléatoires au gré du volontarisme de la GNR ou de la population, avait pris une éternité à investiguer les voies de fuite possibles des ravisseurs vers l'étranger par voie maritime ou terrestre, avait pris le premier interprète venu, RM, qui s'était révélé suspect et seulement beaucoup plus tard, avec la collaboration de la police scientifique britannique, avait recouru au "vieux style efficace de Sherlock Holmes". .
Mais le pire vint plus tard. Quel fut ce "pire" ? MST n'y alla pas par 4 chemins, il partit du principe inébranlable que Madeleine avait été enlevée et accusa la police d'avoir élaboré une thèse sans fondement, celle de l'implication des parents, faute d'avoir réussi à mettre la main sur l'enfant ou sur son corps ou sur la piste des ravisseurs. MST ici se servit de la disparition d'une fillette, Joana où la police avait décrété sans grands éléments de preuve, que la mère et son frère avaient tué la petite et s'étaient débarrassés de son corps. Joana et Madeleine avaient en commun d'avoir disparu en Algarve et d'avoir suscité une enquête criminelle coordonnée par le même inspecteur-chef, Gonçalo Amaral. Joana, 9 ans, n'avait pas disparu de son lit, mais n'était pas revenue d'une course nocturne. Joana vivait dans une maison pauvre où, selon les voisins, elle était une sorte de Cendrillon, devant s'occuper de ses frères et sœurs, tous de pères différents. L'oncle et la mère avaient avoué, mais la confession de la seconde ayant été obtenue sans présence d'avocat, MST la mettait d'autant plus en doute qu'il lui semblait clair que la police, au mépris des situations si opposées des deux fillettes et jugeant avoir affaire à une répétition de la même histoire, avait projeté ses conclusions de la première affaire à la seconde. Comme il n'était évidemment pas plausible de suspecter les MC de ce qu'avaient avoué les Cipriano, vente de l'enfant ou assassinat de témoin gênant, MST suggéra que la police avait mis au point une hypothèse plus suave. L'un ou les deux auraient agressé leur fille, causant involontairement sa mort, suggestion totalement absente du dossier qui envisage seulement une mort accidentelle. Ensuite, face au drame, ils auraient d'un commun accord fait disparaître le cadavre et déclaré qu'elle avait disparu, enlevée un prédateur.
Cette thèse d'agression sans intention de donner la mort dont, faute d'éléments de preuve, la PJ s'abstint prudemment fut "recuisinée" par MST afin de lui ôter toute vraisemblance, la ridiculiser et lui faire un sort pendable : un couple d'étrangers venu pour la première fois (inexact) au Portugal passer des vacances dans une petite localité intensément animé par les résidents et les touristes (inexact) aurait, au cours d'un dîner avec 7 amis sur l'esplanade d'un restaurant visible par tout un chacun, trouvé le moyen d'aller jusqu'à la chambre où dormait leur fille avec ses frère et sœur, de sortir son corps et de le faire disparaître avant de revenir dîner comme si de rien n'était. Tout cela pendant un laps de temps d'une demi-heure à une heure, sans que personne ne s'aperçoive de rien et avec tellement de succès qu'eux, qui ne connaissaient ni le lieu ni les environs, réussirent tromper les recherches de centaines de villageois et de la GNR pendant plusieurs jours dans un rayon de 50 km. Ce tableau peint par MST sans aucun rapport avec la réalité des rapports de police et qualifié d'absurde par son auteur, qui ne croit pas si bien dire, est le motif de se gausser des enquêteurs et d'une direction nationale de la PJ inepte qui les a laissés s'enferrer de la sorte.

MST n'arrête pas là une description brossée à l'envi pour mieux s'ébaubiller. Selon lui la PJ est spécialiste des fuites d'informations et d'opinions vers les médias chaque fois qu'elle ne parvient pas à résoudre une affaire médiatisée, en suggérant qu'elle sait très bien ce qui s'est passé, mais que des obstacles puissants (ici diplomatiques) l'empêchent de le révéler. Les hommes de mains de la PJ dans la presse (journalistes, ex-policiers et autres "spécialistes") commencèrent alors à alimenter une campagne sale contre les MC ; il était très bizarre qu'elle ne pleure pas, qu'ils avaient des habitudes sexuelles devassos, qu'il fallait se méfier de leurs compagnons de voyage, qu'elle s'était plainte que Madeleine était une enfant difficile, etc. (on voit que MST ne respecte pas la chronologie). Le terrain préparé, on put asséner le coup final : la constitution des MC comme arguidos, ce qui pour l'opinion publique nationale et internationale signifiait que la police portugaise les soupçonnait d'implication dans la mort de leur fille et le recel de son cadavre.
Ensuite et comme de coutume, poursuivit MST, il fallut bien chercher des éléments de preuve où appuyer cette thèse, opposé de toute enquête sérieuse. Il rapport que les amis furent interrogés pendant des heures dans l'espoir que l'un craque (totalement faux). Et MST de donner raison au Times, empoisonné par ses élucubrations, qui s'étonne que la police portugaise continue à s'accrocher à des méthodes d'enquête qui consistent essentiellement à faire s'auto-incriminer les suspects à travers ou les écoutes téléphoniques ou les aveux, spontanés ou non, de ceux-ci. Les écoutes furent demandées trop tard et refusées par le juge..
Et de justifier le départ des MC, qui en avaient marre d'être interrogés par une police uniquement préoccupée à parvenir à les incriminer comme assassins de leur propre fille au lieu de chercher ses ravisseurs. Selon MST, en raison de ce départ la police resta sans savoir quoi faire. Les trucs vieux et indolents n'ayant rien donné, elle se trouvait démunie.

Maddie não repousa em paz Miguel Sousa Tavares - Expresso - 21.07.2008

Quando o caso Maddie começou, eu escrevi que iria ser o maior e o mais decisivo teste feito à capacidade da Polícia Judiciária. Não era essa, aliás, uma opinião difícil de subscrever: desde o início, logo desde o dia primeiro, que se percebeu que o caso iria atingir uma repercussão muito para lá daquilo a que estávamos habituados e uma cobertura mediática que rapidamente extravasaria fronteiras. Exigia-se que, sob a luz de uns holofotes diferentes, a PJ fosse capaz de dar mostras de competência e "savoir-faire", na forma como iria gerir a investigação.
Pois bem. Ao que consta, segunda-feira próxima, o procurador-geral da República vai anunciar que o caso será arquivado, sem nenhuma conclusão e na sequência do relatório da PJ em que a Polícia reconhece que está no mesmo ponto em que estava no dia primeiro, há mais de um ano: sem possibilidade de apresentar nenhuma versão consistente para o desaparecimento de Maddie. Mesmo aceitando que, como diz Pinto Monteiro, sempre houve e haverá casos por resolver no domínio da investigação criminal, uma investigação de um crime que acaba arquivada por falta de pistas é e será sempre uma derrota para a Polícia. Mas, neste caso, a derrota é bem maior, porque proporcional ao investimento feito - em homens, meios, dinheiro, tempo e colaboração de todos - de que não há memória alguma entre nós.
A PJ, dêem-se as voltas que se derem, falhou, pois, o primeiro dos objectivos, que era o de demonstrar a sua competência técnica, desvendando o caso. Admito que não seria fácil, mas falhou e começou a falhar logo desde o princípio, quando não tratou de isolar o local do crime, garantindo a preservação de todos os possíveis indícios. Desde os primeiros dias, fiquei com a impressão de que a PJ não tinha nenhuma estratégia pensada, antes ou durante, para lidar com um caso semelhante: aceitou buscas aleatórias ao sabor do voluntarismo da GNR ou dos populares, demorou uma eternidade a investigar possíveis fugas dos raptores para o estrangeiro por via marítima ou terrestre, aceitou o primeiro intérprete voluntário que se lhe apresentou (Robert Murat, depois transformado em arguido), e só muito mais tarde e com a colaboração da Polícia Científica inglesa, é que começou a preocupar-se com algum trabalho ao velho e eficaz estilo Sherlock Holmes. Mas já era tarde.
O pior, porém, veio depois. Sem conseguir encontrar Maddie ou o seu corpo, sem nenhuma pista sobre possíveis raptores e dados alguns sobre o rapto, a PJ resolveu investir tudo numa tese própria e sem nenhuma sustentação que o permitisse: a de que eram os próprios pais que estavam implicados no desaparecimento de Maddie. Os mesmos polícias que haviam investigado o desaparecimento de Joana, também no Algarve, e que haviam concluído que fora a própria mãe, Leonor Cipriano, que matara a filha e escondera o corpo, avançaram para o caso Maddie com o à-vontade de quem achava que a história se repetira. Isso deveria desde logo ter alertado a direcção nacional da PJ, até por não poder ignorar que nunca foi encontrado o corpo de Joana nem provas irrefutáveis de que a mãe a matara - excepto a 'confissão' da própria, arrancada nas instalações da PJ de Faro, a altas horas da noite, sem advogado nem magistrado presente e em circunstâncias tais que os interrogadores que lhe arrancaram a confissão estão agora a ser julgados por crime de agressões. Não podendo, por razões à vista, sustentar a tese de que os McCann teriam vendido a filha ou organizado o seu rapto; não se atrevendo a sugerir que a teriam, pura e simplesmente, assassinado, sugeriram então uma hipótese mais suave: eles teriam agredido a filha, ambos ou apenas um deles, causando-lhe morte involuntária. Depois, confrontados com o drama, teriam, de comum acordo, feito desaparecer o cadáver de Maddie e declarado-a desaparecida e raptada por estranhos.
A tese era, em si mesma, verdadeiramente inverosímil. Um casal de estrangeiros que nunca viera a Portugal, a passar férias numa pequena aldeia com intenso movimento de pessoas e turistas, teria, durante um jantar com sete amigos num restaurante à vista de todos, arranjado maneira de ir ao quarto onde a filha dormia com os irmãos, retirar o seu corpo, dar-lhe sumiço e retomar o jantar, como se nada fosse. Tudo isto feito durante um período de meia hora a uma hora, sem ninguém reparar e com tamanho sucesso que eles, que nem conheciam o terreno ou as suas imediações, conseguiram iludir as buscas de centenas de populares e GNR, feitas dias fio num raio de cinquenta quilómetros. Era preciso acreditar neste absurdo e, todavia, os investigadores acreditaram e a direcção nacional da PJ, pelos vistos, também.
E seguiu-se aquilo em que a PJ é especialista, sempre que não consegue deslindar um caso mediático: começar a soprar informações e opiniões para a imprensa, sugerindo que sabe muito bem o que se passou, mas que fortes obstáculos (neste caso, diplomáticos), a impedem ainda de o poder dizer. Os homens de mão da PJ na imprensa - jornalistas, ex-polícias e outros 'especialistas' - começaram então a alimentar a campanha suja contra os McCann: que era muito estranho que ela não chorasse, que o casal tinha hábitos sexuais devassos, que os amigos eram todos de desconfiar, que ela se teria queixado de que Maddie era uma criança difícil, etc. e tal. Preparado o terreno, chegou-se então ao golpe final: a constituição dos McCann como arguidos - o que, para o grosso da opinião pública, nacional e internacional, significou apenas que a Polícia portuguesa os tinha como suspeitos da morte e da ocultação do cadáver da filha.
Depois, como também é hábito da casa, começaram a procurar-se provas para sustentar a tese - o caminho inverso de qualquer investigação séria. Os McCann e os amigos passaram a ser interrogados horas a fio, na esperança de que algum deles se 'descaísse' com aquilo que os investigadores queriam ouvir. Como escreveu o 'Times', com grande espanto, a Polícia portuguesa continua agarrada a métodos de investigação que consistem essencialmente na auto-incriminação dos que toma por suspeitos: ou através das escutas telefónicas ou da confissão, espontânea ou não tanto, dos próprios. Como explicou um 'especialista' na RTP, quando os suspeitos não estão disponíveis para continuarem a ser interrogados "ad nauseam", a Polícia fica sem 'meios investigatórios'. E assim, quando os McCann se foram embora para casa, fartos de estarem ali sempre à mão e de ver a polícia unicamente preocupada em conseguir incriminá-los como assassinos da própria filha, em lugar de procurar os seus raptores, a PJ ficou sem saber o que fazer. Os velhos e preguiçosos métodos não tinham resultado e não havia outros que ela conhecesse. Mais de um ano depois, vai-se levantar a infame suspeição sobre um casal que teve o azar de perder a filha em Portugal e sobre um inglês que teve o azar de ser vizinho do aldeamento e ter levantado suspeitas a uma jornalista. Arquive-se.
Não, não se arquive. Tem de haver responsáveis e eles não se podem esconder atrás de livros destinados a prolongar ainda mais a calúnia e a violência sobre inocentes. E tem de haver responsáveis entre os jornalistas e os editores que se prestaram levianamente a aderir e propagandear uma tese que a polícia lhes vendeu e que lhes serviu para vender mais jornais. Não, não se arquive. Já basta de arquivamentos.

Será inteiramente legal, isso não se discute. Mas é um incrível desprezo pelos direitos individuais. O relatório da PJ sobre o caso Maddie não deixa dúvidas - Robert Murat foi feito arguido, e assim se mantém há 13 meses, por... coisa nenhuma. Por absolutamente coisa nenhuma!
Uma jornalista inglesa achou Murat suspeito e a Polícia Judiciária investigou-o. Revirou-lhe a casa, o jardim, vasculhou-lhe o computador, a vida, os amigos. Nada encontrou. Mas também nada disse, em nome do sacrossanto 'segredo de Justiça'.
Afinal, que Justiça é esta que permite ter um homem nas bocas do mundo, suspeito, olhado de lado, perdendo oportunidades e negócios, sem que contra ele exista, como a própria PJ revela, o mínimo indício? Sem que ele estivesse relacionado, ainda que minimamente, com a criança desaparecida?
E que Justiça é esta que deixa correr - nos jornais, nas TV, por todo o lado -, que os pais poderiam ser os culpados da morte da criança sem que contra eles tivesse o menor indício concreto?
O caso Maddie é uma vergonha para a Justiça portuguesa. É preciso que dele se retirem, e em toda a extensão, as lições possíveis. Sobre o modo de actuação da polícia; sobre a ligeireza com que se constituem arguidos; sobre o segredo de Justiça.
Para que a iniquidade de um segredo não volte a sobrepor-se à necessária Justiça.